Les Mystiques de la Minceur.

10 janvier 2013

Art | Pandora | XIXème

Georges Clairin, Portrait de Sarah Bernhardt.

Avant Propos : Je tiens à préciser que les jugements esthétiques de cet article sont ceux de la société de la fin du XIXème siècle, il s’agit d’une étude d’anthropologie culturelle et non d’une opinion personnelle.

On a souvent tendance à penser que l’idéal féminin du XIXème siècle se résume à une beauté opulente où triomphe la plénitude des chairs, celle de la Vénus callipyge célébrée par la peinture et la littérature. On pense bien évidemment à la croupe charnue de Nana, aux rondeurs quasi-déliquescentes de la Naissance de Vénus de Cabanel, aux corps généreux des courtisanes conquérantes, et aux statues de chair vénérées par les peintres naturalistes. Or, dès la fin du siècle, se dessine le contre-modèle de la sylphide, un canon de beauté intellectualisé, une élégance diaphane et filiforme aux antipodes de l’opulence bourgeoise.

A l’origine, la sylphide est la créature de l’air incarnée par la ballerine Marie Taglioni, qui fut par ailleurs la première danseuse à s’élancer sur pointes(Anne Higonnet), dans le ballet éponyme de 1832. Comme la ballerine, la sylphide est si légère et aérienne qu’elle semble flotter au-dessus du sol. Cet idéal de fragilité rejoint le culte de l’invalidité en vogue dans la seconde moitié du siècle, il s’agit d’en appeler à la protection, de feindre une délicatesse maladive (la minceur suggère la phtisie, qui incarne pour l’époque le comble du chic). Les instincts paternalistes masculins sont attisés face à la fragilité de la femme gracile, cette pauvre créature frêle : « Nous aimons à étreindre ce qui nous plaît. Plus un corps de femme est fluet, cambré, délié, plus facilement nous l’enveloppons de nos bras . Il semble que ce que nous tenons ainsi nous appartient mieux : c’est le symbole de la possession » (Eugène Chapus). Comme la blancheur du teint, la silhouette filiforme suppose une délicatesse outrée qui traduit un évidente oisiveté, face aux rondeurs populaires du corps ouvrier.

 

Liane de Pougy

Sous le Second Empire, la littérature naturaliste associe la minceur à l’expression d’un caractère mesquin et souvent avare, animé de passions vicieuses, dont Zola se fait une spécialité. Mais, la sylphide apparaît dès la fin du siècle comme une créature immatérielle, une femme-libellule dont le charme est « furtif, nuancé de ton subtils, et le mystère attirant de sa personne (est) fait de cet on-ne-sait-quoi (…) de fragile qui fulgurait et mourait en fluides reflets d’âme »(Paul Marguerite). Dans Au Bonheur des Dames, le physique atypique de Denise, « si mince, l’air si fragile », considéré dans un premier temps comme disgracieux, finira par séduire Octave Mouret, qui ira jusqu’à l’épouser. Car, pour l’homme fin-de-siècle, le corps féminin opulent menace par une prétendue sexualité dévorante, une évocation écrasante de la maternité, bref, il terrorise. Face à l’ogresse de chair dont les rondeurs semblent prêtes à engloutir le pauvre misogyne, la sylphide est rassurante par son corps à demi-enfantin, fragile et inoffensif. En somme, un fantôme de féminité, une absence de femme.

Véritable « tige d’ombre », la femme fin-de-siècle est célébrée telle un lys maladif par ce type esthétique dont Jean Lorrain se fait le chantre. Froides Messalines, ses déclinaisons de Liane de Pougy domptent les hommes comme elles domptent les rondeurs de leurs corps, et ondulent leurs hanches graciles dans des robes archi-cintrées. Dans cette énième étape de la domestication de la femme, le corps féminin est intellectualisé par la minceur, il semble libéré de son animalité inhérente par cette éradication de la chair. Il faut dire que Jean Lorrain n’était pas particulièrement porté sur le genre féminin, lui qui exprimait son violent dégout du « relent de bête humaine » et du « fumet surchauffé de femelle » dégagé par la femme. Comme l’actrice Polaire, les élégants phasmes de la Belle Epoque ont la « taille douloureuse de minceur, mince à crier, mince à se briser dans un corsage étroit jusqu’au spasme, la plus jolie maigreur ! ». Droite comme un I dans son corset-gaine, la femme 1900 est empaquetée jusqu’en haut des cuisses, serrée jusqu’au trognon par cette obsession de la ligne.

Giovani Boldini, Portrait de Madame Doyen.

Outre l’élégance de leur silhouette, c’est l’intelligence et la bonté de cœur des sylphides qui sont toujours louées, et ce quel que soit leur moralité. Peu à peu, la minceur devient synonyme de pureté morale comme physique. Chez Zola, la mièvre Denise se sacrifie sans cesse pour ses proches, et passe ses nuits à pleurer la détresse des malheureux. La gracile dame aux camélias Marguerite Gauthier fait preuve d’une admirable empathie et d’une intelligence peu commune, et qu’importe si ses mœurs laissent à désirer. Dans Trilby, best-seller de l’époque, George du Maurier met en scène une jeune anglaise délurée à la silhouette élancée, « droite comme un i », et aux « jambes sveltes », animée par une nature chaleureuse et empathique, bien qu’un tantinet dépravée. A mesure qu’elle est éduquée, voir domestiquée par ses amis, qui en font une jeune fille décente, son évolution morale s’accompagne d’un drastique amincissement de sa silhouette…

De même, si la généreuse Caroline Otero est irrémédiablement associée aux plaisirs de la chair, la filiforme Liane de Pougy se distingue par son personnage de femme d’esprit et de lettres, dont l’intelligence vive est adoubée par Jean Lorrain. Quand à Cléo de Mérode, mince et délicate, elle se targue d’être la pureté incarnée (bien qu’un peu écornée suite à son aventure médiatisée avec Léopold II). Ainsi, là où la beauté opulente est vite associée aux joies terrestres, la sveltesse tient plus de l’esprit que du corps. Désormais, « c’est une honte que d’avoir de la poitrine et des hanches » (Journal, 9 août 1900).

