Voyage en Guadeloupe

06 mars 2019

Looks | Voyages

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J’ai eu en décembre dernier l’occasion de finir l’année en beauté, grâce à Air Caraïbes qui m’a conviée à passer une semaine idyllique en Guadeloupe, île française qui se situe dans l’archipel des Petites Antilles, entre la mer des Caraîbes et l’Océan Nord-Atlantique. Trois mois plus tard, je n’en suis toujours pas revenue, et je crois qu’une partie de moi flotte toujours quelque part là-bas, car j’y ai été tellement heureuse, que ces émotions doivent forcément être restées en apesanteur dans l’espace. De cette région du monde, je ne connaissais qu’une partie du Mexique, et aussi partais-je en totale néophyte, avide d’en savoir plus sur cette culture qui d’une certaine façon fait partie de notre paysage culturel et que pourtant nous connaissons si mal. Ce que j’y ai trouvé sur place m’a bouleversée, et voilà pourquoi mon cœur restera longtemps attaché à cette île et son archipel, à ses paysages spectaculaires et parfois sauvages, de cette façon si pure et néanmoins si forte qu’elle vous empoigne par le fond de l’âme, mais aussi aux moments que nous y avons passés, et qui me seront difficile à décrire car le domaine du sensible se transforme un véritable casse-tête lorsqu’il s’agit de le retranscrire. Plus qu’une belle expérience, je peux dire que ce voyage m’a recentrée, j’ai ri, je me suis émerveillée, je me suis tue dans la contemplation, mais surtout, j’ai été extraordinairement heureuse. A l’instant où j’écris ces lignes, j’essaie d’en retrouver les sensations, et les souvenirs impressionnistes, celui du paréo collé de sable dans lequel je m’enroulais, béate et abrutie de soleil, pour me pelotonner dans un coin de la voiture et voir la nature défiler en passant ma vie en revue, silencieuse car perdue dans une intense réflexion. Celui de la bruissante intensité qui se dégageait de cette cascade de Petit-Bourg sur laquelle la nuit tombait, et qu’autour la forêt toute entière semblait vibrer d’une puissance millénaire et inconnue de nous; lorsque je levais les yeux vers les éclats de ciel qui perçaient à travers les arbres vertigineusement hauts, je me croyais au centre d’un cyclone. Celui du bonheur enfantin de pouvoir se jeter tout habillée dans l’eau salée de la plage de la Petite Anse, qui était bleue-grise comme les nuages dont le ciel s’était soudainement orné, et d’où perçaient royalement des trouées de lumière qui donnaient tout son sens au mot « sacré », et de se glisser toute nue dans la mer fraîche et caressante des Saintes, où la couleur était aussi reine que le soleil  était roi.

Avant de commencer ce récit, un petit rappel d’histoire est nécessaire, car celle de la Guadeloupe a connu de nombreux et douloureux bouleversements. Aux environs du IIIème siècle avant Jésus-Christ, l’île était occupée par un peuple d’amérindiens, les Arawaks, qui étaient originaires d’Amazonie. Au cours des siècles qui précèdèrent l’arrivée des premiers colons espagnols, ils furent peu à peu chassés et exterminés par les Caraïbes, autre peuple amérindien provenant du Vénézuéla. En 1493 puis en 1496, Christophe Colomb et ses équipages posèrent pied sur la Grande Terre, qu’il baptisèrent Guadelupe, en référence à la vierge de le Guadalupe. Comme l’île ne possèdait pas d’or, les espagnols se montrèrent moins sanguinaires qu’en Amérique du Sud, d’autant plus que les Caraïbes sont un peuple très belliqueux. Ils délaissèrent progressivement l’île, mais laissèrent place à un autre envahisseur, bien plus brutal hélas : la France, qui extermina quasiment tous les caraïbes et arawaks restant. Comme si cela ne suffisait pas, ils commencèrent à y emporter des milliers d’esclaves à partir de la seconde moitié du 17ème siècle, et l’horreur de la traite négrière se mit en place. J’y reviendrais plus bas, avec la visite du Mémorial ACTe. Ensuite il y eût un grand nombre de guerres d’orgueil, l’Angleterre, la France et les Pays-Bas se disputant la possession de cette île, symbole de la folie des hommes. En 1794, l’esclavage fut aboli, mais rétabli par Bonaparte en 1802. Il fallut donc attendre la révolution de 1848 pour qu’il soit enfin définitivement aboli, mais les conséquences de siècles de colonisation inhumaine furent lourdes à porter.

Ce voyage fut une fête, et ce dès le départ car la compagnie Air Caraïbes fêtait jour pour jour les quinze ans de son premier vol en direction des Antilles, et nous étions ainsi conviées à venir célébrer cet anniversaire, qui se déroulait d’ailleurs sur tous les vols de cette journée du 12 décembre. Air Caraïbes est une compagnie française qui existe depuis l’an 2000, et qui se spécialise depuis sa création dans les vols transatlantiques, à départ de Paris Orly et en direction des îles qui entourent la mer des Caraïbes, en particulier les Bahamas et les Antilles. C’est LA compagnie de référence pour les vols en Martinique ou en Guadeloupe, et d’ailleurs à bord les annonces sont faites en français, mais aussi en créole. Nous avons embarqué en classe Caraïbes, qui est l’intermédiaire entre la classe Soleil et la classe Madras, en premium economy donc. Le service à bord était très satisfaisant, d’une part parce que le personnel était adorable, et d’autre part car l’on y était très bien reçu, avec de la place, des bons films, et sur un écran large, une couverture, un oreiller, une trousse contenant divers nécessités, en somme, tout ce qui permet de passer un vol en étant serein.

