Voyage à Lascaux

17 janvier 2017

History | Looks | Musées | Voyages

TIP: Cliquez sur une image pour l'afficher en entier (version responsive). Vous pouvez ensuite faire défiler les photos avec les touches ← et → du clavier ou en cliquant sur les flèches apparaissant au survol de l'image.

Pictures by Pauline Darley

Après un weekend à Amsterdam suivi d’un bref -mais ô combien idyllique- séjour hawaïen, je suis aussitôt repartie pour une terre inconnue mais bien plus proche cette fois, celle, millénaire, de la Dordogne et du Périgord. J’ai toujours voulu explorer davantage ce pays qui est le mien, sans en avoir toutefois l’occasion par le passé, mais c’est une des formidables opportunités que m’apporte désormais le blog, puisque grâce à ces nombreux voyages, Pauline et moi partons à la découverte du patrimoine français, portées par une passion pour l’art et l’histoire qui nous habite depuis la plus tendre enfance. Après Etretat et Chartres, nous voici cette fois sur les traces de la grotte de Lascaux et des merveilles de l’art pariétal !

Un immense merci à Article Onze et Semitour Périgord !

Dress : Souleiado / Vest : Antik Batik / Boots : Antonio Marras / Hat : Souleiado

_dsc4860nb _dsc4871 _dsc4828 _dsc4847

Comme vous le savez, je prends plaisir à me vêtir selon l’imagerie que m’évoque la destination où je me rends, aussi ai-je cette fois opté pour un ensemble néo-préhistorique (ne riez pas, quoique…) avec force peaux de bêtes, l’idéal pour me protéger du froid polaire qui régnait en ces lieux. On peut également y retrouver quelques références gothiques nordiques façon Game of Thrones; en somme, une tenue qui donne envie de se conduire en monarque des temps obscurs…

dsc00307 dsc00311 dsc00312 dsc00318

Après un fastidieux voyage en train la veille au soir (merci la SNCF et sa ponctualité légendaire), le réveil fut ô combien difficile mais entièrement pardonné dès lors que nous nous trouvâmes face à ces étendues spectrales qui n’auraient rien eu à envier aux plus belles perspectives flamandes du XVème siècle, et qui semblaient toutes droit sorties d’une composition de Caspar David Friedrich. On imagine sans peine comme le froid fut alors vif et prenant, mais quelle beauté et quel silence surtout, ouvrant nos yeux encore engourdis par le sommeil au sublime d’un paysage figé dans la brume et le givre, et qui appelle à la contemplation introspective si chère à l’idéal romantique, la nature agissant comme miroir de l’âme.

_dsc4878 _dsc4723 _dsc4762 _dsc4687 _dsc4779 _dsc4723

A flanc de falaise se tient l’un des joyaux préhistoriques de la région, et qui fait comme tant d’autres partie du patrimoine mondial de l’Unesco, la grotte naturelle du Grand Roc, située aux Eyzies dans la vallée historique de la Vézère et découverte en 1924 par le spéléologue Jean Maury, qui se chargea d’ordonner la construction d’un tunnel destiné à explorer les richesses de cette extraordinaire profusion minérale. Aujourd’hui on y pénètre par un autre accès mais le chemin reste le même, ce qui donne l’impression de vivre sa visite comme à l’époque, si ce n’est les quelques filets très discrets destinés à protéger ce fragile panorama contre les assauts de « tripoteurs » de stalagmites ! La visite se fait par petits groupes et avec un guide, et bien que je préfère habituellement me passer d’explications pour mieux ressentir l’atmosphère des lieux, nous avons eu ce jour-là une hollandaise passionnée et hilarante qui nous éclaira sur les aspects géologiques de cette grotte, inaccessibles d’emblée à la néophyte que je suis ! Je vais tout de même tâcher de vous en livrer une version synthétisée : la grotte est une immense géode, dont les cristaux ont été formés par de l’eau ayant traversé les couches de calcaire à la surface, une goutte de pluie peut par exemple mettre des décennies avant de se muer en une ces calcites qui tapissent la paroi. Ici au Grand Roc, le spectacle de ces constructions naturelles est absolument éblouissant, on y découvre des stalactites et stalagmites bien sûr, mais aussi d’autres plus anodines comme des excentriques (cristaux poussant dans de multiples directions) ainsi que de curieuses petites pyramides que l’on peut voir creuser le sol. En somme, une véritable forêt minérale ! De plus, l’éclairage chaud et diffus contribue à préserver la magie de ce lieu, d’ailleurs j’ai ouï dire que certaines visites peuvent se faire aux flambeaux à la nuit tombée, ce qui doit être féérique !

