La Divine.

06 mars 2014

Art | History | Inspirations | Pandora | Shootings | Textes | XIXème


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Pictures by Pauline Darley, assisted by Lara Guffroy

A thousand thanks to Clémence Castellet, for her great help during this photoshoot.

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Gown, corset and cape by master François Tamarin, a.k.a Les Corsets de Montmartre

Rings and bracelets (except the dragonfly one), Mucha tiara by Ana Rivka

Gloves and stick courtesy of my friend Elsa Fabrega

The tiara with coloured stones is a vintage theater accessory

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« En ces temps sans beauté, seule encor tu nous restes ; Sachant descendre, pâle, un grand escalier clair, Ceindre un bandeau, porter un lys, brandir un fer, Reine de l’attitude et princesse des gestes » ( Edmond Rostand)

Rue Fortuny se dresse l’hôtel particulier d’une célèbre comédienne, une fière bâtisse se mêlant sans coup d’éclat aux immeubles « nouveau riche » qu’abrite la pleine Monceau, mais en apparence seulement, car en son sein se déploie un décorum surchargé, étrange accumulation de bibelots japonisants et autres babioles exotiques. Ici et là, quelques bizarreries d’artiste, un squelette nommé Lazare, un cercueil béant et son malaise de satin capitonné ; et, dans cette oasis d’extravagance et de goût douteux, c’est sous un lourd dais de tapis d’orients que trône une mystérieuse idole, grande prêtresse d’un culte obscur…Alanguie dans un déluge de coussins aux reflets chatoyants, apparaît la Divine, cette princesse lointaine venue de la nuit de temps, autour de laquelle semble se presser une cour de fidèles et d’admirateurs éperdus, réunis dans la célébration d’une même religion, celle de la grande Sarah Bernhardt.

Avalé par le casque d’or d’une nuée mousseuse de cheveux roux, ce visage cent fois sublimé au long nez et aux yeux de gorgone, dont l’opalescence maladive -et savamment entretenue- semble surgir d’une pyramide de fourrures. Le masque de la Méduse. Sarah « l’enchanteresse » aux hanches sinueuses serrées par des ceintures à cabochons, aux poignets fermés par des bracelets Lalique, et dont les doigts chargés de bagues aux reflets intrigants enserrent avec autorité les laisses d’argent de Bélisaire et Marc-Antoine, ses deux lions d’intérieurs, inséparables compagnons de toute Messaline fin-de-siècle. Telle un gravure de mode rêvée par Mucha, l’Idole enroule son corps de sylphide (surveillé par une très fashionable anorexie) de mètres de tissus immaculés qui font sa signature, ondulant et tournoyant comme des serpents autour de ses chevilles graciles, et allant jusqu’à frôler la carapace d’or de la tortue qui sommeille à ses pieds. A la vie comme à la scène, l’œuvre d’art est totale.

De la beauté du bizarre, Sarah a fait de son hôtel un temple, tandis que Paris la consacre Impératrice de l’Etrange. Caractéristique d’une époque passionnée par l’occulte, c’est ce goût du macabre qui, mis en scène avec soin et surtout sans y paraitre, ne manqua pas d’alimenter la fascination de son public ; grâce à une poignées de rumeurs au parfum de cimetière, mystérieusement distillées aux journalistes avides de sensationnalisme, Sarah entretenait elle-même sa légende. Qui n’a jamais frémi au récit des cérémonies funéraires se tenant à la lueur des chandeliers dans le secret de la rue Fortuny ? Ni à l’évocation de ces mises en scènes post-mortem dans les lys et le satin blanc du fameux cercueil de bois rose ? Et ne parlons même pas de ces visites clandestines aux morgues de Paris ! Dans cette société tourmentée par sa propre décadence, la mort est à la pointe de l’avant-garde.