Et puis, voyager à bord d’un avion en fête c’était quelque de chose d’assez incroyable, et surtout de complétement inédit ! D’habitude, j’ai tendance à enfiler mon masque, mes boules quies et mon turban après le plateau repas-film, mais cette fois je me suis prise au jeu et je dois dire que je me suis bien amusée. L’atmosphère était festive sans que cela soit trop intrusif, et c’était vraiment impossible de ne pas rentrer dans l’ambiance, car à chaque heure des prix étaient gagnés par les passagers, on se serait cru dans une tombola géante, c’était drôle ! J’ai même lâché mon film pour participer au bingo, c’est dire. Et à la place du traditionnel plateau repas, ce fut un vrai déjeuner d’anniversaire qui nous fut servi, avec mignardises, champagne, et même un gâteau spécialement créé pour l’occasion par le pâtissier Christophe Michalak. Ce genre de choses n’arrive juste jamais dans un avion, où au contraire l’atmosphère est souvent être froide ou stressante, et je crois que tout les passagers sont arrivés vraiment heureux en Guadeloupe, détendus même, ce qui pour sûr conditionne instantanément à passer un bon séjour. Effectivement, je n’avais même pas mis un pied à terre que j’étais déjà séduite !

Une fois arrivées à Pointe-à-Pitre, il fait trente degrés (apparemment c’est à peu près la même température toute l’année, le paradis !) et nous sommes un peu étourdies d’être là, mais surtout trop contentes de pouvoir enfin nous débarrasser de nos gros manteaux d’hiver. A l’aéroport, nous rencontrons Lionel, notre @karudrive national qui sera notre guide et chauffeur, et nous lui posons tout de suite des milliers de questions sur l’île et son histoire. Mais d’abord, qui est ce « nous » auquel je vais référer tout au long de l’article ? C’est un groupe iconoclaste et déjanté composé de Sophie, notre accompagnatrice, et de cinq blogueuses dont moi, qui sont plutôt dans ce que l’on étiquette de manière un peu simpliste comme le blog maman. Car plus encore, ce sont surtout des photographes, des voyageuses, des décoratrices, des écrivains, des as du DIY, bref, des filles passionnées, créatives, et absolument géniales ! Dans ce groupe il y avait Marjolaine (marjoliemaman), Marjolaine encore (Mamourblogue), Cécile (Ciloubidouille) et Caroline (VoyageFamily). Grâce à elles, il n’y eût pas un seul temps mort dans tout le séjour, mais au contraire, des milliers de discussions passionnantes, même pour celles qui n’y participaient pas, des tonnes de blagues crasses, beaucoup de bienveillance, de l’entraide, et une positivité totale. La sororité, la vraie. Quel que soit le moment de la journée, il y avait forcément une grande conversation quelque part qui était en cours, c’était très stimulant ! Nous avons appris à nous connaitre de cette manière intense durant ces quelques jours, et je pense que l’on peut désormais  dire que l’on se connait toutes vraiment bien, ce qui est assez rare et émouvant. D’ailleurs à la fin, j’étais désorientée de me retrouver seule, comme s’il me manquait quelque chose.

Après notre arrivée, nous avons posé nos valises à l’Auberge de la Vieille Tour, qui se situe au Gosier, la troisième grande ville de la Guadeloupe. L’hôtel, un moulin du XVIIIème siècle reconverti en pension quatre étoiles, est paradisiaque. Il y a des meubles anciens, des planteurs à siroter sous le porche de bois clair, et devant la mer qui s’étend en bleu azur et à perte de vue, une brise légère et pleins d’animaux, des poules, des iguanes, un chat…Oh, et le bruit des oiseaux ! Passer de Paris à ça, c’est tout simplement merveilleux. Les chambres sont grandes, lumineuses, et pour une fois je n’y étale pas trop de choses, car je veux me sentir libre, et dépaysée.

Après une promenade sur la plage privée de l’hôtel, qui me fais baver d’envie, nous décidons de sortir explorer la ville du Gosier, et sa célèbre plage de la Datcha. En chemin, nous croisons un vendeur de lambis, qui est une sorte de mollusque très apprécié, et assez luxueux apparemment, dont la conque en camaïeu de rose psychédélique est à tomber par terre. Impossible de ne pas penser à mon amie Yasmine, qui adore cette esthétique ! Malheureusement, il est interdit d’en ramener, sauf pour ceux qui sont percés, j’ai donc pu en trouver un sur une plage. La Datcha est un lieu convivial, il y a beaucoup de familles, des groupes de jeunes, c’est une excellente façon de goûter à l’atmosphère guadeloupéenne. Première baignade, Paris est définitivement oubliée.