dsc00328 dsc00354 dsc00355 dsc00366

La vallée de la Vézère abrite également le site de Laugerie-Basse, qui fut habité par nos ancêtres les hommes de Cro-Magnon aux alentours de -15 000, lors de la période dite du Magdalénien (du nom d’un autre site préhistorique de la Dordogne, la Madeleine), puis plus tard au Néolithique et à l’âge de Bronze. On y trouva des silex taillés, employés dans la vie quotidienne par cette population semi-nomade de chasseurs-cueilleurs, mais aussi des parures faites à partir de dents d’animaux et de coquillages qui signifiaient l’appartenance à une tribu. Bien qu’étant très portés sur la chasse du renne ou des bovidés primitifs comme l’auroch, ces populations accordaient également une importance primordiale à l’art, et l’on a ainsi retrouvé à Laugerie-Basse de nombreux exemples d’art pariétal, le plus fameux étant la Vénus Impudique conservée au Musée de l’Homme à Paris, première représentation humaine découverte en France. La visite de ce site est intéressante pour mieux comprendre les conditions dans lesquelles vivaient les magdaléniens, à une époque où le climat dépassait rarement les 10 degrés aux temps fort de l’été, ce qui laisse imaginer les températures hivernales ! On oublie souvent que les hommes de cro-magnons sont semblables en tout points à ce que nous sommes aujourd’hui, si ce n’est quelques poils en moins, il est donc fascinant de s’interroger sur leur préoccupations matérielles comme métaphysiques…

_dsc4789 _dsc4805 _dsc4799

Je dois tout de même vous avouer avoir été terriblement malade lors de ce séjour, prise par un virus mutant qui avait commencé à m’empoisonner lors de mon séjour à Amsterdam avant d’atteindre son point culminant deux semaines plus tard durant ce week-end périgourdin en dégénérant en forte grippe/sinusite, ce qui m’a pris encore deux semaines à soigner ! J’ai remarqué autour de moi comme les virus sont agressifs cet hiver, aussi protéiformes que réticents à partir, aussi faites bien attention à vous…

dsc00418 dsc00449 dsc00452 dsc00466 dsc00404 dsc00474

Après un déjeuner tout ce qu’il y a de plus périgourdin à base de soupe à l’ail, foie gras et confit de canard, direction l’Abbaye de Cadouin pour une promenade digestive et initiatique, consacrée à l’étude des fresques et des haut-reliefs qui tapissent cette merveille de l’art gothique flamboyant dont la construction fut initiée au XIIème siècle. Cette abbaye cistercienne fut longtemps durant un célèbre centre de pèlerinage chrétien grâce à sa possession d’une supposée relique du saint suaire, en réalité une sacré supercherie comme on le sait aujourd’hui puisque cette toile de lin aux broderies de soie se révéla être d’origine égyptienne, et qui plus est datant du XIème siècle ! Mais il faut dire qu’a l’époque les reliques représentaient un sacré business ! Ce n’est donc pas pour cette raison que ce site fait également partie des happy few inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, mais pour la splendeur de son programme architectonique, qui se déploie avec faste au sein du cloître datant de la fin du XVème siècle, et offre un bel exemple d’hybride entre l’art roman et gothique, de part ses remaniements successifs. Les plafonds des quatre galeries sont rythmés par de superbe voûtes d’ogives dont les clefs, les cul-de-lampes et les colonnes de retombées (trop fière de ressortir mon vocabulaire d’étudiante en histoire de l’art) sont ornées d’étonnantes sculptures représentant des scènes allant de l’ancien et nouveau testament à la vie quotidienne des moins cisterciens, le tout recouvert d’un décor végétal des plus ouvragés.

