Liane de Pougy, un Chef-d’Oeuvre Libertin

19 mars 2014

Art | Fashion | History | Pandora | Textes | XIXème


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Pictures by Pauline Darley, assisted by Lara Guffroy

Dress, hat, and feather boa designed by Temps d’Elégance

Gloves and umbrella borrowed from my friend Elsa Fabrega

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« Les uns l’appellent ange, les autres démons, d’aucuns bénissent son apparition, d’autres affirment qu’elle fut la pire œuvre du créateur », ainsi pourrait se résumer le regard tourmenté porté par l’homme fin-de-siècle sur le mystère millénaire incarné par l’éternel féminin, oscillant sans cesse -selon les lois contradictoires du désir- entre attraction et répulsion, mépris et fascination. Une dualité présente en chaque femme que personnifie à merveille le personnage controversé de Liane de Pougy, tour à tour sainte ou putain, passant d’un stéréotype à un autre avec toute la gracieuse nonchalance d’une élégante de la Belle Epoque. De l’Emma Bovary de province à la reine du demi-monde et de la « haute-bicherie », la diaphane Liane traversa une infinie variété de rôles, jusqu’au tomber de rideau où transfigurée par l’abnégation, la Marie-Madeleine peu repentante se fit Madone, de celles « qui allum(ent) les cierges de loin comme de près ».

Ce double atavisme, Liane, ou plutôt Anne-Marie Chassaigne, le porte dès la naissance. Née sous le signe de Vénus, elle en hérite la divine beauté, tandis qu’à cette heureuse disposition s’ajoute l’illustre patronage de la Vierge que lui attribue sa mère. Cette dernière n’hésite pas à raconter à qui veut l’entendre qu’elle fut visitée durant sa grossesse par la Sainte Vierge en personne, venue lui confier une prédiction de la plus haute importance : après une vie mouvementée, sa fille mourrait en sainte…Une chose est sûre, chez les Chassaigne le sens de l’emphase est une véritable valeur familiale !

On ne nait pas Liane de Pougy, on le devient. A des années-lumière de son apogée parisienne, la petite Anne-Marie est d’abord la vilaine « Chat-qui-saigne », cette jeune fille tourmentée qui se gratte les poux et se fait dessus devant ses camarades. Le chic attendra. Pourtant, déjà diva, elle fait preuve d’un savoir-faire des plus dramatiques lorsqu’elle proteste contre les moqueries de ses camarades en faisant la grève de la faim. Tout vient à point qui sait attendre, car c’est à dix-sept ans que se manifeste enfin le don de Vénus, et le petit chat hérissé de se transformer en exquise jeune femme aux langueurs délicates de lys blessé.

Bien que sa beauté tout juste éclose soit remarquée par un adorable jardinier, Anne-Marie n’a hélas guère le loisir de profiter de sa séduction naissante, puisqu’elle se voit aussitôt mariée à un solide militaire à moustaches, qui, avec la galanterie d’un homme de son temps, lui arrache sa virginité « d’un coup direct qui (l)’a bien suffoquée ». Comme bien d’autres jeunes filles, elle réalise que le romantisme n’appartient qu’aux rêves de gamines, la nuit de noces se résumant à un viol brutal. Cruelle déception. C’est pour échapper au dégoût que lui inspire la bestialité masculine que Liane se réfugiera plus tard dans le miel des idylles saphiques. Enfin, en secret du moins, car si « l’homme c’est l’ennemi », il a quand même l’avantage du portefeuille bien garni…A ce traumatisme charnel s’ajoute l’embarras d’une grossesse importune, lui laissant sur les bras l’encombrant Marc, cette « petite poupée vivante » qu’elle a grand peine à aimer.

Dans cette étroite vie conjugale Anne-Marie s’ennuie à mourir, elle rêve d’aventures galantes, de Paris et de Sarah Bernhardt qu’elle admira un soir de 1887, alors, comme tant d’autres Emma Bovary de province, elle prend un amant. Enfin elle connaît la passion furieuse des amourettes de romans, et la douce brûlure des baisers clandestins ! Mais ce qu’Anne-Marie ne sait pas encore, c’est que ce banal épisode adultère va la propulser directement à la rubrique des faits divers. Un jour, alors qu’il s’attend à retrouver la chaleur apaisante de son foyer, Armand Pourpe a le malheur de tomber sur sa femme en tenue d’Eve, et qui plus est en charmante compagnie…Fou de douleur et d’humiliation, c’est sans surprise que cet homme à la subtilité discutable cède à la violence de sa rage, et, profitant du tristement célèbre « article rouge » du code civil (qui excuse le meurtre d’une femme si elle est surprise par son époux en plein adultère), tire une balle de son pistolet chargé…qui va frôler le derrière d’Anne-Marie ! Elle qui rêvait de drame, la voilà servie. Très pragmatique, la belle s’empresse de demander au médecin qui l’examine « -Est-ce que la cicatrice se verra beaucoup docteur ? »  « -Ah, petite madame, cela ne dépendra que de vous ! » lui répond-il. Liane de Pougy n’est plus très loin…

Loin de sombrer dans les affres de la tyrannie domestique, la jeune mariée profite de ce conflit pour prendre son envol, et s’enfuit à Paris en abandonnant mari et enfant. Il faut quand même un sacré culot pour envoyer ainsi valdinguer les convenances ! Peut-être cette subite échappée répond-elle secrètement à une envie pressante de volupté, à un désir irrépressible de retrouver ce goût du luxe qu’elle connut brièvement dans son enfance, du temps lointain où sa voisine créole la gavait de friandises raffinées…

  A peine arrivée à Paris, Anne-Marie semble déjà décidée à emprunter la voie rapide de la courtisanerie, elle se rebaptise Liane de Pougy -c’est tout de même plus chic- et emménage avec une connaissance « aux mœurs légères ». Dans cette époque obsédée par la consommation, toute jolie femme peut se faire Danaé, et recueillir entre ses cuisses neigeuses les nombreuses richesses offertes par des cohortes de bienfaiteurs. Belle, Liane l’est outre mesure, « blanche comme une madone descendue de son vitrail », sa silhouette longiligne de Tanagra et sa peau diaphane en font une déesse marmoréenne à rendre jalouses les Vénus académiques. Outre cet atout de taille (on la dit plutôt grande !), elle manie avec virtuosité l’art de la conversation, une qualité désespérément absente chez bon nombre de cocottes écervelées, et qui fait mouche chez les désabusés de la chair.

Comme dans tout bon roman initiatique, l’apprentie Aspasie croise le chemin d’un mentor en la personne de Valtesse de la Bigne, la fameuse « Union des artistes », cette patronne des arts de la chair qui accueillît dans son boudoir les grands hommes du Second Empire. Retirée de la vie galante, c’est à Liane qu’elle choisit de transmettre son patrimoine, partageant ses secrets d’alcôves -comme sa couche- avec sa délicieuse protégée. Telle un Pygmalion, elle fait de Liane un chef d’œuvre libertin, lui apprenant à se montrer partout et à toute heure dans des toilettes extravagantes, et lui enseignant à ne jamais oublier l’heure de passer à la caisse. Les débuts sont durs, et Liane doit se montrer peu regardante, mais peu à peu les pensions minables se muent en coquets hôtels particuliers, et les bourgeois ventrus s’effacent au profit des noblesses d’Europe…Liane est maintenant lancée, à vingt-ans et quelques elle a déjà connu quarante-trois amants, et sa liste de protecteurs ne cesse de gonfler.