Cléo de Mérode

 Puisque « la mode actuelle est au régime »(Edgar Monin), les manuels de savoir-vivre et les théoriciens hygiénistes recommandent l’adoption d’une alimentation surveillée, pesée au gramme près, dont les portions faméliques n’ont rien à envier à nos régimes actuels. A nouveau, la femme se sacrifie pour le culte des apparences, « elle n’hésite pas à limiter sa respiration, à se priver de nourriture, à s’anémier, à ruiner sa santé, pour la joie de se sentir une taille fine ! »(Edgar Monin). Grâce aux corsets couvrants qui barricadent et étouffent les formes, l’androgynie règne en maître sur tous les corps : « les dames se pincent les replis du ventre (…) elles sanglent la plus étroite zone de leur cuirasse. Sans l’aide d’une camériste robuste et de biceps notables, nulle ne peut espérer les privilèges de cette platitude (…) » (journal 9 août 1900).

Et quand le travail du costume ne suffit pas, les produits de beauté viennent prolonger cette quête de l’amincissement. Les journaux se voient ainsi envahis par une foule de publicités tonitruantes, vantant les mérites de lotions douteuses ou de pilules miracles, ancêtres de nos crèmes anti-cellulite. Grâce aux progrès de l’industrie cosmétique, apparaissent des machines à rouleaux visant à éradiquer les bourrelets. La graisse est traquée, pointée du doigt. Certaines n’hésitent pas à adopter d’autres moyens plus efficaces, mais dont les conséquences sur le corps sont redoutables, telles que les cures de vinaigre, de laxatifs ou de purgatifs. Alors, le culte de la minceur, un mal moderne ? Il semblerait que non..

 

Thomas Wilmer Dewing, Femme en bleu, portrait d’Annie Lazarus.

Célébré par les esthètes, recommandé par les hygiénistes, le culte de la minceur se voit également relayé par les célébrités, qui en font un véritable style de vie. La grande Sarah Bernhardt, ce « beau brin de fil », exhibe sa minceur comme une marque de fabrique, qu’elle déclare « indissociable à sa personnalité »(Claudette Joannis). Si son absence de formes constitue un handicap honteux lors de sa jeunesse sous le Second Empire, c’est en la revendiquant qu’elle en lancera la mode : « J’aime ma silhouette maigre » dit-elle, et la souligne par de longues robes fourreaux. Mais cette minceur s’entretient, aussi dans ses habitudes alimentaires la comédienne cultive une quasi-anorexie, puisqu’elle ne se nourrit que d’infimes quantités d’oeufs, de poissons ou de fruits. Cécile Sorel relate l’anecdote d’un dîner, où, dédaignant d’appétissantes victuailles, Sarah ne se contenta que d’un ortolan, et, rejetant « l’oiseau minuscule », déclara: « Il a cuit une demi-seconde de trop et vous savez que je ne me nourris que d’ortolans, et encore, je n’en mange que le cœur ! Cette demi-seconde est une tragédie ! Je suis réduite à la famine ». Ce caprice d’enfant cache en réalité une sévère anorexie. Quand à Ida Rubinstein, elle se délecte de sa minceur cachectique, tandis que la Marchesa Casati entretient la sienne par des périodes de quasi-jeûne et une grande consommation de drogues.

Romaine Brooks, La Marchesa Casati.

L’Impératrice Elizabeth d’Autriche, la fameuse Sissi, apparaît comme la plus célèbre anorexique de son temps. Surveillant son corps sans relâche, elle l’astreint à une véritable torture par d’éprouvants exercices quotidiens (anneaux, haltères, marches rapides, courses équestres), pratiqués jusqu’à l’excès, et ce en conservant son corset. Fière de sa silhouette outrageusement mince, elle veille à ne pas dépasser les quarante centimètres de tour de taille, et ce en surveillant strictement sa non-alimentation. On dit qu’elle « s’imposait des régimes alimentaires draconiens, se contentant d’un seul aliment — qu’il s’agisse d’œufs, de laitages, d’oranges ou de jus de viande—, d’une vie sans confort dans le luxe le plus ostentatoire et une activité physique démesurée qui ne la fatigue jamais. »(Erika Bestenreiner). Chaque jour, Sissi est pesée trois fois, sa taille et son tour de cuisse mesurés, et le résultat scrupuleusement inscrit, afin de veiller à ne pas dépasser les cinquante kilos réglementaires. Les conséquences sur sa santé en sont bien évidemment désastreuses, et la conduisent à de fréquentes périodes d’invalidité.

Gyula Benczur, Portrait de l’Impératrice Elizabeth d’Autriche.