dsc00501 dsc00509 dsc00524 dsc00530 dsc00536 dsc00548

Cette journée s’est achevée par un coucher de soleil rayonnant, contemplé depuis les cimes du château de Biron ayant appartenu à une grande lignée de barons et de ducs dont les origines remontent au Haut Moyen-Âge (ils sont d’ailleurs à l’initiative de l’abbaye de Cadouin) et dont l’un des plus émérites ducs eût le privilège -ou plutôt la malchance- de voir sa tête tranchée par notre Vert-Galant Henri IV, qui le condamna à mort après l’avoir soupçonné, à juste titre, de trahison. Hormis l’époustouflant panorama qui donne l’impression de contempler l’étendue des terres du Périgord tel le seigneur des lieux, ainsi que la perspective quasi-surnaturelle de l’abbaye dont les fenêtres reflètent les lueurs du soleil couchant, et qui serait parait-il hantée par le fantôme de Biron, j’ai adoré une partie quelque peu insolite de notre visite, à savoir une leçon d’armes médiévales offerte par le gardien du château ! Non seulement notre homme était en tenue adéquate, mais son discours fascinant était associé à un maniement parfait et parfois vertigineux de ces épées et autres arquebuses confectionnées manuellement, et dont il nous confia même « avoir longtemps fait la guerre avec ». J’adore !

dsc00565 dsc00699

dsc00693

Avant d’entrer dans le vif du sujet avec notre visite en avant-première de Lascaux IV, une petite mise au point est nécessaire car j’imagine que vous devez à juste titre avoir quelques questions : Est-ce la grotte d’origine ? Pourquoi Lascaux IV ? Où sont la II et la III ?

Figurez-vous que la grotte de Lascaux a été découverte par hasard en septembre 1940, alors que quatre jeunes adolescents en vacances dans la région étaient à la recherche de leur chien parti à la poursuite d’un lapin; ayant remarqué l’existence d’un trou dans lequel s’était glissé leur chien, ils pensent alors avoir trouvé le légendaire souterrain du château de Lascaux situé sur cette même colline. Quelques jours après, la joyeuse troupe revient sur les lieux afin de procéder à une exploration, et sont ainsi les premiers à en révéler les fresques à la lueur de leurs lampes à huiles. C’est l’abbé Breuil, célèbre pré-historien alors présent dans la région, qui l’authentifia et y fit les premières études en compagnie de Léon Laval, ancien instituteur des quatre garçon et plus tard premier conservateur de la grotte. Après une période de visites clandestines et quelques peu sauvages, le comte de la Rochefoucauld, propriétaire de cette grotte car située sur ses terres, la fit fermer aux curieux afin d’y réaliser les aménagements nécessaires à son ouverture au public, qui perdurera jusqu’en 1963, date à laquelle André Malraux la clôtura définitivement aux visiteurs afin de soigner de ses diverses maladies liées aux moisissures provoquées par l’excès de dioxyde de carbone, et qui sont toujours présentes de nos jours ! En  somme, puisque les respirations de ses spectateurs tuaient Lascaux, il fallut la retirer au monde pour tenter de la préserver. Cela me rappelle cette scène du Roma de Fellini dans laquelle d’exceptionnelles fresques et sculptures antiques sont découvertes lors de travaux souterrains, avant d’être balayées en quelques secondes par l’oxydation naturelle provoquée par l’air, quelle tragique beauté dans cet éloge de l’éternel devenant éphémère !