L’avantage du jetlag, c’est que l’on peut se réveiller très tôt, et ainsi voir le soleil se lever. Au Gosier, les levers et couchers de soleil sont spectaculaires, car ils irradient sur la mer. Ce sont des moments précieux, ces petits matins où la nature peu à peu  se met à bruisser, et où l’on savoure le temps de ne pas se presser, puisqu’il est si tôt. J’adore prendre mon petit-déjeuner quand il n’y a presque personne, et là, face à l’océan, c’était exceptionnel. Et puis, j’aime particulièrement cette alimentation de fruits frais, de poisson arrosé de jus de citron vert et de sauce chien, le fameux condiment local qui est relevé à souhait. Je suis une folle de piments, et autant vous dire qu’en Guadeloupe j’étais au septième ciel, c’était même une running joke durant le séjour, car mon opiniâtreté à en mettre de tonnes dans mon assiette faisait sempiternellement marrer les gens. Je pourrais me nourrir de ce genre de repas toute ma vie. Ils me manquent affreusement.

Récemment, en lisant le livre de Marie Billetdoux, Femme prenant plaisir à ces fureurs, j’ai retrouvé un passage qui m’a fait penser à mes nuits en Guadeloupe. Bien que l’action se situe en Martinique, les impressions en sont les mêmes : « c’est aussi que le rose du ciel commence à poindre derrière les lamelles de bois et à éclairer son bureau, que ses petits amis si actifs tout à l’heure sous la lampe se sont dispersé ou endormis, que battements d’ailes, bourdonnements, zézaiements, hululements, coassements de ceux qui veillaient ont cédé la place aux appels, babils, saluts, cocoricos, aboiements, criailleries de ceux qui s’éveillent (…) ». Et les petits amis de la nuit, pour le coup ce sont vraiment les grenouilles, vous seriez surpris de la puissance sonore que de si petit êtres peuvent avoir, du genre alarmes de voiture ! Au début, c’est un peu déroutant, et les boules quies sont utiles, mais peu à peu on s’y fait et au bout des deux nuits, ça fait même totalement partie du paysage, on n’y prête plus attention sauf quand ça s’arrête et là, étrangement, on en vient à le regretter, ce pépiement aigu qui décore tant l’espace. Les nuits en Guadeloupe sont des véritable voyages sonores, c’est incroyablement particulier, mais très attachant.

Première étape de cette seconde journée à Grande-Terre, avec le cimetière de Morne-à-l’Eau. Il est dix heures du matin et il fait déjà très chaud. Autant vous dire que le lendemain, je ne prendrai plus la peine de me maquiller le visage ni de m’onduler les cheveux, car avec la température et l’humidité, rien ne tient et c’est pas plus mal. Le cimetière, construit sur une colline naturelle, s’ouvre en amphithéâtre des deux cotés de la cime, et offre ainsi un fabuleux panorama sur l’ensemble. Mais ce qui est le plus remarquable, c’est bien sûr le projet décoratif, car chacune des 1800 tombes est recouverte de carrelages en damier, qui sont dans la grande majorité des cas noirs et blancs, mais affichent aussi parfois des tonalités plus tendres. Certains sont entièrement monochromes, mais tous respectent la règle des carrés de faïence. On pense tantôt à une robe vichy, tantôt à une salle de bain, tantôt à un jeu d’échec, en somme, c’est tout sauf une nécropole ! Je n’ai jamais vu ça de ma vie, c’est impressionnant, émouvant, et surtout très vivant. Je remarque que comme dans certains pays d’Europe de l’Est, de nombreuses bougies colorées sont posées sur les tombes, signes que ce sont des lieux de vies où viennent se recueillir les familles. C’est moins mortifère que chez nous !

D’où vient ce code de décoration unique ? Sur ce point, les avis divergent et les légendes sont nombreuses, aussi est-il est difficile de le savoir avec certitude. Certains disent qu’il s’agit de l’union de la vie et de la mort, d’autres de celle de la couleur du deuil en Afrique, le blanc, et de son pendant européen, le noir, et d’autres pensent qu’il s’agit simplement d’une fantaisie qui aurait donné naissance à un effet de mode. En tout cas, il semblerait que les première tombes, qui datent du milieu du XIXème, aient été construites par des descendants de colons (des « békés »), car les esclaves n’avaient malheureusement pas les moyens de s’offrir une sépulture. Cela a heureusement changé, et aujourd’hui, c’est toute la population qui est représentée ici.

Evidemment, j’ai mis du vichy. J’adore prévoir mes tenues en fonction des lieux que je vais visiter, c’est un de mes grands plaisirs quand je voyage.

Changement d’atmosphère à Petit Canal, qui porte dans son ADN la souffrance dont la colonisation européenne accabla la Guadeloupe, et ce à travers deux endroits très chargés en histoire. Le premier est l’ancien marché des esclaves, où est aujourd’hui édifiée une église, on y accède par des marches sur lesquelles sont gravées les noms des ethnies qui ont un jour été forcées de gravir ces terribles escaliers pour y être déshumanisées. Non loin, se trouve un monument à l’esclave inconnu. Mais l’endroit le plus déchirant, car il n’a pas été lissé par la civilisation, c’est la prison de Petit-Canal, où étaient enfermés des esclaves. L’endroit est quasiment abandonné, et on ne sait pas grand chose sur son histoire, mais il est frappant. D’une part, avec l’immense figuier maudit -il porte bien son nom- qui le surplombe en crève littéralement les murs de ses gigantesques racines, et d’autre part, avec le souffle lugubre qui règne en ces lieux qui doivent sûrement être hantés. D’ailleurs, on trouve au sol des restes de cérémonies vaudou. Il faut voir des endroits comme ceux-là, car la Guadeloupe ce n’est pas que des belles plages baignées de lumière, c’est aussi un passé terrible et symbole de l’injustice humaine, qui ne doit pas être occulté.