Véritable miroir des névroses fin-de-siècle, la Scandaleuse fait du frisson nécrophile un atout marketing, et quand elle ne meurt pas sur scène d’une spectaculaire phtisie, c’est dans sa loge qu’elle feint de temps à autre sa propre mort, ressuscitant telle un Christ sanctifié sous l’œil ému de son public fébrile d’inquiétude. Puisque la mode le veut, Sarah n’oublie pas de se montrer convenablement chlorotique, rougissant des mouchoirs par ci par là, semant quelques lettres de suicides, tombant en syncope s’il le faut. Et si nulle autre ne personnifie mieux la mort que Sarah, c’est parce qu’elle en a longtemps étudié les symptômes en observant « sur le motif », et non sans une pointe de curiosité macabre, les ravages de la tuberculose sur sa sœur Jeanne ; au nom de l’art s’il vous plait !

Puisque le monde est un théâtre, et qu’il est en prime SON théâtre, Sarah s’attache à mettre en scène chaque seconde de son existence mouvementée, une perpétuelle démonstration d’excentricité qui n’est pas pour déplaire à ses admirateurs quelque peu voyeuristes. Aussi quand elle n’est pas occupée à faire trembler les murs de ses rugissements colériques, la dame au casque fauve prend la pause en milieu de sa joyeuse troupe d’animaux exotiques, une bruyante « ménagerie » qui vient se joindre à celle -tout aussi nombreuse- de ses amis et amants. Mais n’allons pas jusqu’à parler de passion des bêtes, car dans l’univers égotique de Sarah Bernhardt, chaque détail du quotidien a pour seule vocation d’entretenir le spectacle, ses compagnons à poils longs n’ont donc guère plus de valeur que celle de coûteux accessoires de scène, aussi vivants soient-ils. Ainsi, tandis qu’un crocodile succombe à une intoxication au champagne, un lynx et un tigre se voient froidement abattus pour quelques coups de griffes, quand d’autres sont simplement abandonnés une fois le temps de la surprise passée.

Tout ou rien pourrait être la devise de Sarah, tant le ballet incessant de ses coups de cœur semble se dérouler à l’infini, faisant se succéder les passions fusionnelles aux plus totales indifférences, les uns remplaçant les autres. Car comme toute grande égocentrique, Sarah s’emballe aussi vite qu’elle ne se lasse, et, telle une froide Theodora, traine derrière elle son lourd bagage de négligé(e)s, de laissé(e)s pour compte et d’oublié(e)s. Cruelle Sarah aux colères aussi légendaires qu’injustes, capable de déchirer la robe d’une figurante fauchée ou de boire l’agonie de sa sœur mourante, menteuse pathologique et control freak compulsive. Sarah la Princesse Lointaine au cœur de glace, dont le narcissisme affolé fut cependant blessé par un homme, un gigolo opportunisme nommé Jacques Damala qui fit ployer l’idole pour la seule victoire de son ego, avant d’expier en phtisique malgré les efforts désespérés de sa « Damala aux camélias », ridiculisée de s’être abandonnée à cette passion masochiste. C’est peut-être parce qu’il fut le seul qui osa lui résister que Sarah lui déclara un amour éternel, cachetant ses lettres « Sarah Bernhardt, veuve Damala » jusqu’au dernier jour.

Sarah Bernhardt c’est avant tout une voix d’or au lyrisme légendaire, une « caresse qui vous frôle » célébrée à l’unanimité; hélas, il ne reste aujourd’hui de ses enregistrements qu’une impression de long sanglot pathétique au vibrato bêlant, montant et descendant sans pour autant se défaire de sa monotonie plaintive. Mais s’il est toutefois une chose que le temps n’a pu détruire, c’est bien son talent de tragédienne, car, plus encore que par sa voix à l’âme de poétesse antique, c’est par son écrasante présence sur scène que la Divine fut sacrée « Notre-Dame du Théâtre ». Le corps tout entier frémissant, cette Madone à l’emphase passionnelle vibrait jusqu’à l’apothéose finale où, tressaillant dans une de ses spectaculaires agonies mystiques, elle ne se relevait que pour recueillir les applaudissements frénétiques d’une foule tant de fois conquise. Le visage baigné de larmes, la voix d’or tendue dans une ultime litanie, la Divine tenait la salle tout entière suspendue au fil de son souffle haletant, avant de s’écrouler, droite, les yeux révulsés, tombant raide sur les planches avec un savoir-faire inimitable. L’Ars Moriendis à son climax, la petite mort vécue mille fois, rejouée chaque soir, indéfiniment.