Voilà qui répond donc à notre première question : non, il ne s’agit pas de la grotte d’origine, qui n’est ouverte qu’une poignée de fois par an aux spécialistes chargés de son étude et sa conservation. Pour pallier au manque créé par la fermeture de la grotte de Lascaux, le comte de la Rochefoucauld prit l’initiative de la construction d’un fac similé, qui ouvrit ses portes en 1983 après des travaux colossaux, et qui sera désormais ouvert au public pour des visites thématiques sur réservation. Vient ensuite Lascaux III, un fac similé itinérant de la nef présente dans la grotte originelle, destiné à parcourir le monde entier auquel il fera découvrir ses célèbre fresques, agissant ainsi comme un ambassadeur de l’art pariétal français. Ce qui nous amène au centre pariétal de Lascaux IV, ayant ouvert ses portds peu après notre séjour, et dont l’architecture ultra-moderne a été conçue par les norvégiens Snohetta et s’inscrit en parfaite adéquation avec le paysage de la vallée de la Vézère.

_dsc4881 _dsc4887 _dsc4893 _dsc4896 _dsc4902 _dsc4906 _dsc4907_dsc4881 _dsc4922

Si Lascaux IV ne permet pas au public de pénétrer dans la grotte selon les réelles conditions de l’époque, ce qui aurait été trop périlleux, le trou par lequel descendait alors les visiteurs a néanmoins été reconstitué; de plus, une expérience sonore nous guide jusqu’à l’entrée de la grotte et donne ainsi l’impression de se trouver en compagnie des quatre adolescents qui en firent la précieuse découverte. Le parti pris est celui de l’immersion totale, car une fois à l’intérieur, les reliefs, la température, la luminosité et même le taux d’humidité sont similaires à la grotte originelle, ce qui créé un véritable choc, on s’y croirait ! Seules différences : le sol a été élevé pour être rendu accessible aux personnes handicapées, et le diverticule des félins est absent, mais cela n’empêche pas le visiteur de se retrouver plongé dans une atmosphère teintée de mystère et de mysticisme. De part sa reconstitution de haute-voltige, cette visite m’a ainsi donné l’impression vertigineuse de pénétrer au cœur d’un secret hérité de la nuit de temps, qui a fait naître en moi une foule de questionnements sur ces hommes qui sont notre miroir et qui pourtant nous échappent. Bien que la reproduction soit époustouflante de justesse, car reproduite au millimètre près grâce aux projections des parois originelles sur des surfaces modelées avec précision par le biais de relevés topographiques, je n’ai pu m’empêcher de penser avec mélancolie à l’immense émotion que devait provoquer la vue de ces peintures vieilles de presque 20 000 ans. Mai il faut savoir vivre avec son temps, et rarement un fac-similé n’a permis de restituer avec autant de brio les traces laissées pour l’éternité par ces génération d’artistes dont les origines comme les rites se perdent dans les méandres de notre histoire universelle…

Je ne m’attarderais pas sur la description du décor car cela serait trop fastidieux, mais ce qui frappe dans cet ensemble, c’est l’étonnante abondance de figures animalières; il faut savoir qu’à l’époque les hommes étaient largement minoritaires comparés à la population animalière et vivaient ainsi en communion avec ces bêtes qui peuplaient la terre, ce qui fait réfléchir quand à notre situation actuelle de sur-production et de sur-consommation. Si l’on connait les techniques de réalisation de ces peintures, on ne peut malheureusement en expliquer la signification, et bien que l’on sache avec certitude que ce site ne fut pas un lieu d’habitation, rien n’indique avec une certitude absolue qu’il s’agisse d’un sanctuaire. De même, nous ne savons toujours pas quelle était la symbolique de ces réseaux de points et des carrés sub-divisés qui tapissaient les parois de la nef et de l’abside…