La plage du Souffleur à Port-Louis est LA carte postale par excellence, et je crois que je ne tâcherais même pas d’essayer de vous le décrire, car cette photographie fait amplement foi. L’eau est limpide comme un cristal de quartz, et se marie au bleu du ciel. Une certaine idée du paradis. Il parait qu’elle abrite également un très joli cimetière marin, un peu dans le genre Morne-à-l’Eau, où les tombes sont ornées de coquillages.

Déjeuner à la Rhumerie du Pirate, à Saint-François, toujours sur Grande Terre. Je commence à devenir sérieusement accro au planteurs frais, aux poissons et à la sauce chien, c’est un délice. Et les piments !! Rien qu’à écrire ces lignes, mon estomac crie Guadeloupe.

Détour par la Pointe des Châteaux, un des lieux phares de la Guadeloupe, et qui doit son nom non pas à d’éventuels châteaux, mais aux moines capucins qui en 1683 y ont fondé la Paroisse des Châteaux, d’où la grande croix qui sur la pointe fait face à l’horizon. Nous nous sommes promenées sur les rochers qui bordent sa plage, cela m’a rappelé ma Normandie.

Arrivée au coucher de soleil sur la plage de Saint-Anne, qui se situe non loin de Point-à-Pitre. C’est un lieu très fréquenté pour prendre un verre le soir, il y a de la musique et des bars ayant pignon sur le sable, qui invitent à la détente. On s’y laisserait bien happer des heures entières ! On y trouve aussi un charmant petit marché, qui vends fruits et légumes locaux, rhums maison et paréos. Adorable !

Troisième jour et direction l’archipel des Saintes, qui est un ensemble d’îlots volcaniques rattaché à la Guadeloupe, auquel on accède en prenant le ferry, pour un trajet d’un peu moins d’une heure qui bringuebale pas mal, ce qui est un bonheur pour les amateurs de sensations fortes comme moi ! Cet archipel de composé principalement de deux îlots, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, dont on peut faire le tour assez rapidement en voiture. Ils sont assez peu peuplés, trois mille habitants à peine, et je les envie car ils vivent dans un véritable Éden ! Je sais, j’ai déjà utilisé cette comparaison à plusieurs reprises en parlant de la Guadeloupe, mais là, c’est puissance mille. Imaginez un oasis de soleil, de maisons peintes de couleurs vives, de nature verdoyante et de ruelles où se promènent poules et chats en liberté. Je m’y serais bien vue y vivre, là dans une petite maison sur la plage, à écrire des livres et profiter des belles choses qu’offre la terre…

Découverte du Fort Louis sur la colline de morne à Mine à Terre-du-Haut, qui donne un point de vue plongeant sur la baie des Saintes. On y croise de nombreux iguanes qui paressent au soleil ! On en fera bien de même…La visite guidée est très intéressante et permet d’en apprendre plus sur l’histoire des Saintes, qui est jalonnée de batailles, ainsi que sur son artisanat et ses coutumes.

Une pause au Kanaoa pour un déjeuner de spécialités à base de poissons et fruits de mer, arrosé comme d’habitude de punch planteur. Frais et délicieux, et presque les pieds dans l’eau car nous sommes seulement à quelques mètres de la mer.

Je n’avais pas pris mon maillot ce jour-là, et je me sentais bien bête, car l’eau était plus tentante que jamais. Alors j’ai acheté un paréo, et je me suis baignée nue, puis j’ai carrément laissé tomber le paréo, car l’appel de la nature était trop prenant. Je crois que cette baignade aux Saintes a été un de mes moments préférés du séjour, bien qu’il soit indescriptible, à moins de tomber dans des clichés de soft-porn. Alors plutôt que de vous parler de la sensation de l’eau sur ma peau nue, je vous dirais plutôt que je m’y suis sentie glisser comme un petit poisson agile. Je suis repartie en sauvageonne avec du sable jusque dans les oreilles, sale et salée, mais profondément apaisée. Au retour, nous avons observé le spectacle d’un goéland qui pour je ne sais quelle raison montait haut dans le ciel puis plongeait droit sur le bateau, si près qu’on aurait presque pu le toucher, et recommençait encore et encore, durant tout le trajet.