Idole numéro un de la Belle Epoque, Sarah la tragédienne fit se pâmer les jeunes Proust et Guitry, s’agenouiller Edmond Rostand et pleurer Victor Hugo, elle qui fut l’idole des intellectuels comme elle fut celle des étudiants, triomphant chaque soir sous une pluie de poèmes et de roses, des roses rouges comme les crachats tuberculeux de sa Dame aux Camélias. Sarah la muse des artistes, de Mucha à Clairin, visage omniprésent de l’art nouveau dont elle semble même avoir inspiré les lignes sinueuses, Sarah figure de proue du siècle, Marianne nationale déclamant une légendaire marseillaise sous les applaudissements frénétiques d’une France en guerre, idole d’un culte quasi-monomaniaque dont l’intensité culminera dans la création d’une journée Sarah Bernhardt en 1896. De Buenos Aires à Saint-Pétersbourg, de New York à Milan, Sarah l’infatigable enflamme chaque soir les salles du monde entier, de ce monde qui souffre et pleure avec elle; et, de Adrienne Lecouvreur à Camille, de Théodora à Phèdre, c’est corps et âme qu’elle agonise pour toujours devant un parterre en extase. Si ce n’est pas sur ces planches tant aimées qu’elle connaîtra le sursaut final de cette mort maintes fois répétée, ce sera sous l’oeil de la caméra de Sacha Guitry que la première muse du septième art rendra son vrai dernier souffle. Audacieuse, jusqu’au bout.

Inépuisable Sarah, jouant, sculptant, répétant, peignant avec une rage de perfectionnisme qui étonne et souvent détone, un workaholisme frénétique qui en fait la première artiste totale, véritable démiurge de sa propre légende. « Quand même ! » clame fièrement sa devise, car rien n’est impossible quand on s’appelle Sarah Bernhardt ! De la conception à la mise en scène et de la production à l’écriture en passant par la conception des décors et des costumes (quand elle ne s’improvise pas couturière en retouchant directement une robe sur une figurante), chaque détail doit passer sous l’œil exigent de Sarah ; un investissement entier qui en agace beaucoup, mais qu’importe, Sarah l’audacieuse méprise les convenances.

Telle un Cecil B. DeMille avant l’heure, celle pour qui l’art est une religion n’hésite pas à déployer des moyens pharaoniques pour la conception des pièces destinées à être jouées dans le théâtre qu’elle acquiert en 1893, et dans lequel elle se jette à corps perdu, s’y consacrant jusque dans les plus petits détails. Le Théâtre de la Renaissance fait des drames historiques sa spécialité, et puisque rien n’est trop beau pour Sarah, des budgets faramineux sont dédiés aux voyages d’inspirations et aux recherches historiques ; quand aux costumes, destinés à éblouir, ils sont en velours de Venise ou en soie peinte à la main par les meilleurs artisans, rien de moins. Déterminée à jeter de la poudre d’or à son public tant aimé, Sarah en oublie trop vite le prix. Car aussi séduit qu’il soit par ces drames pompiers, ce cher public finira hélas par se détourner de ces pre-peplums qui sentent fort la camelote et que ne parviennent même pas à sauver une voix d’or étouffée sous des couches de quincaillerie antico-grotesque, fatalement passée de mode ! Quand à la presse, elle grince des dents au regard des dépenses colossales qui bientôt mèneront le théâtre à sa ruine : déjà les vautours sont là qui guettent la chute. Si l’élite intellectuelle lui voue une adoration sans borne, aux yeux du public et de la presse les pièces de Sarah souffrent d’une image caricaturale qui va grandissante avec le temps.