 

De Lord Carnavon elle reçoit une perle inestimable, mais aussi quelques coups de cravaches (après tout, qu’est-ce comparé à une balle dans le derrière ?), gobe le général Mac-Mahon et sa fortune « comme on gobe un oeuf », soutire 80 000 francs au librettiste Meilhac pour la simple contemplation de son corps nu, et se fait offrir plus de 400 000 francs de bijoux par un richissime russe en échange de sa participation à des jeux sadomasochistes. Elle les rafle tous, tant et si bien qu’elle hérite du surnom d’Hortense Schneider, le « passage des princes », du genre à en imposer sur une carte de visite ! Puisqu’elle est riche, elle affiche désormais le train de vie princier dont elle rêvait, et ne recule devant aucune dépense ostentatoire : hôtel particulier croulant sous les bibelots coûteux, caprices improbables, toilettes aussi chères que vulgaires, et fêtes dignes de mille et une nuits. Anne-Marie Chassaigne est devenue une vraie femme du monde, enfin presque, car comme elle nous le rappelle galamment, « la seule différence entre les femmes du monde et nous, c’est que nous nous lavons entre les jambes. ». Très chic !

Comble de l’aisance, Liane peut se payer le luxe de choisir les heureux élus destinés à pénétrer dans la douceur capitonnée de ce « gagne-pain » que l’on appelle plus communément un lit. A un Gabriele d’Annunzio qui refoule du gosier, elle enverra à sa place sa femme de chambre. Liane est si séduisante qu’elle détourne même l’amant de Proust. La Belle Epoque fait de la divine hétaïre sa reine, qu’elle couronne « Liane Nationale », et tous de se passionner pour le moindre de ses faits et gestes, une frénésie allant jusqu’au deuil collectif le jour où elle perd son fameux collier de perles à six rangs. Son amitié fusionnelle avec le « Pape de l’Etrange », Jean Lorrain, achève de la consacrer comme trésor public. Partageant un même amour de vice et de la beauté, c’est en 1900 que ces deux esthètes annoncent leur mariage prochain, célébrant ainsi « l’union de Sodome et de Gomorrhe », de la madone déchue et de l’éthéromane.

 

A force de sa pavaner au bras de Meilhac -le librettiste d’Offenbach- il y avait de fortes chances pour que « Lianou » fut à son tour prise par le démon des planches, passage inévitable pour toute courtisane qui se respecte. L’année 1894 la voit débuter aux Folies-Bergères, et, si on a beau dire « qu’elle joue mieux couchée que debout », cela ne l’empêche pas de persévérer dans sa carrière d’actrice. A une Liane hésitante qui lui quémande une part de son génie, la Grande Sarah se montrera lapidaire : « n’ouvre pas la bouche, contente-toi de te montrer ».

Plus réaliste, elle préfère alors se tourner vers des rôles de pantomime, et connaît même un triomphe avec l’Araignée d’Or que lui offre Jean Lorrain. Il faut dire que pour attirer une proie dans sa toile, elle n’a de conseil à demander à personne…A défaut d’être une grande comédienne, Liane sait cependant en imiter l’aura tragique, et n’oublie pas de ponctuer son existence de quelques tentatives de suicides aussi médiatiques qu’inoffensives, largement approuvées par la presse : « qu’elle se suicide quelque fois, c’est bien » lit-on en 1897.

Outre celui de la séduction galante, s’il y un domaine où Liane excelle réellement c’est dans celui de l’écriture. Elle ne se contente pas d’incarner la plus charmante des ambassadrices de Cythère et se lance dans la publication de romans semi-autobiographiques, encouragée par Jean Lorrain himself. Si l’Insaisissable ou Myrrhile apparaissent aujourd’hui comme des complaisants étalements teintés de l’écœurant parfum de « pourriture des lys » indissociable de la production littéraire fin-de-siècle, ils lui permettent cependant de s’installer dans le fauteuil envié de « femme de lettres ». Au diable les détracteurs, Liane de Pougy se veut artiste polyvalente.

Coups de feu et amants terribles, suicides et extravagances, déclarations chocs : tous les éléments d’un bon roman-feuilleton sont réunis dans l’ascension fulgurante de Liane de Pougy, qui tient en haleine -sans toutefois oser l’avouer- les bourgeoises de province ; tous y compris une tonitruante rivalité féminine, aussi creuse que tapageuse. Comme pour le reste, en matière de rivale, Liane se contente de ce qu’il y a de mieux : ce sera la Belle Otero, rien de moins. Il faut avouer que ces deux grâces de la Belle Epoque sont fondamentalement opposées, Otero est gironde là où Liane est…et bien…est liane ! Comme les plats en sauces qu’elle affectionne tant, la volcanique Otero avale les hommes à pleine bouche en se léchant les doigts, claque furieusement des hanches dans ses robes collantes de Carmen trop fardée, et exhale le parfum fauve du désir charnel par tous les pores de son être férocement sensuel. Ca va, vous avez chaud ?

 Avec de tels protagonistes, le duel se devait d’être légendaire, et il le fut outre mesure, si bien qu’il est même difficile de démêler la vérité, tant les versions abondent. Figurez-vous la grande salle du casino de Monte-Carlo un soir de 1897, dans ce fief du gotha mondain les éblouissantes apparitions des cocottes « nouveau riche » rivalisent en luxe vulgaire; il faut avant tout frapper les esprits, quitte à se confondre avec le grand lustre à pampilles. Fière comme un paon, la piquante Otero savoure son entrée triomphale, plus que jamais ruisselante de pierreries étincelantes. Ce soir, elle veut définitivement triompher de cette mal fagotée de Liane de Pougy. Soudain, tous retiennent leur souffle car Liane s’avance, diaphane comme à son habitude, son charme séraphique tout juste souligné par une fleur fraîchement cueillie. Grisée par sa propre apothéose, Otero est d’abord déconcertée, quelle excentrique cette Liane, c’est vraiment consternant ! Mais c’est alors que Liane révèle sa parade, car, aussi solennelle qu’une prêtresse d’Isis, se tient derrière elle sa femme de chambre dont les bras tremblent sous le poids d’une montagne de bijoux qui s’entrechoquent sur un peignoir de soie, et dont le tintement cristallin est des plus amers pour l’espagnole défigurée par l’humiliation. Non contente de lui souffler son prestige, Liane en profite pour lui chaparder son amant en titre. Qui oserait dire encore que Liane de Pougy n’est rien de plus qu’une jolie écervelée ?

Toutes ses consœurs ne sont pas des rivales, et bien au contraire, certaines lui font même succomber à de suaves et langoureuses liaisons saphiques; l’androgyne Liane fait autant de ravages chez les hommes que chez leurs douces compagnes. En particulier la charmante Emilienne d’Alençon, cette actrice effrontée au nez mutin, dont les caprices enfantins lui font voir des vertes et des pas mûres, mais n’oublions pas que Liane n’est pas non plus réputée pour être particulièrement raisonnable. Le genre de vacheries dont Emilienne se fait la spécialité ? Supplier Liane de lui accorder un simplissime -c’est à dire sans diamants- diner en tête à tête chez Maxim’s, la faire poireauter une heure à sa table, puis débarquer royalement au bras d’un entreteneur de passage dans la tenue la plus tape-à-l’oeil, et se permettre de spectaculairement snober cette dernière ! Il faut avouer que dans l’art du vice, Emilienne est passée maître…

Et il y a Nathalie Barney alias « Flossie », le grand amour de Liane, celle qui sera « son plus grand péché ». Surnommée la Sapho américaine, cette scandaleuse héritière mène à Paris une existence affranchie, dont elle partage les plaisirs terrestres entre ses deux amours : les femmes et les lettres. Lorsqu’elle croise Liane au Bois, la belle amazone en tombe raide, et l’assaille d’une cour acharnée, l’ensevelissant sous des montagnes de missives désespérées jusqu’à ce que ce lys glacé lui offre la clé de son cœur. Malgré son amour débordant et son exquise tendresse dans laquelle se vautre Liane avec délice, l’aventurière doit hélas renoncer à arracher sa douce des griffes de la courtisanerie, sa fortune faisant pâle figure face à celle des grands ducs d’Europe et du monde. En guise de consolation, leur intense passion se muera en longue amitié amoureuse. Mais Liane n’a pas encore fait ses adieux à Lesbos, elle y reviendra plus tard, lorsque son second époux prendra la clé des champs avec une gueuse ; se consolant alors dans les bras de la blonde Mimy Franchetti (que lui « offre » généreusement Nathalie), elle oubliera sa rancœur dans le rire sonore de cette jeune femme passionnée aux baisers ardents.