 Autre « mystique de la minceur », la poétesse Renée Vivien apparaît comme l’ultime « martyr  de l’amaigrissement », et incarne le paroxysme des dérives de l’impératif esthétique. Née Pauline Tarn, la belle anglaise exilée à Paris, célèbre pour les langueurs nostalgiques de ses poèmes saphiques, qui lui vaudront le surnom de « Sapho 1900 », fait de sa vie un culte permanent de la beauté. Pour cette excentrique, l’idéal se nourrit avant tout de gracilité immatérielle et d’évanescence, un principe qu’elle applique sur son propre corps, purifié dans sa forme jusqu’à l’excès. Elle pose l’anorexie comme un souffle créateur, et c’est en se débarrassant de son encombrante enveloppe charnelle qu’elle se lance dans sa quête de l’éternité. Outre son penchant extrême pour la drogue (ether et chloroforme) et pour l’alcool, qui lui faisait ingurgiter des litres de tords-boyaux à démonter un régiment, Renée malmenait son corps en le privant jusqu’à l’épuisement : « Le matin, elle buvait un verre de thé, et marchait jusqu’à ce que ses forces l’abandonnassent. Alors, elle buvait encore du thé corsé d’alcool, se couchait presque évanouie, et recommençait le lendemain, avec la force inépuisée des extravagants. »1. Elle ne se nourrit que de bouillon, qu’elle régurgite après. Son amie Colette se souvient de son étonnement en trouvant un matin une lettre de Renée lui déclarant « Mes enfants, il m’arrive le plus grand malheur qui pouvait m’atteindre : j’ai engraissé (…) Ne me cherchez pas, je vais dans un endroit inconnu de tous. ».

Renée Vivien.

 Ce qui devait arriver arriva, et payant durement ses excès, la diaphane poétesse s’éteignit à 32 ans, ne pesant guère plus de 30 kilos…Sur cette triste note finale, je vous laisse avec cet émouvant hommage de Colette à sa nébuleuse amie : « Elle va diminuant, refusant toujours de manger. Dans les éblouissement ocellés, les lumières boréales de la faim, elle croit voir les flammes de l’enfer catholique. (…) Elle emporta plus d’un secret, et sous son voile violet Renée Vivien, le poète, emmena- col ceint de pierres de lune, de béryls, d’aigues-marines et autres joyeux anémiques- l’immodeste enfant, la petite fille intempérante (…)

 Romaine Brooks, Le trajet (Ida Rubinstein).

Pour en savoir plus, à lire : -Colette, le Pur et l’impur.

-Marie Perrin, Renée Vivien, Le corps exsangue, De l’anorexie à la création littéraire.

-Jean des Cars, Sissi, Impératrice d’Autriche.

-Claudette Joannis, Sarah Bernhardt.

 


64 commentaires



  1. Laura dit :

    très intéressant cet article ! Magnifiques illustrations ;)

    Nouveau post sur mon blog: http://www.thestilettoholic.com/

  2. LaManouchka dit :

    Cette étude est édifiante, elle explique bien des aspects de notre rapport au poids, à la beauté et aux hommes dans la société occidentale.
    Je ne connaissais pas du tout cet aspect de la féminité du XIXeme siècle étant, comme beaucoup, persuadée que c’était uniquement une époque de célébration des courbes féminine. Merci d’avoir enrichi ma culture générale !

  3. Juliette dit :

    Ces articles me font revenir vers ton blog que j’avais peu à peu abandonné. C’est passionnant !

  4. marinehannah dit :

    Enfin un bel article écrit sur ta passion ! Le doute n’es plus permis, tu es douée et riche de l’intérieur, merci pour nous l’avoir fait partager <3

  5. Smoke dit :

    Passionnant et très bien écrit. Tu en parlais depuis longtemps et je n’ai pas été déçue. Ca donne encore plus envie de lire ton mémoire, vivement sa publication !

  6. Lilzeon dit :

    Voilà un article inspirant, documenté, pédagogique.

    Bravo donc pour ces articles qui font sens pour nous autres, lecteurs :)

    en fait, c’est un peu comme le soleil. Je m’explique: en France, la lumière est synonyme de notions positives, vertueuses. Mais en Grèce par exemple, le soleil est beaucoup moins apprécié, car il tue, détruit, violente. La conséquence dans l’imagerie et les cultures est qu’un même « canon » change en fonction de ce qu’une société décide d’en faire.

    Il était utile de rappeler dans ton post qu’il n’y a que des vérités relatives…et qu’on a besoin d’aller plus en profondeur, toujours.

  7. Clémence dit :

    Article superbement écrit, comme toujours d’ailleurs, très bien documenté, et passionnant. J’attends les prochains articles avec impatience, tu es vraiment faite pour cet exercice :)

  8. christelle dit :

    Article très intéressant, qui met en lumière une pathologie qu’on pense typique du XXe siècle, mais qui trouverait peut-être ses origines bien avant? Et le culte de la minceur, prémices ou symptôme de la libération de la femme? On peut se poser la question. En tous cas, tu fais bien de terminer sur deux exemples extrêmes.
    Bravo pour cet article, décidément j’adore cette nouvelle version de ton blog. Sans parler des posts photos qui sont fabuleux.