Bête noire d’un antisémitisme latent, Sarah la juive est moquée pour son excès d’ambition, ses excentricités outrées et son tintamarre de reine de Saba, un luxe qui pour Jean Lorrain « sent l’israélite ». Car, coupable d’exceller dans trop de domaines alors qu’elle n’est que femme, Sarah la mal aimée se voit payer ce « quand même ! » bravache qui agace de par sa prétention. Pour désacraliser cette reine de l’Olympe que le monde entier leur envie, ses détracteurs n’hésiteront pas à lui coller le contre-personnage moqueur de Sarah Barnum, mis en scène dans une satire au vitriol ridiculisant son goût quasi-pathologique pour l’emphase. Hilare, le Tout Paris se pousse du coude devant les aventures de la Barnum (rédigées par une rivale enragée), ce pantin filiforme dont le nez de Cyrano perce comiquement sous de ridicules fourrures, et dont les gesticulations hystériques le font s’écrouler sur scène avec des glapissements de cochon saigné, quand il ne torche pas de lamentables sculptures. Cruels sont les revers de la mode. Ils la disent folle, ruinée, épuisée ? Qu’importe, pour Sarah, c’est toujours « quand même ! », et puisque la France la méprise, c’est au reste du monde qu’elle ira déclamer ses litanies lyriques.

La Divine se fait Errante mais toujours infatigable, troquant sa rage de création contre celle du Wanderlust, et partant à la conquête de l’Amérique avec quarante malles et huit tonnes de bagages, dans une course folle la menant de New York au Far West. Mais Sarah reste toujours un peu Barnum, et si elle parcourt les terres encore à demi-sauvage de l’Amérique c’est à bord de trains à vapeur aux aménagements digne d’une princesse russe, quand elle n’est pas aperçue en train d’agiter son mouchoir à la foule depuis la proue d’un immense paquebot. Grâce à son sens inné de la communication, elle devient la première grande star internationale ; prise par une véritable tornade Sarah Bernhardt, l’Amérique succombe, et la foule de s’agglutiner à chacun de ses passages, les flashs de crépiter, et les journalistes de s’arracher ses déclarations. Plus qu’une muse, Sarah Bernhardt est un nom qui fait vendre : on se dispute ses robes (quand ce n’est pas littéralement lorsque des fans frénétiques en découpent des morceaux sur son passage), ses parfums, ses savons, sa poudre de riz, bref, tout ce qui est estampillé Sarah s’arrache. Muse du théâtre, de l’art et bientôt du cinéma, elle le sera également de la publicité.

 

Rien n’arrêtera Sarah, pas même l’âge, pas même une jambe gangrenée, pas même l’amputation qui s’en suivra ; à tous les accidents de la vie, à tous les détracteurs, elle répondra toujours « Quand Même ! ». Audacieuse, Scandaleuse, Divine, les superlatifs manquent pour qualifier le génie de cette femme que Cocteau couronnera « monstre sacré » des arts, et qui fait aujourd’hui encore la gloire de Paris malgré les moqueries de son temps. Car qui d’autre que Sarah pourrait mériter une telle légende, elle qui, telle la Theodora qu’elle n’a jamais cessé d’être, se faisait transporter en chaise à porteurs plutôt que d’affubler son corps de reine d’une jambe de bois ; elle qui, à 72 ans continuait de triompher sur scène dans son rôle mythique de l’Aiglon, faisant pleurer des foules sans cesse renouvelées d’admirateurs, la taille encore juvénile sanglée dans un costume de jeune homme ? Celle qui n’avait peur de rien, pas même de gifler -alors qu’elle n’était qu’une jeune pensionnaire- une célèbre actrice qui avait osé insulté sa sœur ; celle qui engloutissait frénétiquement amis, amantes et amants ; celle qui « avalait la vie » comme si demain ne devait jamais venir ; celle qui, toujours à la pointe de l’avant-garde, avec rage, sans répit, sans relâche, n’avait que pour seul mot d’ordre, ce cri de cœur et d’orgueil, « Quand Même !! ». Et si la voix d’or s’est depuis longtemps éteinte, c’est pour l’éternité que le nom Sarah Bernhardt résonne. Qu’importe Sarah Barnum, cette immortalité, l’Infatigable l’a bien gagnée.