En 1908, c’est au sein d’une clinique que Liane va rencontrer son grand amour et compagnon de vie, Georges Ghika. Le coup de foudre est immédiat, il faut dire qu’ils partent sur un sacré point commun : ils ont tous les deux essayé de se suicider par amour. Au-delà de cette passion commune pour le drame, tout les sépare. Georges a vingt-quatre ans alors que Liane va déjà sur ses quarante, c’est un prince roumain et elle une putain à scandales, vaguement femme de lettres. Très Chéri cette histoire, vous ne trouvez pas ? Au terme de deux ans d’amour fusionnel, ces deux complices envoient royalement promener le comme-il-faut en décidant de se passer la bague au doigt. A l’église, les jeunes mariées reçoivent autant d’injures et de quolibets que de grains de riz. Mais après tout, on dit bien merde pour porter bonheur, alors pourquoi pas « salope » et « gigolo » ?

 Ce mariage est l’apothéose du conte de fées libertin vécu par Liane depuis son arrivée à Paris, aussi incroyable et improbable que cela puisse paraître, la courtisane est désormais princesse, et se paie le luxe de quitter le demi-monde pour le monde tout court. Décidément, « Lianou » se fait une spécialité d’être là où on ne l’attend pas. Lassée des flonflons de la vie parisienne et protégée contre cette lamentable chute qui attend inévitablement les reines de la haute bicherie, Liane se range confortablement dans le charme bourgeois d’une existence tranquille d’épouse modèle. Elle troque ses oripeaux de théâtre pour des toilettes classiques à l’élégance discrète, fait ses adieux à Maxim’s, et déménage même en banlieue parisienne, à Saint Germain en Laye, où elle reçoit ses fidèles lors de diners intimes. Au fils des années s’efface le scandale de leur mariage, et au cœur de cette haute-société qui leur tend enfin les bras, le couple Ghika se fait ornement de choix de toute réunion mondaine qui se respecte.

C’est à la veille de son cinquantième anniversaire que Liane s’empare à nouveau de sa plume, une initiative qui se veut cette fois nettement moins ambitieuse, puisqu’elle choisit de s’atteler à la rédaction de ses pensées journalières, les fameux Cahiers Bleus. A travers ce portait souvent acide et ironique de son quotidien, on y découvre une Liane terriblement humaine, enchaînée au mille petits riens qui parasitent sa vie conjugale, cette « méchanceté des choses » qui revient inlassablement au fil des pages. Celle qui fut l’inséparable camarade de débauche de Lorrain s’étale désormais sur son aversion pour ces crasseux d’artistes qui bavassent pendant des heures et laissent des cendres partout. Imaginez-vous qu’elle s’y montre même atrocement raisonnable, rongée par les remords après l’achat de quelques tenues chez Poiret, négociant durant six mois le prix d’un tapis, ou pestant contre les mondains qui s’invitent à sa table. Et lorsqu’elle se souvient de cet art du cuissage dans lequel elle excellait autrefois, c’est avec honte et dégoût, la courtisanerie devenant cet infâme bourbier qui rivalise en vice avec les sept cercles de l’enfer. Mais où est donc passée la flamboyante cocotte ?

«La vie est trop belle, cela ne peut durer » déclare la princesse Ghika en 1914, loin de s’imaginer le douloureux revers de bonheur qui l’attend au tournant. Sous le train-train routinier de cette existence sans surprise fermente en réalité une sévère dépression ; mangée par l’ennui, Liane s’enfonce dans l’amertume et la mesquinerie. Dans le secret de Cahiers Bleus, ses deux cibles préférées sont son ami Solomon Reinach et son mari ; elle s’acharne à peindre au vitriol le premier, tandis que le second se voit hériter du surnom gratifiant de « Lourélan ». Envolée « mademoiselle de la Bringue », si les années 1900 étaient celles du tapage et du succès, les années 20 seront hélas loin d’être folles, marquées par l’aigreur et la désillusion. La guerre lui arrache son fils Marc, et c’est dans la douleur que Liane se révèle enfin mère. Peu reconnaissante pour son ancien instrument de travail -et quel instrument !-, elle fait de son corps un exutoire, le soumettant à une terrible spirale d’anorexie pour annihiler cette peine qui la dévore à vif.

Pour tenter de ravir Liane à son deuil, les Ghika entreprennent un retour triomphal à Paris, où ils sont accueillis avec ferveur. Centre névralgique d’une élite intellectuelle et artistique, l’appartement des Battignoles sera aussi le cadre d’une seconde lune de miel pour ce couple aussi mal assorti qu’inséparable. Dans ses Cahiers Bleus, Liane confie avoir trouvé en Georges son jumeau de cœur, elle se sent à nouveau amoureuse et apaisée. Mais au détour d’une réunion mondaine, les Ghika tombent sous l’emprise de la jeune Manon Thiébaut, artiste bohème au charme insolent, et dont le « je-ne-sais-quoi » de sauvage fait une entrée fracassante dans leurs cœurs. Très vite, le « tout petit » leur devient indispensable, et c’est grâce à l’affection platonique -mais dangereusement intense- qu’ils lui vouent que Liane et Georges s’aiment chaque jour davantage à travers elle. Si Liane s’épanouit dans cette liaison purement sentimentale, Georges se montre cependant nettement plus terrestre, et c’est sans broncher qu’il propose à sa charmante épouse un ménage à trois.

Liane refuse, proteste, crie, mais rien à faire, le couple illégitime s’enfuit en la laissant broyée, avec pour seule parure sa dignité (elle se félicite d’avoir retenu ses larmes, la « Liane nationale » ne se défait pas d’un certain standing). En ce 4 juillet 1926, la vie de la princesse Ghika s’est à jamais écroulée, et pour tromper cette solitude qui lui apparaît comme une torture, elle prend à nouveau le chemin de Lesbos. A son retour à Paris, c’est une Liane meurtrie qui renoue avec Nathalie Barney ; face au désespoir de sa tendre amie, l’écrivaine pousse l’empathie jusqu’à lui prêter sa dernière conquête, la passionnelle Mimy Franchetti. Tandis que Liane retrouve une seconde jeunesse dans la gorge blonde de sa belle italienne, les amants terribles vagabondent misérablement de perdition en perdition, l’idylle bohème s’étant muée en drame réaliste de bas étage. Lassé par cette vie de chien errant, George supplie Liane de le reprendre, ce qu’elle fera non par tendresse, mais par pure charité chrétienne. Pour Anne-Marie Ghika, le temps de l’amour appartient désormais au passé, vestige d’une époque révolue où Liane de Pougy faisait innocemment trembler les cœurs.