  9. Shoubbi dit :

    Je trouve ton article vraiment passionnant! D’autant plus que les stéréotypes sur les physiques que tu décris se transposent encore assez bien à notre époque (l’opposition entre la mince qui serait intelligente, fragile et subtile et la ronde carnassière et trop mère pour être femme). Toujours un plaisir de te lire et d’apprendre plus

  10. clo dit :

    le portrait de Madame Doyen est magnifique.
    l’article est vraiment très intéressant.
    bonne continuation Louise,

  11. Noemi dit :

    It will take time for me to read it, because my french is not good. I love the photos/paintings. Your blog is gonna be a good way to improve my french.

  12. Imogen dit :

    Wow! C’était très interessant. je me suis toujours questionnée sur l’idéalisme de la femme mince. Aussi, ton écriture a rendu la lecture d’autant plus intéressante.

    Merci!

  13. alexandrine dit :

    Vraiment très intéréssant et très bien écrit de surcroît ! C’est amusant de constater que le culte de la minceur (extrême, même) a toujours été présent depuis le moyen-âge dans l’esprit européen (français, d’ailleurs, surtout), même avec des variantes selon le goût de l’époque. Mais en gros (sans vouloir faire de mauvais jeu de mots), la minceur a toujours été plus ou moins apprécié, surtout des intellectuels et des esthétes. Comme la pâleur de la peau, qui revient de manière récurrente dans l’histoire française comme un gage de noblesse. Je songe à faire un post sur mon blog sur les couleurs et les tissus, en écho à ma conférence sur le sujet, qui expliquait pourquoi certaines couleurs et tissus sont associés à la noblesse et d’autres non. La minceur, c’est pareil : synonyme de noblesse, d’intellect accru et de grandeur… Bravo pour ton article Louise, vraiment passionnant!

    Belle journée,
    Alexandrine

  14. Cynthia dit :

    J’espère que tu vas publier ton mémoire car j’aimerais bien le lire en entier :)

  15. Emi dit :

    Enfin un peu de culture sur un blog mode… Quel délice!
    Merci pour ce très bel et passionnant article

  16. Aude dit :

    Chacun de tes articles me captive. Ils sont écrits avec passion, hardiesse, générosité et sérieux. Tu éveilles jour après jour ma curiosité et je t’en remercie. Oui, merci Louise de nous faire partager tout ça. C’est un véritable plaisir que de te lire. Sutout continue!

  17. Keatkelly dit :

    J’ai dévoré ton article. J’ai pensé à la Sylphide une phrase avant que tu n’en parles, petite télépathie ;) C’est étonnant que les « transformations » physiques fascinent toujours, sans doute ici à cause de la volonté de fer exigée pour tenir le rythme et courir plus vite à sa propre perte.. Bonne semaine !

  18. Tatiana dit :

    Merci pour cette article!! j’ai appris énormément! Continue comme ça!

  19. Ophélie dit :

    Merci Louise pour ces articles enrichissants, captivants et bien construits.

  20. Marie dit :

    Ton article est vraiment intéressant je ne connaissais pas du tout les Sylphide. Merci, je me cultive grace à ton blog :).
    Marie
    http://www.pocketofsun.com

  21. Amandine dit :

    Passionnant, tu m’en as encore beaucoup appris aujourd’hui. J’ignorais qu’un tel culte avait été voué à la maigreur à cette époque… Comme quoi, on n’a rien inventé avec les mannequins squelettiques et les régimes à tout va. Merci en tous cas pour cet article, continue d’écrire ! Je pense que tu es vraiment faite pour cela !

  22. Amandine C. dit :

    Incroyable, je suis ravie et à la fois stupéfaite par cet article si enrichissant. Je n’ai jamais traité ce sujet en histoire contemporaine, et pourtant c’est vraiment passionnant, surtout à la lueur des problèmes contemporains que l’on connait, comme si finalement, le codes n’avaient pas depuis évolué. Je ne connais pas assez l’histoire d l’anorexie pour en juger bien entendu. Je suis édifiée par le passage sur Sissi, je n’en savais rien, et vraiment pour avoir fait plusieurs musées en Autriche et Hongrie traitant de loin ou même de près son histoire, jamais je n’ai vu mentionné cette pathologie. Alors tabou historique ? Détail sans importance ? Pourtant cela semble éclairé tout un pan de sa personnalité, ou plutôt peut avoir déterminé une partie de sa personnalité. Merci pour cet article très didactique et accessible, et pour la bibliographie qui permet d’aller un peu plus loin, c’est parfait, merci Louise.

  23. aline f dit :

    Belle plume! Et intéressant comme les autres commentaires l’ont déjà fait remarquer. Et très beau portrait de G. Clairin.

    Une question qui n’a rien d’une provocation mais qui relève simplement de ma curiosité: au-delà du constat sur la non absolue actualité de la minceur, as-tu une opinion sur cette question? Penses-tu qu’elle révèle plus une soumission de la femme ou une certaine forme de libération? Perçois-tu une certaine positivité dans ces divers exemples de femmes très minces? Et dernière interrogation, toi qui semble bien connaître le sujet, as-tu lu quelque chose quelque part sur des hommes recherchant la minceur?

    Merci pour tes réponses,
    de la part d’une étudiante en littérature ayant récemment terminé un bachelor d’histoire de l’art et s’intéressant grandement aux émotions féminines

  24. Bénédicte dit :

    vraiment très intéressant; le portait de Casati est magnifique

  25. Franck dit :

    J’aime beaucoup ton article. Les références indiquées, etc…
    Mais la tendance n’est pas plutôt l’inverse. Les femmes ne deviennent pas de plus en plus grosses, idem pour les hommes à cause justement de notre alimentation même si par les médias, il faut être mince pour être beau.
    Mais c’est quand même terrible l’anorexie et que l’on puisse se complaire dans la maigreur. En tout cas, bravo…

  26. Cécile dit :

    Une écriture d’une grande finesse. A quand le prochain article?

