Belladone

21 février 2017

Inspirations | Shootings | XIXème

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Pictures by Gael Rapon

All jewels from Anna Rivka

Il y a parfois des inspirations si fortement incarnées qu’elles en deviennent virtuellement impossibles à exprimer, et c’est le cas de Belladonna of Sadness, merveilleux film d’animation psychédélique venu du Japon des années 1970, un chef d’œuvre d’érotisme teinté de mélancolie dont les dessins n’ont rien à envier aux meilleures travaux d’Aubrey Beardsley ou de Harry Clarke. Je pensais naïvement que mes deux paires de faux cils et les extraordinaires créations d’Anna Rivka suffiraient à en restituer l’atmosphère onirique, mais hélas je me retrouva à pédaler dans la semoule. Bon, il faut savoir que plus les années passent, plus je deviens exigeante avec moi-même en ce qui concerne les séances photo, d’autant plus si elles sont esthétiques, et je ne supporte pas l’à peu près. Aussi ai-je décidé après coup, plutôt que de réduire ce beau travail de Gaël Rapon à néant, de le proposer sous forme hybride, c’est à dire vu à travers le prisme d’inspirations diverses, ajoutées a posteriori. Puisqu’elle m’a échappé ce jour-là -coquine !- la Jeanne de Belladonna devient alors une version épurée des illustrations Mucha, en attendant le jour où, munie d’un peu plus qu’une paire de faux-cils, j’en saisirai enfin l’essence…

There are sometimes inspirations that are so strongly embodied that they become virtually impossible to express, and that was the case with Belladonna of Sadness, a wonderful psychedelic animated movie that comes from 1970’s Japan, a masterpiece of erotism tainted with melancholy whose drawings could be compared to those of Aubrey Beardsley and Harry Clarke. I thought candidly that my two pairs of fake eyelashes and the extraordinary jewels of Anna Rivka would be enough to restitute its oniric atmosphere, but alas I found myself getting nowhere fast. But you have to know that I’m pretty demanding when it comes to pictures, even more if they are aesthetic, and it’s getting worse as the years go by. Thus have I decided that, rather than not using this wonerful work by Gael Rapon, to show it in a different form, thourgh the prism of various inspirations added with hindsight. Because she slipped out of my hands on that that -naughty one !- Belladonna’s Jeanne becomes an epurated version of Mucha’s illustrations, up until the day when, equipped with a little more than fake eyelashes, I will finally be able to catch a glimpse of her essence…

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Inspirations

Belladonna of Sadness

Alfons Mucha

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From Paris with Love,

Louise


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