Désabusé par la vie, le couple Ghika rôde désormais d’hôtel en hôtel ; « parias de luxe » vides et repliés sur eux-même, ils se reprochent mutuellement l’échec de leur accomplissement. Au fil des frustrations, le doux visage de Liane s’est changé en masque d’amertume, mais sa beauté envolée n’empêche pas George de l’assaillir de ce que l’on appelle pudiquement « l’ardeur de son amour ». Si Liane fut dans sa légendaire jeunesse la plus savoureuse des libertines, l’acte de chair ne parvient plus à lui inspirer autre chose qu’une insoutenable nausée, et elle confesse pour la première fois le terrible fardeau qui l’humilie depuis des années : George est un exhibitionniste doublé d’un furieux onaniste. Outre ces élégants hobbies, il s’est dégotté une petite syphillis, charmant tableau n’est-ce pas ? Leur différence d’âge comme de libido se fait sentir, et Liane se sent souillée par cet abominable calvaire quotidien : « Il s’avance menaçant, ricanant, me saisit, m’écartèle, me lèche comme un chien, bave (…) se livre à ses honteuses pratiques, abandonne alors ma couche souillée, mon corps meurtri, mon coeur déchiré..Je me lave, je voudrais me baigner, changer de draps, impossible. ». Elle a beau se réfugier à nouveau dans une suave idylle saphique, les obsessions malsaines de son époux viennent à bout de sa patience chrétienne, « Mon Dieu, c’en est trop, je n’en peux plus. Délivrez-moi ».

En 1945 son souhait est exaucé, et, malgré son mépris et son exaspération, Liane sera restée jusqu’au bout aux cotés de son mari. Il faut dire que durant cette dernière décennie, elle a fait une rencontre qui a transfiguré sa vie, celle de son dernier grand amour, le seul homme qui lui ait toujours résisté : Jésus-Christ. Lors d’une visite -un quinze août, il n’y a pas de hasard- à l’asile de Saint Agnès, la princesse brisée se trouve bouleversée par le souffle de partage que lui inspire la Mère Marie-Xavier, un choc émotionnel qui marque le début d’une ère d’intense piété. Le don de soi ne lui était pas étranger – n’oublions pas qu’elle fut diablement généreuse durant ses années de courtisanerie- mais désormais, l’âme a remplacé le corps. Depuis son éducation au couvent, sa foi ne l’a pas un instant quittée, et puisqu’elle n’a plus rien à attendre de l’existence, Liane fait ses adieux à la vie terrestre, et vend tous ses bijoux pour s’enfermer dans le dévouement sacrificiel et la pénitence. Une cocotte ne perd jamais vraiment le sens du panache, et sa seule coquetterie restera celle de s’éteindre un jour de fête religieuse, comme elle l’avait souhaité, car c’est un 26 décembre qu’Anne-Marie-Madeleine de la Pénitence s’envole avec grâce. « Mon père, sauf tuer et voler j’ai tout fait » disait-elle à son mariage, tout, même mourir en sainte…

Sources :

Jean Chalon, Liane de Pougy, Courtisane, Princesse et Sainte.

Liane de Pougy, Mes Cahiers Bleus.

Catherine Guigon, Les Cocottes, Reines du Paris 1900.

André Germain, Les fous de 1900.


92 commentaires



  1. Ana dit :

    T’ai un très beau blog! Si inspirant, je suis content que je l’ai trouvé. Excusez-moi, parce que je ne peux pas écrire en français si bien. xxx

  2. Madeline dit :

    Je trouve cet article vraiment passionnant de par le sujet mais aussi, et surtout,de par ton écriture. C’est toujours un délice.
    Grâce à toi j’ai aussi acheté la biographie « Liane de Pougy, princesse et sainte ». J’espère que ce sera bien…

  3. Hana dit :

    C’est la première fois que je commente ici, mais cet article est trop bien écrit pour que je me taise une fois de plus ! Liane semble en effet une figure remarquable de son temps, merci pour la petite bibliographie en fin de page car j’ai bien envie d’en apprendre plus sur elle.
    Merci pour ce type d’écrits, instructifs et au style très agréable, qui se marie fort bien avec la féminité de ces sources éternelles d’inspiration.

  4. Magnifique Louise … J’ai beaucoup lu sur cette epoque, Liane, Olympe etc et ensuite il y a Jeanne Toussaint et Coco Chanel …

    A quand une serie de photo Hollywood, Rita versus Greta, Bette versus Joan !!!!

    à Bientôt et bravo pour tout

  5. Alpha dit :

    Waouh quelle vie ! Et surtout, quelle narration, on a l’impression d’y être, de tout voir… Merci Louise ! J’ai hâte de lire ton mémoire, bisous

  6. Neïla dit :

    Très bel article Louise, tu résumes à merveille l’excellente biographie de J.Chalon! Le personnage de Liane de Pougy me fascine aussi. L' »Idylle saphique » fait partie de mes oeuvres préférées et apparaît parmi mes livres de premier plan dans ma bibliothèque! Je l’ai même décoré d’une fleur (la fétichiste!…) J’adore cette atmosphère « symbolisante » à la Maeterlinck. Tu écris magnifiquement bien, c’est toujours un plaisir de te lire! Bise.

    lereveestunesecondevie.blogspot.fr

  7. MarionRocks dit :

    Louise,
    quel bonheur de te lire et de découvrir cet univers !
    C’est fascinant, on en veut encore et encore !!!
    Merci pour cet article, vraiment.

  8. Elsa dit :

    Encore un superbe article ! Ils sont non seulement parfaitement documentés mais également très bien illustrés, c’est un vrai plaisir de découvrir toutes ces femmes dont je ne connaissais que le nom.
    Tu écris divinement bien, honnêtement, si au début j’ai eu peur à cause de la longueur de l’article, je ne l’ai pas vu passer. Bon parfois je ne comprends pas toutes les références par contre ! :P

    En tout cas, même si ce n’est pas ce commentaire qui va te convaincre, n’arrête jamais d’écrire, même si parfois tu vois que tu as moins de réactions ! Je suis souvent silencieuse sur tes articles car j’ai toujours l’impression de ne pas avoir l’intelligence nécessaire pour faire un commentaire intéressant.

    Belle journée Louise !
    Elsa

  9. Merci de nous délivré de cette femme à la vie mouvementé. Joliment écrit, je recommande la biographie que vous avez fait de cette femme.

  10. Une belle découverte, merci beaucoup Louise!
    Cette femme était magnifique, touchante et devait être un sacré numéro, une pensée quand même pour son fils (c’est mon côté maman).

  11. KizzyDoll dit :

    Superb article!! I have read a lot of her and have the blue notebooks as well. Well done…have a gorgeous weekend xx

  12. Sabrina dit :

    Merci pour ce très bel article, qui m’a tenu en haleine jusqu’à la dernière ligne. Quel personnage, quelle époque… et quelle belle plume !

  13. Laura M. dit :

    Suite à un article que tu avais écrit un jour, où tu mentionnais Liane de Pougy, j’avais acheté sa biographie par Jean Chalon tant son histoire m’avait intéressé. Et quelle vie ! J’ai lu sa biographie avec plaisir, découvrant sa vie, son histoire.
    Ton article du jour me replonge dans les souvenirs de cette lecture & me donne envie de relire ce livre !
    D’ailleurs, je cherche ses fameux Cahiers Bleus, que j’ai très envie de lire.
    En tout cas, très bon article de ta part Louise. Les photos sont magnifiques, cette femme était vraiment très belle.

  14. Lisa dit :

    Ah j’ADORE ce genre d’articles !!! Merci Louise, et bravo !
    Lisa

  15. Sabine dit :

    Une histoire captivante et émouvante. Je n’ai pas vraiment l’habitude de te laisser de commentaires (les mots me manquent la plupart du temps) mais j’ai dévoré cet article d’une traite sans détacher les yeux une seconde de mon écran, ta façon d’écrire ne laisse pas indifférente, merci encore pour cette belle histoire.