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A lire pour en savoir plus : -Philippe Jullian, Sarah Bernhardt

-Claudette Joannis, Sarah Bernhardt

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«Un cab s’arrête devant une porte ; une femme dans de grosses fourrures descend vite ; traverse la foule qu’amassa le seul grelot de son attelage, en lui laissant un sourire ; monte légèrement un escalier en colimaçon ; envahit une loge fleurie et surchauffée ; lance d’un coté son petit sac enrubanné dans lequel il y a tout et de l’autre son chapeau d’aile d’oiseau ; mincit brusquement à la disparition de ses zibelines ; n’est plus qu’un fourreau de soie blanche ; se précipite sur une scène obscure ; anime de son arrivée tout un peuple pâle qui baillait là dans l’ombre ; va, vient, enfièvre tout ce qu’elle frôle ; prend place au guignol, met en scène, indique des gestes, des intonations, se dresse, veut qu’on reprenne, rugit de rage, se rassied, sourit, boit du thé ; commence à répéter elle-même ; fait pleurer, en répétant, les vieux comédiens dont les têtes charmées sortent de derrière les portants ; revient à sa loge ou l’attendent des décorateurs ; démolit à coups de ciseaux leurs maquettes pour les reconstruire ; n’en peut plus, s’essuie le front d’une dentelle, va s’évanouir ; s’élance tout d’un coup au cinquième étage du théâtre, apparaît au costumier effaré, fouille dans le coffre d’étoffes, compose des costumes, drape, chiffonne ; redescend dans sa loge pour apprendre aux femmes de la figuration comment il faut se coiffer ; donne une audition en faisant des bouquets ; se fait lire cent lettres, s’attendrit à des demandes, ouvre souvent le petit sac tintant où il y a de tout ; confère avec un perruquier anglais ; retourne sur scène pour régler l’éclairage d’un décor, injurie les appareils, met l’électricien sur les dents ; se souvient en voyant passer un accessoiriste d’une faute qu’il commit la veille et le foudroie de son indignation ; rentre dans sa loge pour dîner ; s’attable magnifiquement blême de fatigue, en faisant des projets ; mange avec des rires bohémiens ; n’a pas le temps de finir ; s’habille pour la représentation du soir pendant qu’à travers les rideaux le régisseur lui raconte des choses ; joue éperdument ; traite mille affaires pendant les entractes ; reste au théâtre le spectacle terminé pour prendre des décisions jusqu’à trois heures du matin ; ne se résigne à partir qu’en voyant tout le personnel dormir respectueusement debout ; remonte dans son cab ; s’étire dans ses fourrures en pensant à la volupté de s’étendre, de se reposer enfin ; pouffe de rire en se rappelant qu’on l’attend chez elle pour lui lire une pièce en cinq actes ; rentre, écoute al pièce, s’emballe, pleure, la reçoit, ne peut plus dormir, en profite pour étudier un rôle… »

(Edmond Rostand)

 


61 commentaires



  1. Mutine dit :

    Un mot : magnifique. Les photos sont sublimes, et ton texte … admirable. Ça fait chaud au coeur de voir qu’il reste encore des gens capable d’écrire aussi bien. Tu vends du rêve, tout simplement. Merci.

  2. Mira dit :

    Wow you look stunning!! Amazing shots :D

    xx Mira

    http://www.glamdevils.com

  3. Très belle série !!!
    J’aime beaucoup à chaque fois l’association Miss Pandora et Pauline Darley.
    Bravo.

  4. Romantic Tea dit :

    Cet article porte bien son titre, tu es splendide ! La robe est époustouflante !

  5. Agnès dit :

    Une merveille !

  6. Aurora dit :

    J’aime tellement te lire! d’où viennent les extraits par Edmond Rostand?

  7. Tina Hoffbeck dit :

    Waouuu so brilliant photos.

    next to Edit Piaf you are:-)

    You are a great artist and make the best photos in the world, I think.

    BEAUTIFUL, love it…………

    Tina
    http://www.mariahoffbeck.blogspot.com

  8. Merci de nous faire découvrir tellement de choses sur ce magnifique personnage! C’est toujours un grand plaisir de te lire!

  9. Jo dit :

    Your photos just keep getting better and better.

  10. Erafine dit :

    Franchement bravo! Quand j’ai vu la première photo de l’article, je me suis dis « Purée, comme ça elle me fait trop penser à Sarah bernhardt » Et en fait c’était voulu!

  11. Miranda dit :

    Amazing set, and even more, I loved reading about Sarah, I have always been curious about her.
    http://bloglairdutemps.blogspot.pt/

  12. Siel dit :

    Waw, I’m truly impressed by the costume! You must feel so honoured to be able of wearing something like that! I’m jealous haha!
    Just a little question, don’t you think it’s time to hire an english translator. I’m sure I won’t be the only one who’d love to read what you write. :)

  13. Lenelaï dit :

    J’étais tellement impatiente de voir cette série! Et cela valait le coup d’attendre. Mon dieu, c’est magnifique!