  27. Chipolata dit :

    Tes articles à photo sont toujours un plaisir, mais les études que tu écris depuis quelques semaines sont un ravissement. Merci !

  28. Alice dit :

    Eloge de la minceur, oui, mais pas de la maigreur comme aujourd’hui ! Les femmes bien en chair sont si belles, pourtant ;) A l’époque, elles avaient quelque chose que nous n’avons pas : mélancolie dans le regard, poses lascives, mystère dans leurs attitudes… bref, belles ! Merci pour ton article Louise, je me régale.

  29. Passionnant! Le culte de la minceur est loin d’être né au 20 ème siècle, hélas. Au Moyen Age, on faisait manger du savon aux gens, censé laver et dissoudre les graisse internes.. Bon appétit!!

  30. Gentleman W dit :

    Vos articles sont des pépites de glamour et de découvertes de belles références, comme ici, de féminités. Grand Merci

    Je vous souhaite par ailleurs une bonne et soyeuse année 2013 avec encore votre mode, vos délicieux écrits et photos

  31. Sacha dit :

    Justement, je me faisais la réflexion que toi qui étudiait les « contraintes sur le corps féminin », c’était presque étrange que tu n’aies jamais jusque là parlé de Sissi (enfin, je crois).
    Pourtant, c’est bien l’un des exemples les plus célèbres de la contrainte des corps, puisqu’elle tentait de contrôler son corps et son apparence par tous les moyens (troubles de la nourriture/anorexie, sport à l’excès…), elle était par ailleurs totalement obnubilée par son apparence (son poids, la finesse de sa taille, mais aussi ses très longs cheveux, dont elle était dingue, et dont elle consacrait des heures à l’entretien…). Concernant l’entretien de son corps, elle faisait beaucoup de cheval, mais aussi de gymnastique, et avait d’ailleurs fait aménager une salle spéciale au palais (salle d’agrès, haltères, etc.). Et puis, à ma connaissance, c’est bien la seule des impératrices de l’époque à s’être fait tatouer (une ancre de bateau, sur l’épaule).
    Elle collectionnait par ailleurs des photographies de femmes qu’elle trouvait « inspirantes par leur beauté ».
    Si Elisabeth de Wittelsbach est probablement l’un des personnages historiques les plus torturés, pour moi, la personnalité perturbée de Sissi est tout simplement…le reflet de sa vie. Elle a été sortie toute jeune de sa campagne de Bavière pour « paraître » à la cour, oubligée se plier à l’étiquette sévère de l’époque, et aux règles de son étouffante belle-mère, ladite belle-mère lui enlèvera ses enfants dès la naissance, ne la laissant pas les éduquer elle-même, elle sera ensuite marquée par des décès brutaux : la mort de Sophie, sa fille aînée ; celle de son beau-frère, Maximilien Ier, exécuté sommairement au Mexique ; la mystérieuse noyade de son cousin Louis II de Bavière, dont elle était très proche ; la mort douloureuse de Sophie-Charlotte, sa petite soeur, brûlée vive lors du célèbre incendie du Bazar de la Charité ; enfin, la mort mystérieuse de son fils Rodolphe à Mayerling, qui fit scandale à l’époque, puisqu’il fut retrouvé tué par balles dans un pavillon de chasse aux côtés de sa très jeune maîtresse, Marie Vetsera. Si l’on ajoute à cela les décès plus naturels de son père et de sa mère et de son ami le comte Andrássy ; mais également la folie de sa belle-soeur Charlotte de Belgique, atteinte de paranoïa, on peut comprendre que Sissi ait eu envie de fuir ce monde de « malheurs » par ses très nombreux voyages. Sa propre mort violente (poignardée d’un coup de lime sur les rives du lac de Genève par un fou), concluera tragiquement sa vie mouvementée.
    Pour répondre au commentaire qui disait que l’on n’entendait pas parler de l’anorexie de Sissi dans tous les musées autrichiens, peut-être que non, mais il n’y a pas tout dans les musées (je n’ai effectivement pas le souvenir d’avoir vu mentionnée l’anorexie de Sissi en Autriche mais 1) je n’ai pas visité tous les musées à son propos ; 2) je ne parle pas couramment allemand, donc cela a pu m’échapper). Quoiqu’il en soit, son anorexie et le fait qu’elle était obnubilée par son apparence sont très connus, et on en retrouve mention dans de nombreux ouvrages.

  32. Clara dit :

    Waho…

    C’est tout ce que ça m’inspire !
    Sérieusement, article très intéressant. Je n’aurais jamais soupçonné que l’anorexie, l’exigence de la minceur soit quelque chose de plus vieux…
    Merci.

  33. Bee dit :

    Encore un très bel article !
    Je me demandais si tu accepterais que je lise ton mémoire, une fois terminé, (publié ?) ?

    Très réussi en tous cas ;)

  34. Guermante dit :

    Merci. C’est très intéressant. Je découvre des aspects que je ne connaissais pas du tout de ces personnalités.