  16. G.G. dit :

    Magnifique, le script est prêt pour tourner le film.

  17. Jéromine dit :

    Inutile de publier mon commentaire, il sert juste à te permettre de corriger une petite faute d’orthographe « alors que Liane va déjà sur ces quarante » il faudrait plutôt mettre « ses quarante » non ?
    A part ça, c’est très bien écrit et très intéressant !
    Bonne journée

  18. Alexandra B dit :

    Bravo pour cet article très intéressant. Tu écris très bien, c’est vraiment agréable a lire.
    Tu es passionnée et ça se ressent !

  19. V. dit :

    Great article! I’m fascinated by these women and their bravery, that pushed them to pursuit unconventional, shocking, lives —considering how hard and pre-arranged was the living, for a woman, in the past—
    Besides , you write very well!

    xx

  20. Marie Carla dit :

    C’est merveilleusement bien écrit.

  21. Cécilou dit :

    J’adore tes articles culturels, ils sont toujours très documentés, fournis. Celui-là ne fait pas exception. J’aime cette période faite de courtisanes, de scandales et de sensualité. Mais ce que fait ressortir cet article, c’est la violence de la vie des courtisanes comme Nana. On sent que tu es vraiment passionnée par ce que tu écris, et c’est là tout le charme des tes textes. J’attends avec impatience le prochain ;)

  22. Rockygirl dit :

    Quel joli récit, te lire est un vrai plaisir ! Et on apprend énormément :-)
    Bizzzzz

  23. Génial, enfin un blog féminin avec une super DA et des articles de fond (et de l’art déco <3)

    Un grand bravo !

    A bientôt,
    Geoffrey

  24. Alexa dit :

    Une personnalité tragiquement fascinante, merci pour cet article merveilleusement bien écrit!

  25. BlackBerry dit :

    [J’ai un peu honte d’écrire un quelconque texte après cette lecture…]

    Merci pour ce superbe article que -j’imagine- tu as dû travailler avec beaucoup de temps et de patience( et d’amour sûrement ;) )!
    On peut même percevoir ta passion pour la vie de ces femmes d’un autre siècle dans ton écriture!

    Je suis encore trop jeune pour avoir fait beaucoup de lecture,alors merci pour les références données ! :)

    Encore Bravo,la construction du texte est excellente,on ne s’ennuie pas,on s’y plonge avec plaisir!

    [Le plus drôle,c’est que j’avais cette chanson en arrière-plan quand j’ai commencé à lire l’article : http://www.youtube.com/watch?v=zx_dTSPzXlk ]

  26. Gillian dit :

    inspirational photos for sure!
    Bloomability

  27. Marianne dit :

    Bravo Pandora, c’était un article vraiment savoureux ! Combiner l’art de la narration, l’humour et le côté didactique dans un texte unique n’est pas un exercice facile, mais là c’était très réussi, j’ai adoré ! J’attendais avec impatience l’article sur Liane de Pougy et je ne suis pas déçue. Cette femme aura tout vécu : mère, amante, courtisane, religieuse, grandes passions, jalousies et idylles saphiques, j’espère qu’à l’aube de sa mort elle aura trouvé l’apaisement de sa vie tourmentée. J’apprécie beaucoup sa grâce et son côté impertinent, presque frondeur (une fleur pour toute parure face à la Belle Otero couverte de diamants…). Merci pour cet article !

  28. Theodora dit :

    Quel talent, Louise… Ce n’est pas seulement que tu écris bien, c’est que tu sais raconter exactement ce qu’il faut pour nous captiver. Tes métaphores sont toujours justes et belles, et les images que tu convoques sont tellement parlantes qu’on s’y croirait.
    Vraiment, bravo.

  29. hh dit :

    trés bon article !
    j’aime les pointes d’humour , et ravi de savoir enfin qui est Liane de pougy.
    @Blackberry : cette chanson est parfaite pour l’article

  30. Clochette dit :

    Magnifique texte, passionnante histoire! Ça me rappelle beaucoup une nouvelle de Stefan Zweig, « les deux jumelles », tu l’as sûrement déjà lu?

  31. Manyee dit :

    Bravo pour ce nouvel article passionnant ! Liane de Pougy est tout à fait fascinante et ton article lui rend un très bel hommage.
    C’est toujours un plaisir de te lire, continues de nous faire découvrir ces femmes si modernes et si FEMME !
    Merci :)

  32. Adèle dit :

    Quel article ! Je l’ai dévoré ! C’est tellement bien écrit, drôle, plein d’énergie et de passion, merci Louise :) Et quelle vie elle a eu en effet, et quel panache, de quoi écrire plusieurs romans…

  33. Emil dit :

    trés chic!

  34. Merci pour ce magnifique article! Quelle vie incroyable!

  35. Nathalie dit :

    Je joins ma voix au choeur de louanges des précédents commentaires :il y a tout dans cet article dont la lecture est fort instructive et absolument passionnante – la solidité scientifique (merci pour la bibliographie), l’iconographie, l’art de la (bonne)vulgarisation, l’élégance et la fluidité de l’écriture pimentée par de petites touches d’humour…
    Un grand plaisir de lecture donc, qui ne peut que m’inciter à renouveler ma demande laissée en commentaire il y a quelques temps : serait-il possible de lire votre mémoire ?
    Belle journée à vous, et merci encore pour ce délicieux moment culturel matinal !

  36. Sophie dit :

    Bon matin Louise. Quelle vie que celle de Liane! Je suis allée voir le lit de Valtesse au Musée des Arts décoratifs puis j’ai commandé le livre Les Cocottes. Tu m’as fait découvrir le Paris des années 1900 et je t’en remercie.

  37. franck dit :

    Moi qui croyait que la décadence n’appartenait qu’à notre époque.
    C’est dingue, cet article rouge !
    En fait, les prostituées étaient les stars d’avant.
    C’est intéressant car j’ai pu connaitre son existence via les articles à son sujet sur ce site.

  38. P. dit :

    Quelle plume! Quel article! Quelle vie trépidante pour Anne-Marie!

    Son parcours me fait penser à celui de Nana … Fascinant :)

  39. Maria Sole dit :

    I love this post!!!kiss vintagebymariasoletattini

  40. charlotte dit :

    C’est vraiment agréable de lire des articles comme ca! J’aimerais en voir plus souvent, même si je me doutes que ca doit etre beaucoup de travail!

  41. Mannabelle dit :

    Merci pour ce moment d’évasion, cet article est vraiment passionnant !!! Autre chose : je trouve que tu lui ressembles, ça m’a frappé dès la première photo ! Bravo pour ce blog qui est une véritable ode à la féminité.

  42. Angéline dit :

    Merci… Un délice, bravo!

    Vivement le prochain!

  43. elise dit :

    je trouve qu’elle a un petit air d’adeline rapon!

  44. Caroline VIARD dit :

    Plus tu partages ce genre d’articles, plus j’attends la publication de ton mémoire, et peut-être d’autres futurs ouvrages :)
    Ton écriture est très vivante, on n’a pas l’impression de lire une biographie mais de suivre un cours avec un super professeur !!

  45. dimitri dit :

    Je me suis régalé en lisant cet article sur Liane de Pougy. Justement son parcours et sa vie m’intéressent fortement depuis quelque temps et je suis content grâce à cet excellent article d’en savoir plus. Des vies aussi fascinantes que complexes.
    Bravo pour ce beau post !

