Petit Traité Politiquement Incorrect de Beauté

12 février 2016

History

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Pour la Saint Valentin, Zalando Privé m’a proposé d’ecrire un article de mon choix et j’ai eu envie de parler d’histoire de la beauté. Je vous en présente deux versions : l’une, sur ce blog, sera un poil trash, tandis que l’autre, à retrouver sur le blog de Zalando Privé dès aujourd’hui, sera bien plus glamour. J’espère que les deux vous plairont !

Jean Fouquet, Agnès Sorel (panneau du Dyptique de Melun)

Une idée reçue très répandue consiste à croire que la minceur est un canon de beauté tout à fait contemporain, grossière erreur car cet idéal revient cycliquement à travers les âges, notamment au Moyen-Âge ou s’installe le culte du corps pâle, long et mince…mais avec un gros ventre ! Si, souvenez-vous du très célèbre portrait des époux Arnolfini (pour les incultes : celui qui est dans le générique de Desperate Housewives), où contrairement à ce que l’on peut croire, la jeune femme n’est pas enceinte, mais simplement une bombasse selon les critères médiévaux. Moralité, si vous êtes maigre et que vous mangez trop de pâté, vous pouvez être un canon de beauté sous Charles VII. Autres particularités très en vogue, la naissance des cheveux se porte haute, trèèèès haute (le front est alors la partie la plus érotique du visage) tandis que le sein gauche s’exhibe à la manière de la belle maîtresse royale Agnès Sorel. Cela dit, je n’ai toujours pas compris l’intérêt de n’en sortir qu’un seul, il y a un coté «the Janet Jackson incident » non ? Les traités de beauté recommandent moult eaux de jouvences, potions et onguents magiques à base d’ingrédients peu ragoûtants. On notera la prééminence de masques au sang de poulet, pigeon, chapon, ect (tout la basse-cour y passe), ainsi que de lotions aux composants bien plus nobles comme la perle, l’argent ou encore l’or, mais il s’agit surtout d’un luxe destiné aux gentes dames de la haute noblesse, on imagine mal la paysanne du coin conseiller de la poudre d’or à sa copine. Cela dit l’ostentation se paie car bien qu’on ait tous grandi avec Picsou il faut savoir que l’or est toxique, et c’est d’ailleurs ce qui a tué Diane de Poitiers, une mort que l’on ne peut pas tous s’offrir c’est concevable…

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Maître de l’école de Fontainebleau, Diane de Poitiers

Sous la Renaissance, « se ravaler la façade » n’est pas juste une expression, d’ailleurs la prochaine fois que vous vous moquerez d’une anglaise trop maquillée, souvenez vous que sous François 1er vos ancêtres se tartinaient la gueule avec force panache. Il faut dire qu’alors les conditions de vies étaient bien plus dures, l’hygiène quelque peu balbutiante, ainsi étaient donc fréquentes les verrues et autres cicatrices de vérole (la peste anyone ?), il fallait donc plâtrer tout ça, mais avec quoi ? Du fard blanc, enfin il faudrait plutôt parler de peinture, car à des années lumières de nos produits ultra lumineux, le teint sous la Renaissance se créé à partir d’une préparation au mercure et au plomb que l’on nomme le blanc de céruse, et qui sert aujourd’hui de patine pour le bois. Si cela vous choque c’est que vous n’avez encore rien vu, car certaines recettes se composent même d’arsenic ou de chaux vive, oui celle là même que l’on utilise pour faire disparaitre des corps. Il faut dire qu’à l’époque, ces petites astuces de beauté étaient recommandées non par les fashionistas en vertugadins, mais par les astrologues, comme Nostradamus par exemple. Vous imaginez aujourd’hui acheter une crème parce que Raël ou Paco Rabanne vous l’a conseillée ? Problème, ce blanc des blancs est extrêmement toxique pour la peau, qu’il attaque et dessèche sauvagement, tandis qu’il « rend l’haleine puante, les dents noires et à la fin les fait tomber » ; en somme, c’est un peu le portrait de Dorian Gray à l’envers, la pourriture sous le visage peint !

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Louis Léopold Boilly, La toilette intime.