    Le travail de François Tamarin est absolument magnifique, et je base complètement sur les bijoux. Cela fait des années que je lorgne aussi sur ce bracelet libellule absolument superbe.

    Bref : Cette série est parfaite! <3

  14. Elena dit :

    Alors là, ça fait un petit moment que tu n’as rien fait dans ce genre, et les photos sont absolument sublimes. Le costume et les détails sont époustouflants, et j’adore l’amour du détail et la recherche qui ont l’air d’y avoir contribué. J’adore! Bravo Louise

  15. ava dit :

    Bravo Louise, c’est d’un vrai génie. Autant les photos que l’articles. <3

  16. Madeline dit :

    Shooting magnifique et surtout super article ! j’ai adoré te lire. J’adore ce genre d’article ou tu nous conte une grande personnalité de l’epoque.

    Je me rappelle que tu m’avais parlé de ces shooting 1900 sur tumblr et je les attendais avec impatience. le résultat est encore mieux.

    Maintenant j’ai hâte de voir les autres. J’imagine qu’il y aura la De Mérode et De pougy.

    Bises :)

  17. Elisabeth dit :

    Ces photos sont hyper impressionnantes ! J’adore !
    De loin (sans doute de très loin penseras-tu) j’ai cru à un remake des portraits de Livie, impératrice romaine et femme d’Auguste, quand je t’ai vu sur Facebook avec ton diadème sur les cheveux ^^ (Je fais un travail là-dessus en ce moment et sans doute que je vois des Livie partout :D ). Après cette première impression, la révélation du contenu de ton article fût toute autre et plaisante à souhait ! Je reste toujours en admiration devant tes travaux de photos et je suis d’autant plus impressionnée par le travail de recherches et de références que tu fournis avec chaque article, c’est un plaisir à lire et surtout ça nous amène plus loin qu’une simple photo « juste comme ça ».
    Je dois dire que j’adore ton univers éclectique, du japon au début de siècle en passant par toutes ces époques diverses et variées du 20e. C’est qui aussi chouette dans tes photos c’est que tu t’assumes pleinement et franchement tu es de une ces personnes qui donne le peps pour apprendre à se plaire à soi-même !
    Merci pour tout ça et pour tout ce que tu apportes !

  18. Maude dit :

    J’ai pensé que cet article valait particulièrement la peine que la lectrice de l’ombre que je suis commente, une fois n’est pas coutume.
    Le texte est particulièrement magnifique, admirablement rédigé. Les photos sont aussi très belles même si je me sens moins apte à en juger la qualité que ce n’est le cas pour la littérature. Je ne connaissais pas la légende Sarah Bernhardt dans les détails et j’ai beaucoup apprécié la découvrir sous cette forme poétique.

    Bravo pour cet article qui montre, comme tant d’autres ici, que ton blog est réellement un moyen d’expression artistique.

  19. V. dit :

    Encore un article très intéressant. Je trouve que tu pousses de plus en plus loin la dimension esthétique de ton blog. Tu traites de l’art par l’art. C’est une belle approche.

    Si je peux me permettre une remarque, (et je le fais car j’apprécie ton travail) je trouve ton style d’écriture encore un peu hésitant, parfois artificiel, peut être trop « mimétique ». Les tournures de phrase sont élégantes et on sent une aisance dans le maniement des mots mais paradoxalement, il ressort à la lecture de ton texte comme une impression d’étouffement. On est comme noyés sous l’accumulation des mots, et on peut se poser la question de savoir si la forme ne dessert pas le fond. Mais ce foisonnement de mots, et finalement d’informations, me semble aussi révélateur de ta volonté de transmettre tes connaissances. On devine la passionnée qui se cache derrière cette plume qui déborde d’encre.

  20. Alia dit :

    M A G N I F I Q U E !
    Tu es ravissante en Sarah Bernhardt.

  21. Koook dit :

    Impressionnant !!
    Je reste sans voix :) le costume est splendide !