  46. Anne Sophie dit :

    Fabuleux article!
    C’est toujours un réel plaisir de te lire
    Les anecdotes et tes traits d’humour rendent cet article d’autant plus plaisant à lire.
    Merci, et surtout continues à nous faire partager de si belles connaissances

  47. Julie-Marie dit :

    Oooh Louise, c’était super. Merci pour cela. Je me suis régalé

  48. azlyght dit :

    Passionnant, comme l’extrait de ton mémoire que tu avais posté. C’est un plaisir de te lire, on sent ton intérêt pour ton sujet. J’espère que tu nous autoriseras à lire d’autres articles dans cette veine.

  49. Jeanne dit :

    Passionnant article ! Merci de partager avec nous tes recherches sur le sujet.

  50. Little-proust dit :

    Un mot : encore ! Sérieusement, j’adorerais un autre poste culturel avec un telle personnalité !

  51. Letizia dit :

    Excellent article ! J’ai vraiment passé un bon moment à lire les aventures de cette Milady de Winter. Le ton que tu prends est vraiment agréable, entre le grandiloquent et l’ironique, et ça tient en haleine ! Merci !

  52. Catherine dit :

    Magnifique, très bel article, merci beaucoup! Ca me donne envie de lire ces livres…

  53. flo dit :

    oui merci Louise et bravo pour ton travail …en général
    et en particulier pour ce type d’article.

    Prevois-tu de publier d’autres de tes écrits ? (dis-nous oui!)

  54. steff dit :

    Très intéressant! Bravo!

    • Louise dit :

      Ana : Si c’est très bien ! C’est gentil de faire des efforts pour moi <3 L'anglais marche très bien sinon !

      Madeline : Merci beaucoup..Cette biographie est très bien, c'était ma base narrative pour ce post ! Ca devrait te plaire si tu as aimé l'article, et il y a pleins de trucs dont je n'ai pas parlé ;)

      Hana : Oh merci ! Les livres mentionnés sont vraiment bien, mais c'est dur de trouver une édition française pas trop cher des cahiers bleus..Je l'ai lu en anglais du coup, mais c'est un peu dommage..

      Stéphanie : Merci très chère ! Je prévois une série Rita pour bientôt (ça serait l'occasion parfaite pour parler de votre merveilleux livre), ça traine en longueur car c'est dur d'arriver à réunir tout l'équipe en même temps, mais je n'abandonne pas !

      Alpha : Ca me fait plaisir ça ! J'ai essayé de décrire ce que ces scènes m'évoquaient..Sa vie mérite un film !

      Neila : Super cette bio hein ? Elle m'a beaucoup inspirée..Drôle de voir qu'il a aussi écrit sur Thérèse de Lisieux ! Je n'ai pas lu Idylle Saphique mais j'aimerais bien le trouver, je suis sûre que Liane écrit très bien..Et puis, je en vais pas me mentir, j'adore l’atmosphère capiteuse de "pourriture des lys", mais si c'est indigeste pour beaucoup !

      MarionRocks : Marion ça me fait super plaisir que tu me dises ça, je suis vraiment ravie et flattée que ça t'ai plu ! Et encore plus si j'arrive à éveiller un intérêt pour cet univers..merci !! ;)

      Elsa : C'est vrai que l'article est un peu long, mais c'était impossible d'en dire moins ! j'ai déjà du énormément résumer..Quelle vie !!
      Ne t'inquiètes pas, je suis super motivée pour l'écriture, c'est ma nouvelle passion ! Et surtout, j'y prends un plaisir dingue, alors je en risque pas d'arrêter ! J'ai vraiment envie d'en faire une vrai activité, et je n'ai pas peur de me prendre des portes dans la gueule !
      Merci ;)

      Sarahh : Merci beaucoup ! Vous pouvez lire celle de Jean Chalon qui est très bien ;)

      Olivia (à paris) : Oui, une sacré femme, c'est rare des personnalités comme elle ! Et pour une fois, elle est intelligente, spirituelle et diablement talentueuse, ce qui n'est pas le cas de toutes les cocottes..;)

      KizzyDoll : Thank you dear ;) Love the blue notebooks but I wish she started them earlier, when she was a great courtesan..

      Sabrina : Oh merci, j'essaie vraiment de rendre tout ça accessible et palpitant, alors ça me fait vraiment vraiment plaisir !

      Laura M : Ah c'est gentil ! Cette bio est vraiment bien, j'aime les chapitres courts, ça donne quelque chose de vraiment vivant ! Les Cahiers bleus c'est bien aussi (mais comme je le disais plus haut, dur de trouver une édition française pas trop chère), mais je regrette qu'elle n'ai pas commencé plus jeune (elle commence à écrit à la fin des années 1910). Du coup, hormis ses souvenirs de jeunesse, c'est souvent barbant et trop terrestre/matérialiste. Mais c'est quand même très drôle, pour entrer dans la tête de Liane, ça a un coté touchant de lire ses confessions, ses angoisses et ses petites obsessions..Elle en devient très humaine !

      Lisa : merci Lisa !!

      Sabine : Merci beaucoup ! J'ai vraiment essayé de faire en sorte que la lecture soit ultra fluide, pour que ça se lise vite et d'une traite ! Je suis très touchée par ton petit mot, merci mille fois..

      G.G. : Sérieusement, j'ai réalisé à quel point sa vie ferait un super film !! Que font les producteurs ? :D

      Jéromine : Merci, j'ai corrigé ! Je fais toujours des fautes, malgré quinze relectures héhé ;)

      Alexandra B : Et je suis très touchée d'arriver à vous transmettre cette passion ! Le partage c'est très important..Merci de me lire <3

      V. : Amazing life right ? They don't make women like this anymore, I think it's because now it's more easy for a woman to be independant, before it was brave, fierce, daring and unconventional ! And they were very few liberated women like Liane..

      Maria Carla : Oh merci merci <3 Sérieusement, c'est grâce à vous que j'ai découvert ce "talent", dont je n'avais jamais soupçonné l'existence. Et chaque article me donne envie de progresser davantage..

      Cécilou : Peut-être que la prochaine sera Otero ! Niveau violence et sexualité fauve, on sera servis ! C'est un vrai torrent de vie celle-là ;) Merci pour ton message !

      Rockygirl : Merci ma belle !!

      Geoffrey : Hé ça fait super plaisir de voir plus d'hommes ici, vraiment ravie et flattée que ça puisse être aussi intéressant pour un homme !! Et bienvenue ;)

      Alexa : Merci beaucoup ! Mais avec une vie comme la sienne, facile de trouver l'inspiration héhé !

      BlackBerry : Oh mais non faut pas dire ça !! Oui, cet article m'a pris pas mal de temps, car je n'avais pas beaucoup de moments libre, et je ne voulais pas bâcler..Mais je suis heureuse d'avoir réussi à le finir ! Et encore plus qu'il vous plaise ! Et merci pour ce que tu me dit sur la construction du texte, j'essaie vraiment de travailler sur le style et la fluidité alors c'est très encourageant !!

      Gillian : Thank you, sorry that it's in french :s

      Marianne : Ouuuuhlalla mais tes mots me font rougir (de bonheur) !! Je suis ultra méga flattée et encore plus encouragée !! C'est grâce à ces gentils mots que je prends confiance en moi sur ce plan-là, et cherche à progresser à chaque nouvel article..alors merci merci !!
      C'ets vrai que cette vie est hallucinante, jamais vu ça..J'aime surtout le fait que Liane ne soit pas unilatérale, elle est sur pleins de plans et de talents à la fois, ce qui n'est pas le cas des autres, qui s résument trop souvent aux même trucs : sexe/tapage/consumérisme . Liane est intelligente, cultivée, sensible, impertinente, spirituelle (dans les deux sens du terme !), une très grande dame..