dsc00608 dsc00612 dsc00630

Inutile de vous préciser qu’après une telle immersion, le retour à la « surface » apparaît comme un choc, l’arrachement étant d’autant plus difficile qu’on ne peut s’empêcher de rester sur notre faim, et ce malgré de passionnantes explications de Guillaume Columbo (le directeur d’exploitation de Lascaux), car on veut en savoir plus, comprendre d’où vient cet art et quelle est sa destinée, ce qui hélas est une bataille perdue d’avance car on sait qu’à ce jour aucune hypothèse n’a été réellement validée sur la symbolique du langage pictural de la grotte de Lascaux. Mais cet espace nommé salle d’interprétation est conçu pour apporter des éléments de réponse à ces questionnements, tout en gardant le spectateur dans l’atmosphère de la grotte grâce à son architecture organique et fantasmagorique. Les tablettes numériques permettent d’activer des animations sur les reproductions des parois, dont elles mettent en lumière les subtilités. Le principal intérêt de cette salle est qu’elle permet de contempler la très énigmatique scène du puits, qui n’est pas accessible depuis Lascaux IV car située à plusieurs mètres en dessous du sol. Entre nous, cette fresque m’obsède, car son sens est un mystère absolu. Tout d’abord, pourquoi a t’elle été réalisée si bas sous terre, et qui plus est dans un espace où l’oxygène se fait rare ? Et que signifie cet homme en érection à tête d’oiseau, seule représentation humaine de la grotte ? Dans une des salles voisines, une projection consacrée à l’art pariétal du monde entier m’a permis de remarquer que dans les fresques de cette époque, les représentations de l’homme étaient , au à l’inverse des animaux rares et toujours extrêmement schématiques, voir carrément abstraites, ce qui ne fait qu’ajouter au mystère de la grotte…N’étant pas éminente spécialiste, je n’ai pas de lumière à vous apporter, mais néanmoins cela reste absolument fascinant.

dsc00652 dsc00662

Une série de trois salles nous emmène explorer les balbutiements de l’archéologie pré-historique, ce qui n’est pas dénué d’intérêt compte tenu des rapides évolutions qu’a connu cette science au cours du XXème siècle ! Quand on pense qu’il y a encore une soixantaine d’année les fouilles -mais aussi les visites- étaient réalisées de manière quasi anarchique, on réalise à quel point cette discipline est jeune et ne demande qu’à mûrir, difficile de ne pas avoir le vertige en pensant à la somme de choses qu’il reste à découvrir ! Outre l’aspect informatif qui est passionnant, les projections sont merveilleusement bien réalisées : c’est un vrai bonheur pour les yeux !

dsc00681

Pour finir, traversée visuelle et onirique de la postérité artistique de la grotte de Lascaux à travers ce kaléidoscope d’œuvres du XXème siècle. On connait l’immense influence qu’eût l’art pariétal de Lascaux sur Pablo Picasso, dont les iconiques aurochs devinrent un motif récurrent -si ce n’est obsessionnel- dans les expérimentations de construction et de déconstruction de la forme picturale auxquelles il se livra à l’orée des années 1940. Pour le maître andalou, les fresques de Lascaux incarnaient la forme la plus pure de représentation d’un sujet, allant droit à l’essentiel et offrant une synthèse parfaite entre abstraction et réalisme.

_dsc4955 _dsc4960 _dsc4962

Ce séjour des plus épiques s’est achevé dans la joie et la bonne humeur au Thot, un centre dédié à la vie et la culture cro-magnon qui offre un complément de visite idéal à celle de Lascaux IV. Si le lieu est plébiscité par les tout petits en raisons des activités ludiques qui y sont proposées, il ne déplait pas non plus aux adultes, car on peut sans limite d’âge prendre part à ces ateliers, comme pour cette réalisation d’un fresque selon les méthodes de l’époque, c’est à dire sur roche, avec charbon de bois et pinceaux en poils de yaks. Cela permet de comprendre les enjeux techniques rencontrés par les artistes cro-magnon, ainsi l’on peut remarquer combien tracer une ligne nette sur une roche aux reliefs irréguliers peut être laborieux ! Loin de tenter de modifier la nature, les peintres du haut-paléolitique s’adaptaient à ces contours et y trouvaient même parfois les ébauches de leur composition….Inspirant !