Après cette étourdissante journée, nous découvrons notre nouvelle maison, La Créole Beach Hotel, qui se situe également au Gosier. C’est un grand complexe quatre étoiles qui peut accueillir de nombreux visiteurs sans rien sacrifier à son charme. On y trouve une plage, un spa, plusieurs piscines, mais aussi pour les curieux et les enfants des activités et  des visites disponibles chaque jour, et même un cocktail de bienvenue pour faire connaissance avec l’équipe et les nouveaux venus. Quand aux chambres, elles sont grandes et lumineuses, et décorées avec du mobilier design. J’ai surtout adoré les piscines éclairées la nuit de néons colorés, ce qui offrait la possibilité de prendre des bains tardifs très esthétiques, et le buffet de leur restaurant La Route des Epices, qui proposait chaque soir une grande et délicieuse variété de plats locaux et internationaux. Je m’y suis empiffrée avec plaisir, en me jetant bien sûr sur les spécialités guadeloupéennes.

Mon petit déjeuner habituel, version Créole Beach Hotel. Cinq étoiles sur cinq !

La troisième journée débute par une visite du Mémorial ACTe, qui depuis 2015 commémore et retrace l’histoire de la traite négrière en Guadeloupe, mais aussi au sein de caraïbes en général. Il est situé dans une ancienne sucrerie, ce qui est symbolique car c’est comme on le sait la culture de la canne à sucre et son export grandissant en Europe qui ont favorisé l’essor de l’esclavagisme, entrainant avec elle son lot d’inhumaines violences. C’est un magnifique musée, immense et très interactif, on pourrait y passer des heures qu’il y resterait encore une foule d’informations à découvrir, et je n’en suis partie qu’avec regret, c’était trop court. La scénographie est puissante, très esthétique et le parcours passionnant, bien sûr  poignant, car certaines salles donnent envie de pleurer, mais le devoir de mémoire est nécessaire. En tant que français, on ne peut pas venir en Guadeloupe sans ignorer ce que notre pays a fait à cette île, et à quel point nos histoire sont communément liées. Cela m’a bouleversée de découvrir les conditions affreuses dans lesquels voyageaient les esclaves, et la rude vie qu’ils menaient sur place, qui était régentée par le tristement célèbre Code Noir, instauré sous Louis XIV et maintenu en vigueur jusqu’à la première abolition de l’esclavage en 1794. En fait de droits, les esclaves n’avaient le droit à rien, alors que tout était permis au maître, le code disant même que les esclaves étant considérés de manière similaire à des meubles. Au sujet du code noir, je vous recommande ce très bon documentaire.

Après cette visite forte en émotion, nous retrouvons le soleil à Pointe-à-Pitre où se tient un charmant marché couvert qui offre une belle sélection de produits locaux, mais je dois vous avouer que je n’ai guère eu le temps d’en faire le tour, car j’ai foncé presque instantanément dans une boutique de vêtements traditionnels en madras, il me semble qu’il s’agissait d’une enseigne de la marque Dody, qui est très populaire là-bas. Voici donc le fameux madras, qui tient son nom de la ville indienne dont il est originaire, et d’où il fut importé progressivement à partir du milieu du XIXème siècle. Comme je vous l’ai dit plus haut, la traite négrière avait en théorie pris fin en 1848 après le seconde abolition de l’esclavagisme, mais fut remplacée par un appel d’immigration dans les colonies africaines dont les conditions furent en réalité plus ou moins égales, et qui fut donc interdite en 1859. Le gouvernement français fit alors appel au Royaume-Uni, afin que des travailleurs libres issus de leurs colonies indiennes puissent venir s’installer en Guadeloupe. Hélas sur place, ils ne trouvèrent que misère, violence et mauvais traitements, et ainsi beaucoup repartirent.  Néanmoins dans leurs bagages se trouvaient ces tissus multicolores de Madras, qui furent vite adoptés par la communauté antillaise. Aujourd’hui encore, on le porte sur des jupes et des robes bordées de dentelle blanche, et dont les formes reprennent souvent celles du costume féminin français de la seconde moitié du XIXème -ce n »est pas par hasard que j’ai porté ma robe pour aller voir la Dame aux Camélias à l’opéra Garnier !-.

Je me suis beaucoup amusée dans cette boutique, j’ai essayé la quasi totalité des articles sous l’œil bienveillant et amusé de la vendeuse, et suis repartie avec une jupe et cette belle robe que j’ai porté sans arrêt depuis mon retour, y compris pour aller à l’Opéra ! Pour être honnête, j’avais peur que ma prise d’affection pour ce tissu traditionnel soit mal-perçue, mais je n’ai à vrai dire eu que des retours positifs, dont certains m’ont touchée en plein cœur car j’y ai lu beaucoup d’amour, de fierté et de volonté de partage, ce qui m’a émue. J’espère donc ne pas froisser certains d’entre vous en portant ces vêtements, mais au contraire ramener un peu de Guadeloupe à Paris !

Déjeuner et visite de l’hôtel de Fort-Royal, à Basse-Terre où allons passer l’après -midi. Les bungalows qui donnent sur la plage sont rudement alléchants !

Marjolaine au top sur la plage de Grande Anse, à Deshaies. Malgré la pluie qui menace au loin dans les nuages, les couleurs restent vibrantes. Il y a tant de plages éblouissantes en Guadeloupe, qu’on ne sait plus où donner de la tête. J’ai beaucoup aimé celles de Basse-Terre, elles étaient moins touristiques, du moins en apparences, et m’ont paru plus sauvages, sans doute l’effet de ces reliefs cousus de végétation dense qui les encadrent.