      Theodora : merci du fond du coeur !! J'essaie vraiment ! Mon crédo c'est d'avoir un fond très documenté et pointu, mais que la forme soit super accessible, vivante, impertinente..Je vomis l'élitisme universitaire, je veux que tout le monde ait envie de s'intéresser à cet univers, quel que soit le degré de culture..;)

      hh : Merci !! Je ne suis pas très drôle, mais j'essaie (enfin avec Liane c'est facile haha)

      Clochette : merci beaucoup ! Non pas lu, mais je vais le faire car je suis une inconditionnelle de Zweig..

      Manyee : Merci ! Je pense que le prochain devrait être sur Otero, niveau féminité ça va être ultra sensuel !! :D

      Adèle : Raaah merci, vraiment..Chaque mot que je reçois ici me donne une impulsion de dingue, c'est vraiment mon moteur ! C'est moi qui vous remercie de m'avoir fait découvrir cette nouvelle passion..

      Emil : Héhé ;)

      Valentina Novo : merci beaucoup !! Quelle vie c'est sûr, incroyable…

      Nathalie : Ouh mais je ne vais plus toucher terre moi avec des mots pareil..Non pas de prétention, mais de bonheur, car je suis tellement heureuse d'avoir enfin une passion qui m'accomplit tellement, et qui trouve un écho chez vous..J'adore écrire, et encore plus sur cette époque, et je n'aurais jamais pensé être doué là dessus ! Merci, je me suis trouvé grâce à vous <3 Comme je dit plus haut, mon crédo c'est solidité scientifique et historique + forme vivante et accessible.
      Hélas non je ne pense plus le diffuser, je me dis que si j'espère le publier un jour, ce serait dommage..

      Sophie : Raaah mais je n'y suis toujours pas allée, c'est dramatique !! je veux tellement voir ce lit !!

      Franck : hallucinant hein ? Le plus drôle ce sont les romans qui exploitent cette faille, où des femmes fatales se voient sommairement exécutées sans que personne n'y trouve à redire…Ouais c'est ça, c'était les stars de l'époque, ça et les actrices, mais les actrices étaient toutes prostituées et vice-versa..

      P. : Oh merci <3 Mais Liane est beaucoup plus spirituelle que cette jument idiote de Nana :D

      Maria Sole : thank you !

      Charlotte : Ben c'est pas trop une question de travail, car j'écris vraiment vite, c'est plus une question de trouver le temps..J'essayerais d'en faire un par mois !!

      Mannabelle : Ah tu trouves ? Moi pas, mais je prends ça pour un joli compliment ;) Merci, "ode à la feminité" c'est un très beau mot, et je suis vraiment flattée…

      Angéline : ouuh merci, c'est trop gentil !! <3

      elise : je vois ce que tu veux dire, la bouche et la forme du visage, bien vu !!

      Caroline Viard : Merci mille fois ! Mais tu sais, plus j'avance et plus je me dis que ce serait idiot de publier mon mémoire tout de suite, c'est quand même hyper définitif comme sujet, car ça englobe tout, et donc, que ferais-je après ? Et puis s'il doit être général et définitif, autant continuer les recherches pendant des années, et acquérir la maturité de style nécessaire..Je trouverais ça con de le publier, et de regretter quelques années plus tard de l'avoir fait trop vite..Tu vois ce que je veux dire ? je préfère commencer par moins général et moins ambitieux.
      En tout cas tes mots me font ultra plaisir…:)

      Dimitri : Merci, ravie de voir un autre garçon ici !! Je te conseille l'excellente bio de Jean Chalon, et le Cocottes de Catherine Guigon.

      Anne Sophie : Merci mille fois, ça me touche beaucoup ! J'essaie vraiment d'accentuer ce coté vivant et accéssible..

      Julie-Marie : C'est adorable !! <3 C'est un plaisir !

      azlyght : Bien sûr, j'essaierais d'en écrire un par mois, j'adore ça et je suis toujours ultra motivée par vos mots ici..Merci !!

      Jeanne : Merci, je suis vraiment ravie de voir que cette passion trouve un écho ici, c'est ce qui me donne envie de toujours continuer à partager tout cet univers !

      Little-proust : Oooooh c'est trop trop gentil <3 Merci pour cet encouragement ! Si je choisis Otero pour le prochain, je pense que ca devrait te plaire, elle est ultra bouillonnante celle-là ;)

      Letizia : Merci, c'est très important pour moi que la forme soit super vivante, avec un brin d’impertinence, sinon on s'emmerde ! Et puis bon, on parle de courtisanes quand même, alors il faut que le texte et le style reflètent cette extravagance et cet univers coquin..

      Catherine : Merci ! Je te conseille vraiment la bio de Jean Chalon et le génial Cocottes !

      flo : Merci merci, c'est toujours un plaisir !! Mais bien sûr, régulièrement même, je n'ai pas dit mon dernier mot, loin de là !!

      Steff : merci ;)

      Si tu savais le nombre de trucs dans le genre que j'ai découvert via mes recherches, c'est ecoeurant..

  55. Sabrine dit :

    Encore un article fabuleux (qur j’ai lu en deux fois, puis relu…) j’en veux d’autres!!! J’aime beaucoup le fait d’alterner séances photos, découvertes et culture. Merci mille fois. Je ferais aussi une demande spéciale : plus d’articles sur l’art, tes peintures ou courants préférés, etc. Ça me plairait beaucoup!!! Et encore d’autres beaux textes de ce genre… Et en réponse à ton tweet sur la publication de ton mémoire : pourquoi pas??!! Essaye, tente le coup! Et ne vise jamais plus bas, surtout pas quand tu es déjà « célèbre » grâce à ton blog. Ne cherche pas à viser des rêves plus « réalistes ». Si ca te semble facile, alirs ton rêve n’est pas assez grand. Le jour où tu publieras, je serai la première à l’acheter!!
    Bisous, bonne continuation.
    Sabrine

  56. Cécilou dit :

    J’ai déjà posté un commentaire, mais je reviens pour parler de ma réflexion après la lecture de ce post. Il me hante. J’ai réalisé que derrière tout le glamour de la vie de cette courtisane, il y a un partie sordide. La nuit de noces horrible, la dépression ect.. Je me suis rendue compte que j’avais une fausse idée de la vie des courtisanes, le charme de l’époque ayant dénaturé la vérité sur leur existence. J’ai voulu voir la partie luxe, scandale, et sensualité de La dame aux camélias, de Nana, mais ton article a réhabilité la vraie version des faits. Merci de m’avoir instruite :).

  57. Laura M. dit :

    C’est ce que j’ai remarqué à propos des Cahiers de Liane, on les trouve bien plus en anglais qu’en français. Mais je finirai bien par les trouver un jour !
    J’aurais aimé lire d’autres biographies à son jour, tant sa vie fût riche. C’est fou de voir tout ce qu’elle a vécu, traversé. La manière dont sa vie a commencé, comme elle a terminé. Son parcours est extraordinaire, tout sauf lisse. Et la manière dont elle a vécu sa vie, en s’affranchissant de certains codes de l’époque, c’est fabuleux.

  58. Jasmine dit :

    Je suis ton blog depuis longtemps et, déjà passionnée d’histoire tu m’as fait découvrir un autre fil de Paris et son passé. « Cocotte » est devenu mon livre préféré ! ;) J’espère un jour acquérir la même culture que toi afin que tout ces fils forment une robe magnifique ( de préférence comme ces merveilleux kimonos que tu porte si bien et que moi, je n’arrive décidément pas à trouver ou alors seulement à déchirer ). Ton univers suranné est passionnant… continue autant que tu le peux, sil te plait !