Feat. mon second look spécial préhistoire => Dress / Olive Clothing / Vest : Souleiado / Bots : Jonak

****

From Paris with Love,

Louise


12 commentaires



  1. Ruth Miranda dit :

    This place is amazing, would love to visit it one day.
    https://bloglairdutemps.blogspot.pt

  2. Kempf Tiffany dit :

    J’habite en Dordogne et c’est vrai que dans cette région il y a plein de site touristique à visiter. ( châteaux, grotte etc.. ) C’est une très belle région :)
    Je suis déjà allée à Lascaux, c’est vraiment super, j’ai adoré :)
    Les photos sont vraiment superbes au passage, bravo :)

  3. Merci Louise pour cet article très intéressant. Je me souviens lorsque j’étais petite avoir vu dans les livres les photos de cette grotte de Lascaux qui m’avaient totalement fasciné ! J’aimerais beaucoup un jour aller voir cette « réplique » et pouvoir en apprendre un peu plus sur tout ça.

  4. L.E.Sawyer dit :

    Merci pour cet article original et terriblement bien écrit. J’ai eu l’impression de lire un journal écrit par une jeune femme au XIXème (c’est une impression peut-être pleine d’amateurisme et peu exacte historiquement parlant, mais je ne vois pas comment formuler autrement mon ressenti et je suis certainement influencée par mes récentes lectures).
    J’imagine que cet article a demandé beaucoup de travail, mais je ne peux que t’encourager à en faire d’autres tellement j’ai pris plaisir à découvrir votre voyage.
    Bien évidemment, les photos sont magnifiques !

  5. Hana dit :

    Ce que j’aime ce genre d’articles, à la fois source de découvertes et d’inspiration ! De plus les photos de Pauline sont incroyables, j’ai senti mon cœur rater un battement devant les paysages brumeux. Merci d’avoir pris le temps de nous raconter cette belle expérience (et prends également soin de toi, plus de virus mutant, s’il te plaît :D).

  6. Clem dit :

    Bravo et merci pour cet article! Et surtout merci de prendre le temps de détailler ta visite et ce que le Périgord t’a inspiré, je trouve ça vraiment « pro » que tu prennes le temps de travailler tes posts sur ton blog, alors que la solution de facilité serait de poster seulement sur Instagram. Tes tenues sont magnifiques, comme d’habitude! J’apprécie beaucoup ta façon d’associer les imprimés et ton sens du détail! Ciao!

  7. Claire dit :

    Merci pour cet article si riche, fourni, superbe en termes visuels et si bien écrit. Je suis d’accord avec L.E.Sawyer, j’ai l’impression de lire le journal d’une jeune femme d’antan! Ton style si bien travaillé est un pur régal pour les âmes littéraires et artistiques, éprises de découvertes et amoureuses du verbe! Bravo pour toutes ces recherches, ces superbes photos et ces looks tout aussi travaillés que ta prose. C’est toujours un plaisir que de te lire et une inspiration sans cesse renouvelée dés que je passe ici! <3

  8. Fiona dit :

    T’es sûrement une des bloggeuse les plus originales dans le monde de la mode ! Super glamour ! J’adore !

  9. Vikie dit :

    Bah moi j’ai pas aimé, je préfère de loin voir la vrai grotte, les animations audio sont trop longues, c’est mal conçu et je me suis emmerdé pendant toute la visite, c’est une grotte dans laquelle je refuse de retourner, par contre le gouffre de Cabrespine, j’y retourne dès que possible, c’est magique

  10. Manon Naïs dit :

    Merci pour cet article passionnant ! J’aime tout particulièrement la photo de la chauve-souris.

Ecrire votre commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. les champs requis sont marqués d'un *




Back to top