  35. Claire dit :

    C’était vraiment très intéressant, et écrit dans un joli style.
    Je me surprends à me souvenir que je suis venue visiter un blog de mode !
    En tout cas, je me coucherai moins bête !
    Bonne continuation, Louise.
    Claire

  36. Marie-Plume dit :

    Bonjours,
    J’aime beaucoup ton blog que je suis depuis un petit moment maintenant, et je dois dire qu’il a suscité en moi un vif interet pour l’histoire de l’art, je voulais donc te demander si tu pouvais me conseiller quelques livres ou autres documents afin d’assouvir ma curiosité et me construire un petit bagage dans ce domaine ?
    merci d’avance :)

  37. Ben dit :

    Superbe. Extrêmement intéressant, c’est assez incroyable comme le corps des femmes ait été à ce point mystifié, intellectualisé, martyrisé au nom de l’art chez Renée Vivien (fascinante d’ailleurs, je la découvre grâce à toi)! Merci beaucoup pour cette série d’articles extraits de ton mémoire, ils sont superbes et transpirent de ta passion et de ton travail. C’est à chaque fois passionnant. (Et que dire des illustrations sinon que l’amatrice d’art qui est en moi est comblée…)

  38. Lena dit :

    « rondeurs populaires du corps ouvrier »?! Tu ne t’ai pas trompé là? Je ne comprends pas.
    Sinon très bel article bravo tu devrais te lançer dans le journalisme d’art!

  39. diane dit :

    Louise! C’est un magnifique article! J’ai savouré chaque mot! Oh et comme j’aime Renée Vivien!…
    xx

  40. Alia dit :

    P A S S I O N N A N T!
    Mille fois merci :)

  41. Sophie dit :

    Vraiment passionnant ! Tu écris très bien et les portraits incorporés dans l’article sont magnifiques ! Grâce à toi je m’intéresse de plus en plus à l’histoire de femmes au XIXème siècle ! Hâte de lire ton prochain article !

  42. Aurè dit :

    Mercì por cette Article…tres interessante, j’adore l’Arte di Boldini, l’Artista Italiano che dipinse le Donne più Meravigliose della Sua epoca
    Ciao dalla Sicilia

  43. J’ai lu ton article avec beaucoup de plaisir. D’ailleurs, j’en redemande ! Merci de partager tes recherches avec nous.

    Bises,
    Laëtitia.

    • Louise dit :

      Laura : merci !!

      LaManouchka : Oui, c’est drôle ! Comme quoi, il y a beaucoup d’idées reçues…

      Juliette : Ah…? Et bien bienvenue à nouveau :)

      marinehannah : Merci !!

      Smoke : Merci ! Mais rien n’est defini pour la publication du mémoire, c’est à moi de trouver une maison d’edition :) Ca va être un sacré boulot héhé

      Lilzeon : Je suis d’accord, les signes sociaux sont différents selons les cultures, et n’ont pas la même valeur. Merci pour l’anecdote, je ne savais pas !

      Clémence : Merci beaucoup ! Il devrait y en avoir deux par mois désormais :)

      christelle : Ca remonte même très loin, la minceur était aussi un critère de beauté au Moyen-Age ! Merci :)

      Shoubbi : Merci !! C’est vrai, les stéréotypes persistent, je crois qu’ils sont ancrés dans l’inconscient de notre société…

      clo : Merci !!!

      Noemi : Sorry dear :s Thank you for reading it anyway !

      Imogen : Oh merci, c’est adorable !!!

      alexandrine : C’est vrai, c’est une très longue histoire…Je serais ravie de voir ton post !! Tes textes sont très intéressants..

      Cynthia : C’est gentil, j’espère vraiment !

      Emi : Héhé mode et culture en sont pas incompatibles…heureusement !

      Aude : Waouw merci pour ce florilège de jolis mots…qui me font tant plaisir <3 Avec de tels encouragements sur cet article, je continue avec joie !!

      Keatkelly : Héhé tu dois bien t'y connaitre en XIXème alors ! Oui, je suis fascinée par les métamorphoses du corps par la culture...

      Tatiana : De rien, c'est un vrai plaisir !

      Ophélie : Oh merci..."captivant", aaah c'est merveilleux, c'est vraiment ce que j’espérais, pouvoir transmettre ce qui me passionne avec vivacité !

      Marie : Tu m'en vois très heureuse alors ! merci !

      Amandine : La minceur n'est pas apparue récemment, mais elle change de valeur selon les époques ! Les canons de beauté apparaissent disparaissent en cycle.. :) Il suffit parfois de regarder en arrière pour comprendre notre époque.

      Amandine C : C'est vrai, j'ai fait également plusieurs musées en Autriche sur Sissi, et il n'y avait rien sur le sujet. Tout comme les films. Je pense que c'est encore tabou. Bien sûr, il ne faut pas la résumer à ça, mais ça permet de mieux comprendre certaines de ses obsessions, ainsi que la face torturée de sa personnalité.

      aline : Merci !! Mon opinion est partagée, suivant les époques ça relève à la fois d'une certaine forme de libération, de l'affranchissement de la femme vers cette "féminité" du corset de l'opulence, pour aller vers une masculinisation et une libération du corps, qui atteint son paroxysme dans les années 20. Cependant, ce canon de beauté a aussi pour conséquence l'institution d'un véritable diktat et d'un travail du corps parfois très douloureux. Sur les hommes cherchant la minceur, oui il y a pas mal d'exemples dans la littérature XIXème, ils cherchent surtout la fragilité et la suggestion de la maladie.