Quelle émotion sur la plage de Petite Anse, je m’en souviendrais toujours, il y avait ce je ne sais quoi qui m’a fait penser à la leçon de piano, bien que cela n’ait en réalité rien à voir…Sur un coup de tête, j’ai foncé dans l’eau, et je me suis laissée éclabousser avec un plaisir enfantin par les vagues qui ce jour-la étaient plutôt expressives. J’aime particulièrement les paysages lorsqu’ils se rapprochent de la définition du Sublime telle que la théorise Edmund Burke, a savoir la crainte mêlée de plaisir que l’on ressent face au spectacle d’une nature déchaînée.

Nous arrivons à la cascade aux écrevisses alors que le jour commence à tomber, mais on croirait qu’il fait déjà nuit tant la végétation est dense. C’est une vraie forêt tropicale ! Je ne me suis pas baignée cette fois mais j’ai regardé avec plaisir les filles barboter dans l’eau fraîche, et les plongeurs expérimentés sauter depuis le haut de la cascade. Ne craignez-pas de vous faire pincer par des écrevisses, on en trouve plus depuis longtemps !

Après cette journée mouvementée et riche en visites, nous avons été acheter de quoi faire des planteurs maison, et avons pris l’apéro sur la plage avec Lionel. C’était parfait, un moment simple mais qui reste comme l’un de mes favoris.

Dernière journée en Guadeloupe, qui commence sous un soleil brûlant par une visite du grand marché de Jou a Tradision, qui se tient chaque année dans la ville de Jarry, et ne dure qu’une journée ! Il s’agit d’un immense marché de Noël où sont rassemblés des dizaines d’artisans et producteurs locaux, le tout dans une ambiance très festive. On y trouve des tout, des idées de cadeaux, des vêtements, des produits frais, des objets décoratifs, et même des curiosités comme ces étranges boules qui semblent faites de velours, et qui sont en réalité des baies dont on peut faire des bijoux. J’ai pu goûter à une de ces fameuses noies de coco, elles sont coupées à l’envie sur les nombreux stands de fruits et légumes qui par leur richesse de choix et de couleurs mettent vraiment en valeur la diversité de l’agriculture guadeloupéenne.

Impossible de visiter la Guadeloupe sans déguster un bokit, le sandwich local ! Sa pâte est légèrement frite, et on y met un peu tout ce qu’on veut à l’intérieur, c’est plutôt copieux.

Dernière baignade à la plage de la Datcha, là où tout avait commencé à l’arrivée. Mon cœur se serre à l’idée de repartir à Paris.

Au revoir Lionel, tu vas me manquer ! On voit sur la photo que j’ai troqué mes sandales contre des boots d’hiver, car l’hiver hélas m’attend à Paris…

Heureusement, le vol du retour avec Air Caraïbes me met un peu de baume à l’âme car j’adore les longs-courriers, probablement l’enfant en moi encore. En classe Caraïbes, j’étais confortablement installée et honnêtement ça n’était pas très loin du business, et puis, les sièges duo c’est quand même la panacée pour l’introvertie que je suis. Il y avait tellement de bons films que je n’ai quasiment pas dormi : avec Guy et Mademoiselle de Joncquieres, j’ai rattrapé mon retard niveau cinéma français ! Seul regret, ne pas avoir profité de la possibilité d’enregistrer deux valises en soute qui est comprise dans la classe Caraïbes. J’aurais pu ramener des tas de bonnes choses ! J’ai quand même bourré ma valise de sauce chien, de rhum et de piments locaux !

Au revoir la Guadeloupe !

***

Plus d’infos : Air Caraïbes

Le comite de Tourisme des Iles de la Guadeloupe


36 commentaires



  1. Ondine dit :

    Quel plaisir pour les yeux !
    Ouiiin, je veux la même robe !

  2. Taís dit :

    Oh my God,this is one of beautiful place that I ever seen! It looks like heaven. love your clothes.

  3. martine le Blanc dit :

    Du rêve !!!!!

  4. manuclai dit :

    J’ai beaucoup apprécié cet article sur ma Guadeloupe natal, tu as bien retranscrit tous les sentiments qu’on ressent quand on vit là-bas ou quand on la visite, c’était vraiment très agréable de voir un article très positif. Merci beaucoup pour ce beau cadeau.

  5. Jessica dit :

    Bonjour, merci pour cette magnifique description de mon île chérie ! Heureuse que votre séjour vous ait plu.

  6. De neris chantal dit :

    Je suis heureuse de vous lire car dès que j’ai posé les pieds sur cette île je me suis sentie enfin chez moi et j’ai ressenti des émotions où nul part ailleurs je n’ai eu autant de joie de tristesse et d amour pour un endroit difficile à exprimer mais je suis tombée follement amoureuse de cette île…

  7. Marion dit :

    Bonjour, je viens de tomber sur ton article et je ne connaissais pas ton blog avant ça mais en tant que guadeloupéenne, je suis heureuse de voir que la Guadeloupe a su conquérir ton cœur. Ta manière de raconter ton séjour montre à quel point tu as apprécié et ça fait chaud au cœur. Je viens de faire une agréable découverte avec ton blog, ça me donne envie de continuer à te lire.