  59. Ophélie dit :

    Bonjour Louise!
    J’ai vraiment beaucoup aimé cet article, et j’avoue avoir été déçue en en lisant la dernière ligne :-)
    En tous cas bravo, synthétiser une vie ne doit pas être un travail facile!
    (et merciiiiii)

  60. Chloé dit :

    Extraordinairement poignant.

    Bravo

  61. Phonography dit :

    J’ai trouvé cet article très intéressant, au style très prenant. Je n’imaginais pas qu’une biographie puisse être passionnante en fait!

    Comme d’autres lecteurs et lectrices, j’ai bien aimé voir l’envers du décor de la vie de courtisane en particulier la partie sur la concurrence entre elles (qui se règle à coups de pierreries!).

    À présent, j’ai envie de lire « Nana » mais aussi « Chéri » après avoir lu cet article.

  62. Clara dit :

    Bonjour Louise,

    Je vois que tu as lu l’excellent livre de Jean Chalon :-) . Tu devrais lire son ouvrage sur Natalie Barney. Bravo pour ton article et bonne continuation.

  63. deschamps dit :

    article faluleux plaisant a lire merci

  64. Marilou dit :

    Magnifique article ! Magnifique photo, avec toi on s’instruit toujours. Quel plaisir de te lire !

  65. Anna Keat dit :

    Décidément, j’adore les biographies ! L’anecdote sur l’amant de Proust est excellente. Je me demandais vu que les références aux tenues vulgaires/convenantes reviennent souvent, si un article comparatif permettrait de donner une idée de ce qui était vulgaire/convenant à l’époque ? Parce qu’en regardant ses photos, on pense évidemment au luxe, mais aussi quand même à une certaine élégance (à moins que ce ne soit notre regard moderne envouté). Le convenant serait carrément du noir et une coupe simple bourgeoise avec quasiment pas de bijoux ?
    Merci pour cet article et bonne semaine, bises !

  66. Tu as vraiment l’un, si ce n’est le plus beau blog. Toujours documenté,s, des photos magnifiques, … J’ai l’impression de m’être transformée en américaine : amazing !

  67. diane dit :

    j’ai adoré! Cet article est passionnant! Merci pour ce partage Louise!
    xx

  68. Erafine dit :

    Sublime photos!! Yu interprètes superbement!

  69. Mlle Camélia dit :

    Quelle magnifique et triste histoire!

    Merci chère Louise de nous les montrer et raconter xxx

  70. Je ne connaissais pas du tout, merci de cette jolie découverte. Comme d’habitude, tu es somptueuse.

  71. Maria dit :

    Liane!!! LOVE.

  72. Emily dit :

    You look like a madam! Very parisian chic, really XIX !! <33 This transformation is too beautiful ! But please translate your articles into English !!

  73. 2moiselles dit :

    Très bel article comme toujours!!

  74. Anne Sophie dit :

    Très belles photos tellement fidèles à Liane.
    Et c’est un plaisir de relire ton article. Bravo pour cette magnifique série !

  75. Lenelaï dit :

    Oh bah mince, moi qui crevais d’envie de louer cette robe à Fanny pour faire un shooting avec!

    Cette série est magnifique! Tu incarnes tes personnages à merveille :-)

  76. Elena dit :

    Quel article ! Quelles belles photos! Encore bravo même si tu dois en avoir marre! Vraiment ton article était fascinant, j’adore la manière limite anecdotique dont tu racontes les vies de ces icônes ! As-tu pensé à recueillir tes articles et à les publier en version papier ? Si tu le fais je l’achète !

  77. L dit :

    Ah, je vois que tu as trouvé ton écriture personnelle, continue sur cette piste…

  78. Byron's muse dit :

    So beautiful and artistic!!! I’m speechless, you look gorgeous and you managed to capture the atmosphere of Edwardian era… I love your posts indeed! <3 <3 <3

  79. Iryna dit :

    Louise, l’écriture est un don pour toi. Encore un beau billet si instructif!

    Suis-je peut être à coté de la plaque, mais la photo avec l’ombrelle – à l’exception du boa – m’a fait d’abord pensé à une héroïne de Tchekhov.

  80. Léa dit :

    Magnifiques photos! Et merci pour cette biographie très détaillée sur cette belle demi-mondaine! :)

  81. Lunej dit :

    Un bien bel article encore! Quelle passion dans ton écriture! La lecture est très plaisante et l’histoire de cette femme captivante. Merci de me l’avoir fait découvrir. C’est très agréable de lire une histoire comme celle-ci agrémentée de jolies photos d’époque.
    Les tiennes sont renversantes, la robe que tu portes est splendide! Comme j’aimerais être grande et porter de telles robes…
    Tu réussis toujours aussi bien tes looks venus d’un autre temps, j’adore! Tu es fabuleuse Louise.
    A très vite!

  82. Letizia dit :

    Excellent shooting and article, as usual! You really look like the female characters of ‘Death in Venice’ by Visconti, women walking on the sand wrapped up in their light-coloured clothes. I think I’ll read something about Liane de Pougy sooner or later…

  83. dsata dit :

    Bonjour Louise, En écoutant une excellente émission consacrée à l’exposition du Petit Palais « Paris 1900 » ( http://www.franceinter.fr/emission-lhumeur-vagabonde-christophe-leribault-directeur-du-petit-palais ), j’ai appris que Liane de Pougy figurait dans le tableau d’Henri Gervex, « Une soirée au Pré Catelan » : http://tinyurl.com/mdl4hc9 (détail)

    Merci pour ton superbe blog.

  84. Olive dit :

    Bonjour superbe article! vous pouvez voir mon blog Skyrock consacré à ma modeste collection de cartes postale de liane de Pougy.http://hgwxx7.skyrock.com/

  85. LESIMPLE ALAIN dit :

    Je découvre l’existence de cette femme atypique, à la suite d’une recherche sur
    son nom et que j’ai découvert dans une série d’ouvrages de Nietzsche datant des années 1900, que j’ai acquis auprès d’une vendeur marocain,(éditeur Mercure de France), ouvrages traduits en français par Henri ALBERT, et que ce dernier lui a dédicacés. Dans un des ouvrages, La généalogie de la morale, et qui comme les autres en ma possession, a fait l’objet d’une jolie reliure, avec les initiales LP gravées sur la tranche, a été insérée une très belle lettre d’Henri ALBERT adressée à Liane de POUGY, et qui semble indiquer entre eux, l’existence d’une intimité certaine… Il evoque dans une autre dédicace « cette philosophie qui
    nous a rendus amis ».

    • Hassan elyemrani dit :

      Bonjour:
      J’ai fait l’acquisition d’une grande partie de la bibliothèque d Liane de pougy et de son époux le prince George Ghyka,et qui se compse de plus de soixante ouvrages dont une douzaine de livres anotés (Liane de pougy,Henry bataille,Charles Cantacuzène ….).
      J’ai compris de votre commentaire que vous êtes fort interessée de cette grande dame de valeur ,oubliée ,hélas de l’élite littéraire de notre époque .
      Je tiens aussi à vous singnalé que je serai ravi de votre contact pour un échange d’idées sur cette grande dame.
      cordialement le votre
      Hassan

  86. Janna dit :

    Je viens de relire cet article, et waouh, qu’est-ce que tu écris bien! ça fait des années que je te suis et je crois que je ne me lasserais jamais de la manière dont tu parviens à amener tes lecteurs à partager tes passions. Tu es merveilleuse. Merci.

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