      Bénédicte : Merci beaucoup !

      Franck : Merci beaucoup ! Par contre, je n'ai pas bien compris ton opinion en dessous, ce n'était pas clair :s

      Cécile : ooooh merci <3 Le prochain sera la semaine du 21 !

      Chipolata : Ca me fait immensément plaisir !!!! Merci :)

      Alice : J'ai écrite minceur, mais maigreur marche aussi, le canon de beauté n'est pas si différent du notre. On cherchait aussi la beauté maladive, d'une façon encore plus malsaine qu'aujourd'hui, un culte quasi-necrophile du gracile, de cachectique, de la beauté "pulmonaire". D'où ces attitudes enfiévrées, morbides, qui faisait le charme des phtisiques romantiques...Mais ça, ça mérite un autre article, il y a trop à dire sur le culte de la maladie féminine !

      Olivia : Charmant !!!! J'adore ce genre de secrets de beauté peu ragoûtant.... :D

      Gentleman : merci mille fois !!

      Sacha : Merci Sacha pour ces informations, j'espère que beaucoup reviendront dans les commentaires pour te lire :) J'ai bien évidemment dévoré la biographie de Jean des Cars sur Sissi, qui éclaire à merveille toute cette face plus sombre. Cette anecdote sur le livre de photographie m'avait également marquée, ainsi que Mayerling, et toutes ces morts terribles. Et ce pauvre Ludwig. Quelle vie terrible, et pourtant si passionnante. En tout cas, pour ce qui est de musées, je n'avais rien vu à Vienne...C'était il a très longtemps, mais je savais déjà à l’époque qu'elle était anorexique, et j'avais trouvé bizarre qu'il n'y ait rien écrit..Je me souviens d'avoir été frappée par la minceur extrême de la taille d'une de ses robes qui était exposée..

      Clara : Et oui, moi non plus je ne le savais pas avant de m'y pencher ! je suis contente d'aider un peu à rétablir la balance...:)

      Bee : Merci !! En fait, comme j'espère publier un jour, je ne pense pas que ce soit judicieux de le diffuser...désolée :)

      Guermante : Merci, c'était le but !! :)

      Claire : Oh mais ne te rabaisse pas :) Suis ravie que ça plaise, c'est merveilleux !!

      Marie-Plume : Oh ça c'est le meilleur compliment, ça me fait immensément plaisir de transmettre ma passion pour l'art...Si tu veux, tu peux m'ecrire un mail sur ebellouise@gmail.com et je te dirais, l’histoire de l’art c’est TRES vaste, j’ai besoin d’un peu de precisions sur la période qui t’intéresse pour pouvoir conseiller quelque chose !

      Ben : Oh merci ! Et encore, il y a encore des tas d’autres contraintes sur le corps féminins, le culte de la minceur n’est qu’une infime partie…Renée Vivien est une grande poétesse, elle était magique, si atypique. Je te conseille vivement la lecture du chapitre du Pur et l’Impur de Colette qui lui est consacré.

      Lena : Disons qu’au XIXème il y a deux types de beauté, une beauté intellectualisée, construite, qui appartient à la classe aisée, aux femmes oisives, en opposition au corps actif de la femme issue de milieux populaire, qui n’a ni les moyens ni le temps de cultiver son corps comme la bourgeoise, car elle doit avant tout travailler. Je ne sais pas si c’est clair, tu me diras !

      diane : Ah Renée, comme je te comprends <3 Merci ma chère !!!

      Alia : Merci merci, je suis aux anges avec tous ces mots d’encouragements !

      Sophie : Merci beaucoup, ça me fait tellement plaisir !! Et moi qui pensais que ça n’intéressais que moi…héhé :)

      Dosta : Thanks !

      Aurè : Oui, les tableaux de Boldini sont si vivants et élégants..

      Eleusis : Oh c’est merveilleux, tant mieux car il y en aura pleins d’autres cette année

      Chipolata : Merci, c’est gentil ! Ravie que ça plaise !

  44. Kaly dit :

    Article très intéressant, vraiment ! Très instructif u___u Merci pour ce superbe article, très bien écrit, illustré, agréable à lire et tout ce qui va avec :)
    Plus ton style s’affirme sur ce blog, plus tu te dévoiles, plus ton blog est attractif, plus je ne peux me passer de ce blog… Continue comme ça ;)

  45. Audrey dit :

    Dans un Citizen K j’avais trouvé un article très intéressant sur la jeune fille adulée et dont l’analyse me fait un peu penser à celle-ci. Alors bien sûr il ne s’agit pas de la même époque, et le côté purement physique est occulté, mais l’aspect sociologique de l’article s’en rapproche : ce que représente le nouveau canon, ce qu’il incarne, sa fonction…
    Le voici :
    http://capitaine-louisette.tumblr.com/post/12093531481/adolescente-adulee

    Puis, dans un registre un brin plus académique, je pense à l’article d’Halbwachs sur la consommation inutile, qui, si tu ne le connais pas déjà, devrais t’intéresser (à la page 6) : http://www.ensai.fr/userfiles/scsoc2011_ecoscsoc.pdf

  46. CeNedra dit :

    Très intéressant ; merci!

  47. Carlotta dit :

    C’est passionnant ! Merci pour ces découvertes. J’apprécie quand tu nous fais découvrir la vie des femmes via l’art et l’histoire.
    Moi aussi, je suis intéressée par la lecture de ton mémoire.