  8. Siarri dit :

    Magnifique description de la Guadeloupe que j affectionne tout particulièrement et où mes plus beaux souvenirs sont à jamais gravés (dans mon coeur). Merci pour cette parenthèse enchantée qui m’a remplie de bonheur.

  9. Ninette Maviel dit :

    Article intéressant qui donne envie de découvrir l’aspect physique de l’île et de ses dépendances.Il manque 1/ l’aspect économique, de quoi vit-on en Guadeloupe, qui détient l’argent 2/l’aspect politique3/l’aspect culturel

  10. Lili dit :

    Superbe oratrice.
    Quel plaisir de lire et découvrir votre voyage.
    Je pars en guadeloupe prochainement et je m y vois déjà.
    Merci pour votre récit

  11. HENRIQUES BARRA IJENI dit :

    BONJOUR
    MOI AUSSI J Y ETAIT 15J
    DEPUIS J AI PLUS LES MOYENS DE BILLETS POUR RETOURNER LA BAS
    JE VOUDRAIT QU ON M OFFRE UN BILLET D AVION POUR ALLER REVIVRE CE REVE
    APRES UN COMA DE 18 MOIS J AI PLUS DE QUOI VIVRE
    CORDIALEMENT
    CET ENDROIT UN REVE INOUBLIABLE

  12. Miiiimi dit :

    Bonjour, je souhaite te remercier du fond du cœur pour cet article. Je suis contente que tu sois revenue avec d’aussi beaux souvenirs. Je suis métisse,mon papa est guadeloupéen . L’année dernière, j’y suis allée moi aussi et j’ai ressenti la même chose que toi . Ce sentiment de plénitude et de bonheur. Parlons aussi de ses paysages à couper le souffle … Je veux y retourner .. j’y retournerai pour sûr . Je te remercie également parce que j’apprécie le message que tu portes sur « mon » île . Tu racontes la vérité telle qu’elle est car La Guadeloupe est comme tu la racontes. Je voudrais que tout le monde vive La Guadeloupe comme nous l’avons vécu. C’est ce que cette île mérite.

  13. Laurent B dit :

    Salut
    Ton article est génial.
    Tu as decris la guadeloupe avec beaucoup d’émotion.
    J’espere que ca donnera envie au curieux.
    J’espere que tu projetes d’y retourner car il y reste encore beaucoup à decouvrir.
    Dormir chez l’habitant, grimper à la soufriére, découvrir marie galante.
    Au plaisir d’échanger avec toi. Je me permets de partager ton blog sur les reseaux. À bientot

  14. Khadija Farh dit :

    J’ai découvert votre site il est très jolie j’ai moi-même été en Guadeloupe pour la première fois en février l’année dernière et ce que vous dites dans votre récit et tout à fait véridique la tête est à Paris le corps est là-bas je retourne pour la seconde fois 2 mois et demi en juin et là j’ai compris que cette il était magique et magnifique au plaisir de vous relire

  15. ÉTIENNE dit :

    ce blog ne dit rien des algues brunes SARGASSES invasives aux Antilles. de plus en plus tot en saison…dès février.
    Quels sont les sites touchés
    Et ceux qui sont préservés.
    Sur gde terre.basse terre. Marie galanterie. Les saintes.
    Merci de votre retour franc.

  16. Beatrice dit :

    Bjr, j’ai adoré vous lire ! Tout y est tellement bien décrit ! Originaire de la guadeloupe, j’ai retrouvé les odeurs, les saveurs… je m’y suis retrouvée. Félicitation !!!!

  17. M. Annie dit :

    Merci de me faire revivre des moments agréables de mon pays avant le prochain départ, ce pays qui me manque tant. Chaque coin, chaque parcours, chaque lieu, chaque odeur que je connais par cœur. Je vous invite tous à visiter ce si beau pays. Merci encore.

  18. ETIENNE dit :

    Très belle narration sur je vais relire mots à mots

  19. Didier COGNET dit :

    Si en lisant tout ceci, les Français ne ressentent pas l’irrepressible envie de faire le déplacement… Même moi qui suis originaire de la Guadeloupe, j’ai eu envie d’aller visiter… Félicitations pour ces descriptions « poétiques » qui nous changent des critiques habituelles, et surtout merci. Je vais partager un max avec ma famille et mes amis de la Guadeloupe (qui apprécieront) et avec ceux de métropole, histoire de les tenter un peu

  20. Jean Édouard dit :

    Très beau compte rendu photos magnifiques vous êtes sublime vraiment beaucoup beaucoup je pars dans 1 semaine dans cette île que je connais déjà très bien j’ai pas tout à fait la même vision mais globalement il y a des supers endroits et avec vous tout le paysage s’embelli au plaisir jean-ed 28 ans de bdx

  21. LANDRE dit :

    Bonjour,
    Merci d’avoir mis en valeur mon ile. Très heureuse de savoir que ce séjour vous a rendu heureuse et que vous avez pris plein les yeux.

  22. Olivier dit :

    Magnifiquement raconté.et partage totalement cette vision de la très belle et accueillante île.j’y ai vécu une année, c’est ma deuxième famille voir ma famille. Gwada mon amour….