  22. Eva dit :

    Merci et félicitation pour ce superbe aricle, c est toujours un plaisir de vous lire, bonne continuation.

  23. Maria dit :

    LOVE. Your texts are as good as photos. Only it’s hard to read that font on ornamented background… but so worth it!

  24. Wahou, exquis, mais comme always à vrai dire.

  25. Alpha dit :

    Bravo!!!!!

  26. Marie dit :

    Waouh! Quel fabuleux article!
    On en apprend sur Sarah et cette période Art Nouveau (dont je suis raide dingue amoureuse).
    Et tes photos… de toute beauté! Je me sens comme une fillette devant une princesse, ayant envie de me costumer aussi richement! Superbe!
    Merci de nous faire partager ce beau projet, hâte de voir la suite. <3

  27. Lunej dit :

    Wahou!! Cette série de photos et sublime et tu es « Divine ». J’aime tellement lorsque tu endosses ce genre de costume : une merveille! Tu as le don de te muer dans les personnages que tu interprètes, c’est fascinant. Tout comme Sarah Bernhardt tu es une actrice et artiste entière qui met le monde à ses pieds. Je suis certaine que tu excellerais au théâtre.
    Merci pour ce passionnant récit sur la très grande Sarah, qui n’a pas fini de faire parler d’elle!

  28. Janna dit :

    J’ai passionnement aimé cet article. Ton écriture est très belle et fluide, et ces photos sont sublimes. Merci mille fois

  29. Resplendissante, comme toujours. Je suis une lectrice assidue de ton site, et j’apprends beaucoup grâce à tes articles ! A bientôt, Chloé.

  30. lady Vintage dit :

    Chaque post est d’une sophistication !! J’adore vivement le prochain :))

  31. Nina dit :

    Ces bijoux Art Nouveau sont sublimes! Et cette robe, quelle torture ce doit être de porter un corset! Mais elle est absolument fascinante!
    J’ai adoré le texte, très bien écrit! Ce projet méritait l’investissement que tu y as mis, et j’ai hâte d’en voir la suite!

  32. Claire dit :

    Cette série de photos est magnifique, tout en subtilité… N’ayant jamais laissé de commentaires auparavant, je tenais à vous féliciter pour la qualité de votre travail que j’admire depuis plusieurs années. :)

  33. Océane dit :

    Un texte passionnant, des photos splendides… Vraiment, bravo, je ne me lasserai jamais de tes articles !

  34. ELLIE dit :

    That’s it. This is all. I’m never going to need to use the internet again because there can never be anything more beautiful than this shoot.

  35. anna dit :

    This post is pure amazing :X

    http://www.gloria-agostina.com

  36. Anna Keat dit :

    La fameuse séance ! Ha l’humour prévisible « Too Thin or ».
    J’ai été emportée par la lecture – et j’ai aussi souvent ris, merci !! Ca détend après le concours blanc.

  37. Cléo dit :

    Ah, la grande Sarah Bernhardt ! L’article et les photos sont superbes, tu sais si bien te mettre dans la peau des femmes que tu incarnes, tout en gardant ton « quelque chose » à toi

  38. Nade dit :

    Hello!
    You used to post comments in Russian language, and that was awesome! me and all my friends were glad to read them as we read and watch your blog every day. Why did you stop? It’s sad for us :(
    Hope you will be posting as beautiful photos as usual, best wishes ♥
    Nade and others

  39. Fanny dit :

    Superbe série, comme d’habitude je reste bouche bée devant tant de talent et de beauté ! Bravo !

    Fanny du blog http://lespetiteschosesdefanny.blogspot.fr/

  40. Natsumi dit :

    Tu es sublime!

  41. Nathalie dit :

    Un tout grand BRAVO pour cet article, les images sont splendides et que dire du costume et des accessoires… Magique !