  48. Mlle Camélia dit :

    Très instructif, merci Pandora!
    Bisous nordiques

  49. Karmine dit :

    Merci pour cet article et les autres. Documenté et très bien illustré, c’est un plaisir que cette parenthèse de culture dans mon fil de blogs.

  50. Catherine dit :

    Magnifique article, merci ! J’ai craqué sur un des livres que tu as mentionné à la fin de ton article.
    Je me demande ce qu’il y avait derrière pour les pousser à imposer tant de supplices à leur corps. Je me demande aussi comment la création peut émerger. De la sublimation peut etre..
    En tout cas non seulement j’adore tes photos, mais j’adore tes articles ! Merci encore

  51. Lisa dit :

    Je crois que si un jour j’ai un exposé à faire sur un sujet qui pourrait être traité sur ton blog je viendrais faire mes recherches dessus ! :)
    bisous!

  52. Lilsirene dit :

    Whaaa, Louise tu es vraiment passionnante! Tu m’a vraiment appris quelque-chose quant au culte « fin-de-siècle » de la minceur. Je croyais à tort, comme beaucoup, que le 19e siècle, y compris la seconde moitié, ne célébrait encore que les silhouettes dodues.
    Merci pour ce super article!
    Lilsirene

  53. Sarah dit :

    Je n’ai pu m’empêcher de penser à ce post à la lecture de L’Idiot de Dostoïevski. La description physique de Nastassia Filippovna, l’un des personnages centraux du roman, en particulier, dont la maigreur, l’allure phtisique va de pair avec la fascination qu’elle suscite.
    Je tenais à te remercier Louise pour ta générosité, tu partages énormément de choses avec tes lecteurs, au travers de tes posts, tes moodboards sur tumblr, que je suis également.

    Sarah

    • Louise dit :

      Sarah : Ah il faut que je lise ça alors, merci beaucoup pour le conseil !! Ca a l’air en effet très intéressant… Oh ne me remercie pas, si je le fais c’est parce que j’adore ça, et j’ai tellement de retours que c’est vraiment un plaisir de partager et d’échanger :)
      Belle soirée !

  54. Sabra dit :

    Article magnifique, mille fois merci!

  55. mincir dit :

    La vision de la beauté des femmes a changé au fil du temps.
    Si avant, le surpoids était l’idéal, maintenant c’est tout à fait le contraire sans pourtant être trop maigre.
    Excellent article!

  56. Emma R dit :

    Chère Louise,

    Merci pour ce très bel article, fort bien écrit et très instructif. A travers tes réflexions, on ressent ta finesse d’esprit et ta passion pour ton sujet.
    Je voulais te conseiller la lecture – si ce n’est déjà fait- d’un très beau catalogue d’exposition qui met en lumière certains des aspects que tu as abordés (le corset par exemple) tout en puisant dans le monde fascinant de la peinture : L’impressionnisme et la mode, du musée d’Orsay.
    C’est une mine d’informations et d’inspirations !
    Bonne journée !

    Emma

  57. Johanna K. dit :

    Merci pour cet article hautement instructif.
    Depuis ma découverte de ce roman (Au bonheur des Dames), j’ai toujours aimé le personnage de Denise. Ce chétif bout de femme qui vainc Mouret « (qui) ne voyait plus le million »! La fin du livre est d’une puissance sublime, de celle que je n’ai pas encore retrouvées. « Il lui dit qu’elle pouvait aller à Valognes, ce qui fermerait la bouche du monde, et qu’il reviendrait l’y chercher pour la ramener à son bras, toute puissante. »… Bien sur, je n’aurai pas la prétention de penser avoir été exhaustive dans cette citation que je ne donne que de mémoire, mais je ne peux que rester subjuguée par ces lignes ;)

    Johanna

  58. Nora dit :

    Ton article es tellement en échos avec ce que l’on observe aujourd’hui…le culte de la minceur,de la jeunesse de l’évanescence….
    Mer i pour ce travail remarquable…ce thème est inépuisable ….more to come?

  59. HOB dit :

    Voila un bien joli article qui rétablit la vérité sur l’anorexie et le fait que ce ne soit pas un mal récent mais qui trouve sa source au début du siècle dernier. Si seulement cet article pouvait etre plus diffusé et lu. Un grand merci à toi.

  60. Stefanie dit :

    Pardon je n’ai pas tout lu, c’est donc peut-être déjà signalé mais le culte de la minceur remonte bien avant la fin du XIXe siècle. On la retrouve, entre autres, à l’Antiquité, au Moyen-âge, au Quattrocento et lors du 1er Empire. Il suffit généralement d’étudier l’histoire du costume pour rapprocher phénomène minceur/mode.

    La reine Victoria aussi était tatouée.

    Encore une fois désolée si quelqu’un en a déjà fait mention.

    Stéfanie

  61. Stefanie dit :

    PS : il faut aussi différencier la minceur et la silhouette. Sportive et musclée, peu de poitrine et taille dans les années 20. Poitrine « maternelle » et corps menu au Ier Empire… Rondeur mais apparence « fragile » (et phtisique) à la Restauration. Peu de poitrine, bras graciles voire maigres mais ventre rond au Quattrocento et Moyen-âge par exemple. Etc.

    Voilà cette fois, je m’arrête. :)

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