Luxure



















Robe 40′s vintage, bottes Azzedine Alaïa, oreilles de chat Maison Michel.



Photos Gabriel de la Chapelle et moi.
Le 8 mars dernier, j’ai bravé une grippe phénoménale pour me rendre à un événement que j’attendais avec la plus grande impatience. La raison ? Non pas la journée de la femme, mais bien ma journée avec Chantal Thomass, que j’étais hautement ravie de revoir depuis notre escapade à Venise en juillet dernier, mon imagination encore empreinte par le souvenir rêveur que m’avait laissé ce séjour onirique. Si la journée de la femme est un concept qui me laisse de marbre -voir carrément virulente- je reste cependant irrémédiablement attachée à la notion de féminité (attention terrain glissant !), et palpite à la simple évocation de l’univers de Chantal Thomass, dans lequel je me retrouve entièrement. Loin de cette féminité surannée dont j’étudie l’image dans mes recherches, je parlerais aujourd’hui de power féminité, inutile de revenir sur ce point maintes et maintes fois débattu ici, vous savez que pour moi la coquetterie et l’élégance n’enlèvent en rien à la force et l’indépendance d’une femme…Aussi, je meurs de plaisir devant une paire de bas couture à talons cubains, un corset de satin teinte « cuisse de nymphe émue », un nœud délicat sur un soutien gorge recouvert de fine tulle, et ne parlons même pas de dentelle arachnéenne..
Malgré mon état de décrépitude avancée -oscillant entre frissons glacées et bouffées de chaleurs de type sauna humain- je me suis extasiée face à l’extrême finesse de la nouvelle collection, aux couleurs poudrées et aux noirs et blancs graphiques, aux dentelles aussi fines que des nuées, et aux corsets dont la splendeur vous feraient oublier votre nom. Chez Chantal Thomass le détail est une science virtuose : on admire une l’ondulation d’une fronce, un nœud savamment placé, et toujours cet habile mélange du masculin/féminin (encore des notions de genre, décidément je vous provoque!). Et c’est quand même une sacré chance d’avoir Chantal pour nous la présenter en personne, assisté par la charmante Olena très babydoll mutine, qui nous a confessé son amour du champagne et de la lingerie (elle a bien raison non ?).
Quelques faux-cils et un trait de rouge à lèvre plus tard, me revoilà toute pomponnée pour enfiler mes talons Ernest à la Bettie Page, et m’essayer à quelques photos dans le cadre du fantasmagorique hôtel Vice-versa, dessiné par Chantal herself. Chaque étage propose une plongée dans l’univers d’un des sept péchés capitaux, je vous laisse deviner celui qui m’était réservé…(Qui a dit orgueil? :D ). Ma chambre était une merveille de voiles poudrés (décidément ce mot!) et de laçages évocateurs, un véritable corset géant ! A nouveau les détails étaient délicieusement impertinents, une veille carte postale érotique sur un interrupteur, un baiser de rouge à lèvre sur une glace, une jarretelle sur un pouf, et surtout, un miroir en forme de cœur au plafond…Quand à l’ensemble très Crepax que j’avais la chance de porter, il était à mourir, tout en tulle et gros grain noir, un chef-d’oeuvre libertin que vous reverrez très bientôt ici, car il s’harmonise à merveille avec le décor de mon salon « courtisane fin-de-siècle » !
Ma chambre, la Luxure :





Certes après les photos d’Olena ça fait mal, mais j’ai peur de rien !







Mille merci à Chantal Thomass pour cette journée divine !

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