  42. Sisa dit :

    Magnifiques photos ! La mise en scène est superbe, comme pour tous tes shootings.
    Les articles thématiques sont toujours un peu longs, mais tellement intéressants et bien écrits que je les lis toujours jusqu’au bout ! Merci de passer du temps à les écrire et les illustrer. Ca enrichit considérablement le blog, et ça montre que les filles qui s’intéressent aux vêtements, s’intéressent aussi à tout un univers et toute une culture associée (la mode ce n’est pas que les tendances des magasines féminins) ;)

    PS : il manque un « s » quand tu parles des « jeune(s) Proust et Guitry »

  43. Gaelle B dit :

    J’adore ! Tu racontes sa vie d’une manière si vivante, j’ai le sentiment de mieux connaître La Grande Sarah ! Merci pour ton originalité et bravo pour le travail immense qui nous permet d’admirer ces photos ! Tu est fascinante sous les traits de ces icônes. Continue ces billets qui nous parlent du passé…

  44. Chu dit :

    Florence Foresti pourrait incarner la nouvelle Sarah Bernard^^ Même si elle imite Isabelle Adjani^^

    http://www.youtube.com/watch?v=LCdGcCT610k

  45. Oh mon dieu, superbe !!! J’attendais vraiment cette série !
    J’adore, on s’y croirait, tout est merveilleux, et ne parlons même pas de la robe de François *-* alala … le rêve.
    Bravo à toute l’équipe <3

  46. dalva dit :

    Au risque de casser un peu l’ambiance, je le trouve un peu too much le texte, non ? que signifie « se dépaître » ? inconnu des meilleurs dictionnaires… quant à « satyre », il y a une regrettable confusion avec l’homonyme « satire ». Et les « hanches sinueuses » laissent un peu perplexe. Sans parler des « trains à vapeurs », vite des sels ! Quand on se pique de littérature et d’esthétique, on soigne un peu la forme de son texte. L’accumulation d’adjectifs et d’images ne fait pas tout. Je suis d’autant plus sévère que j’apprécie beaucoup ce site et tout ce travail.

  47. Divo's Diva dit :

    Incroyablement belle!

    divosdiva.WordPress.com

  48. Emily dit :

    I can’t understand anything in this article, can’t speak French, but this photo shoot is better than amazing!

  49. C’est pour ce genre d’articles et de shootings que je te suis, merci du fond du coeur!

  50. […]  http://www.misspandora.fr/la-divine/ […]

  51. Eiko dit :

    Ces photos me font penser à des tableaux…. Quel gros travail de transformation, tu es très impressionnante, et bravo aux photographes, qui ont fait un travail magnifique.

  52. Mais quelle chance d’avoir mis une tenue pareille! Magnifique Louise!
    Moi au début tu m’as faite penser à la fille dans Dracula qui devient vampire, avec sa robe de mariée, je ne me souviens pas de son nom, hypnotisante..Bravo bravo!

  53. Guilaine dit :

    Comme d’habitude, c’est magnifiquement bien écrit! Quel talent! Un vrai plaisir de te lire en buvant une petite tasse de thé.
    Et quelle chance d’avoir pu essayer une robe aussi somptueuse! Ca donne envie!

    En somme, un blog qui fait rêver! ;-)

  54. CYNTHIA dit :

    Je suis très impressionnée par ces photos! Wow quel travail et ce costume impressionnant vraiment!Quelle chance tu as de rentrer dans la peau de personnages ou d’incarner des thèmes! Le résultat est toujours artistique et on sent l’investissement!
    Cynthia
    http://look-at-my-shoes.blogspot.fr/2014/03/rock.html

  55. Bérénice dit :

    J’aime et j’admire tellement cet article entre les photos, l’inspiration et le texte, si bien écrit… On tient sans problème jusqu’au bout et on apprend tant de choses. Je suis ébahie !
    1000 mercis :)

  56. Flawless and artistic as usual…..
    I love how’s the gown looks.. very intimate and beautiful.
    SUPERB!

    New Post on the Blog : Spring Summer 2013, Fashion Trends:
    http://cintacarnelian.blogspot.com/2014/03/springsummer-2014-fashion-trends-ideas.html

  57. Letizia dit :

    Just great! The first picture is the one I prefer, but the whole shooting is stunning. The dress is really incredible, it doesn’t seem real. Thank you for all the informatons provided about your inspirers!

  58. Lorna dit :

    Complètement d’accord avec le premier commentaire de Mutine, c’est magnifique et admirable.
    Bravo ! Et encore clap clap pour l’équipe.

    Xxx
    Lorna

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