  23. Angela dit :

    Guadeloupéenne d’origine…vous lire m’a fait extrêmement plaisir.

  24. Isabelle dit :

    Bonsoir,
    C’est avec un réel délice que j’ai parcouru votre récit qui m’a rappelé tant de bons souvenirs de mon île natale la Guadeloupe
    Vous la décrivez avec beaucoup d’affection et d’emotion qui m’ont vraiment touchée droit au cœur
    Merci pour cette belle description aussi bien joyeuse qu’émouvante sans oublier ces magnifiques paysages à couper le souffle dont j’ai eu plaisir à redécouvrir… Bravo!!!
    Je me permets de vous embrasser bien fort pour ce pure moment de bonheur…
    Isabelle PM

  25. Claire S. dit :

    Coucou. J’ai été charmé par ta description de mon île. Je suis ravie que tu es apprécié ton séjour. J’espère que tu auras l’occasion d’y retourner.

  26. Youma dit :

    Très émue en lisant ce journal d’un voyage en Guadeloupe, ma Karukéra natale ! Dommage que vous l’île de Marie Galante n’aie pas eu l’honneur de vous accueillir ! C’est peut-être mal pour un bien car vous n’en seriez pas reparties. Juste une petite correction : on écrit une noix de coco et non noie. Bravo pour votre article.

  27. jocelyne Alcime dit :

    merci de décrire notre île de cette façon.j’ai été très émue de voir toutes ces photos qui représentent la guadeloupe,votre joie,tous ce bonheur que vous voulez partager.j’ai eu des larmes aux yeux en lisant le résumer de votre voyage en guadeloupe.merci!

  28. Olivier dit :

    Un peu cliché comme expérience. Aucune info sur les difficultés de circulation, les prix prohibitifs (forcément quand on est invité), la violence galopante, la mauvaise qualité du service en général.
    Bref un reportage orienté

  29. PRIMEON dit :

    Bonjour Miss PANDORA

    Votre blog sur votre séjour en Guadeloupe est un authentique voyage des sens, c est tout simplement un enchantement. Vous donnez vraiment l envie d y aller et de vivre ce que vous y avez vécu. Cependant, vous étiez dans un contexte particulier d invitée.
    Néanmoins, je connais assez bien cette île et je peux affirmer que même sans avoir les avantages que vous avez eus, je suis d accord avec vous pour dire que c est une île
    magnifique.On doit la visiter avec un œil en prennant son temps et se laisser porter par ses pensées en admirant l horizon. Moi, quand je retourne en Guadeloupe, je m arrêté très longtemps sur la plage et je laisse vagabonder ma pensée pour me faire des souvenirs pas besoins d appareil photos tout est stocké dans ma tête.
    Vous relatée merveilleusement l histoire de cette île et vous donner l envie d y aller.
    Un grand merci

    R. P

  30. Muryane Nkouka dit :

    Bonjour, je suis guadeloupenne, plus précisément du moule j’étais au avec une amie du Benin merci pour votre commentaire, j’ai beaucoup apprécié votre pleuré et en le lisant, vous êtes formidable.

  31. Denis dit :

    Je suis allée récemment en Guadeloupe pour enterrer mon grand père je suis passée par xl airway des soucis énormes
    Ma tante passe par votre agence mais je n’ai pas eu le choix car je suis partie en deux jours et carnaval les prix étaient élevés donc j’ai pris le moins cher mais je ne reprendrai jamais cette compagnie je serai heureuse de profiter de vos services car je dois retourner à St Anne en Guadeloupe voir ma tante
    Cordialement
    Laure Denis

  32. REGIS Tonsart dit :

    Bonjour je suis aller 6 fois 3semaines en vacance en Guadeloupe, et votre ressenti, vos commentaires me fond revivre les merveilleux moments sur passer au paradis ,que du bonheur cette région.
    J’espère pouvoir y retourner un jour,merci pour vos photos ,ainsi que votre reportage .

  33. Carole dit :

    Je trouve votre article très bien écrit et fidèle à la réalité. Etant guadeloupéenne, j’ai été touché par tout vos commentaires. Vous avez tout compris, notre histoire, notre culture et la beauté de notre île. J’ai pris plaisir à vous lire et vous remercie pour l’authenticité dont vous avez su faire preuve. Cet archipel est un véritable trésor pour la France, et j’ai hâte d’y retourner cet été.

  34. Christiane Berchel dit :

    Merci pour ce beau regard sur mon pays, la Guadeloupe. Installée en Bretagne pour des raisons professionnelles, je n’y suis pas retournée depuis 7 ans et elle me manque. Merci pour souligner notre passé et la richesse de notre culture. J’espère que vous y retournerez pour découvrir encore davantage et plus profondément ce que ce merveilleux pays a à offrir pour peu que l’on s’y intéresse. Un petit mot en creole: MESI!

  35. Kate dit :

    Magnifique

  36. Marjoliemaman dit :

    Comme tu le racontes bien notre fabuleux voyage. Je suis toute émue aussi de lire tes mots à propos de l’ambiance entre nous. C’était si riche d’être ensemble !
    Et j’avais oublié cette photo improbable de moi en train de faire le flamant rose (?) sur la plage, merci pour le sourire. Des bises bien fortes.

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