Une Histoire de Style

13 septembre 2017

Collaborations | Fashion | Life | Looks | Shopping

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Pictures by Alix de Beer

For La Vallée Village

Cette année, la rentrée a commencé pour moi à la fin du mois d’août, par un shooting en bonne compagnie à La Vallée Village, qui a été la meilleure façon de se remettre dans le bain, puisque nous étions ce jour-là toutes de très bonne humeur, ravies d’être là, d’échanger et de faire des photos ! C’était drôle d’être dans ce décor idéal, à mi chemin entre les Sims et Desperate Housewives, à flâner dans les boutiques et grignoter des macarons Ladurée, on peut dire que c’était royal comme rentrée ! Étant un poil nulle en ce qui concerne le shopping et les bons plans, je n’avais jamais été à La Vallée Village, mais il ne m’a fallu que très peu de temps pour être convaincue car, à peine arrivée, je suis tombée sur une paire de chaussures tellement belle que si elle n’avait pas existé j’aurais rêvé qu’on l’invente : des bottines lacées Red Valentino de la collection Marie-Antoinette, semées de violettes sur fond de toile rose poudre, pour 1/5 de leur prix originel. Difficile de faire mieux !

Quand on m’a proposé cette collaboration, le thème était si évident pour moi que j’ai dit oui tout de suite, et vous allez comprendre pourquoi, car leur campagne Une Histoire de Style cherche à mettre en avant la fonction de miroir de la personnalité que possède le vêtement. Or cette expression, « miroir de la personnalité », c’est celle que j’utilise sans cesse depuis les débuts de mon blog, rien ne pourrait me correspondre plus que ce concept ! Pour moi, le vêtement n’est « fringue » que si on le laisse être ainsi, et encore, c’est tout à fait faux car depuis toujours la mode a incarné le reflet de son époque, c’est en l’étudiant de près qu’on peut comprendre les mœurs et les coutumes d’un peuple, d’une ère. L’habit toujours trahit celui qui le porte, il est bien sûr un signe social et culturel, mais aussi une porte ouverte vers la personnalité de son possesseur, car il transmet à autrui un message, même involontaire. Par exemple, ceux qui disent « oh moi je m’habille n’importe comment je m’en fous » n’échappent pas à cette fonction de reflet du vêtement, car cette nonchalance affichée est bien évidemment porteuse de message, c’est fascinant quand on y pense. Il y a cette fameuse scène du petit pull bleu dans Le Diable s’habille en Prada (film atroce par ailleurs), qui dans son ironie est si incroyablement vraie. Alors, je balaye du revers de la main les jugements de futilité dont on m’accable depuis que j’aime à me vêtir avec soin, car il s’agit de bien plus que de simples bouts de tissu, c’est tout un univers que l’on peut suggérer à travers une tenue, c’est une porte ouverte sur la psyché de celui qui la porte, c’est le condensé d’années de maturation du goût et des découvertes culturelles qui en influencent le style, c’est un acte créatif à part entière. Le vêtement n’est considéré comme futile de nos jours que parce que le XIXème bourgeois l’a associé à l’oisiveté et en a fait l’apanage des femmes ainsi que le symbole de la réussite de leurs époux (par opposition aux nobles vêtus de soieries, le bourgeois choisit le noir et l’uniforme, mais cherche tout de même à représenter par procuration sa richesse sur sa femme), et parce que l’explosion de la société de consommation a achevé d’en consacrer la dimension matérialiste. Mais détrompez-vous, nos vêtements sont et resteront le reflet de notre temps, et ils seront dans quelques siècles étudiés pour tenter de comprendre cette époque qui fut la nôtre. D’ailleurs ce n’est pas par hasard que La Vallée Village s’associe aux Arts Décoratifs pour cette opération, en finançant la réstauration de cinq pièces maîtresses parmi l’impressionnante collection du musée de la mode.

Lors de ce shooting, on m’a demandé quel était pour moi l’élément le plus important dans un look, et après m’être tourné les méninges dans tous les sens (je suis nulle pour ce genre de punchlines), j’en suis arrivée à une conclusion aussi évidente que limpide : le point fort d’une tenue sera toujours une robe, car je n’ai pas besoin d’ajouter grand chose à partir du moment où j’en choisis une qui est unique, bien coupée, colorée ou minimaliste, peu importe, tant qu’elle reste une pièce maîtresse. C’est à la fois le point de départ de la tenue et l’élément central, celui qui va déterminer l’inspiration, l’humeur, le personnage parfois, bref, tout ce qui va se créer autour ! Plus le temps passe, plus je sélectionne avec soin les pièces qui entreront dans mon dressing, en plaçant le caractère au-dessus de tout, car une belle robe doit passer grâce à sa coupe et ses matières l’épreuve du temps, mais aussi celle des modes. Ce jour-là, j’ai choisi cette jolie robe aux accents folkloriques car elle correspond bien à ce que je recherche en la matière : une coupe féminine, gracieuse, des détails charmants (ici, les broderies et plissés), un tissu qui ne va pas s’effilocher au bout de deux mois, et un univers, qui sera le canvas autour duquel je vais pouvoir imaginer mon look.

Dress : Vanessa Bruno / Boots : Marc Jacobs / both at La Vallée Village

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From Paris with Love


1 commentaire



  1. Sophie dit :

    Merci pour ses pensées autour du vêtement!

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