Le bon sens pousse à croire qu’au siècle de Louis XIV on ne se lave pas, et il a raison. Bon, il faut savoir qu’ils avaient alors une excellente excuse : l’eau prive le corps de son bouclier naturel de crasse, ce qui laisse donc la voie libre aux miasmes en tout genre, et, pire encore, à Satan ! L’eau est pour les fontaines du Roi, et non pour les salles de bains qui n’existent quasiment pas. Ainsi, lorsque Louis XIV prend son bain annuel en 1665, il lui faut deux jours de préparation, et deux jours pour s’en remettre. Ne croyez pas qu’il s’agisse seulement d’une non-hygiène de vie réservée aux mâles complaisants, loin de là, c’est toute la cour qui pue et ce sans discrimination de sexe ! Pour ce qui est du parfum, celui de la femme s’apparente à celui du « cadavre musqué », c’est à dire qu’il côtoie de près la charogne, mais avec force pommades parfumées s’il vous plait ! Tant que le linge est blanc et propre, le corps peut moisir dans sa boue, et tant pis si l’été les odeurs sont insupportables ! Le XVIIème siècle marque également la grande époque des lavements et saignées, utilisés comme réponse pour à peu près tout, dont la blancheur du teint (il faudra m’expliquer le lien). Mais outre la blancheur, de quels attributs faut-il disposer pour plaire au roi soleil ? De toutes ses dents pour commencer, enfin presque toutes c’est déjà bien, d’un visage/masque figé par le blanc de céruse et le rouge appliqué avec la délicatesse d’un hussard. J’ai toujours eu beaucoup de joie à imaginer ce que les films en costumes donneraient si les critères physiques de l’époque étaient réellement respectés, ah quel festival de crevasses, de chicots pourris et de poils gras sous les perruques ! Vivement les Lumières qui signeront le retour du naturel (relatif) et de la propreté (relative elle aussi), ainsi que l’apparition du bidet (cet article est de plus en plus distingué dites moi…) !

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Auguste Toulmouche, Vanité

Au XIXème cohabitent deux canons de beauté qui s’entrecroiseront tout au long du XXème siècle : d’une part le corps voluptueux et callipyge, aux rondeurs proches d’un Rubens, d’autre part l’idéal de minceur, la sylphide qui bientôt deviendra la garçonne des années 20. Tout commence avec le romantisme du début XIXème, qui met à la mode la beauté d’hôpital des « Vénus du Père-Lachaise », les premières goths en somme ! La blancheur marmoréenne est toujours à la mode et s’entretient avec des masques de tranches de bœufs, ce qui donne naissance à une imagerie du vampire tout à fait délectable ; quand au blanc de céruse, il est enfin remisé au rayon travaux, et remplacé par des fards plus light à base de plomb, d’arsenic, ou de mercure, quel progrès me direz-vous ! Siècle bourgeois par excellence, le XIXème est marqué par la peur de la chair nue, aussi, qu’il soit lavé/purifié/caché par l’hygiénisme, sanglé et mutilé par le corset ou aspiré par l’idéal de beauté intellectualisé et quasi-anorexique de la fin-de-siècle décadente, le corps féminin est le grand perdant de l’époque. A l’orée des années folles, le couturier Paul Poiret restera dans l’histoire comme le Saint Michel des corsets, qu’il boutera hors de la femme, mais pour combien de temps ? Il suffit de se balader sur Instagram pour comprendre que le véritable corset de la femme aujourd’hui, cela reste son corps.

Bibliographie : Georges Vigarello, Histoire de la beauté

Philippe Perrot, Le travail des apparences, Le corps féminin

Et mon mémoire, mais c’est super naze de s’auto-citer.

***


33 commentaires



  1.  » (pour les incultes : celui qui est dans le générique de Desperate Housewives) » J’ai bien ri!
    Au moyen âge, on te faisait manger du savon pour maigrir, c’était censé laver l’intérieur et dissoudre les graisses.
    L’idée même de la minceur vient de l’Antiquité, décidément, nous ne sommes pas modernes.

    • Bulle dit :

      Au moyen-âge, les dames s’épilaient les jambes avec un mélange d’urine, d’arsenic et de chaux. Hum, fini les poils (et la peau).

  2. Justine dit :

    Bonjour Louise,

    Article très intéressant et truffé d’humour, j’ai eu beaucoup de plaisir à le lire ! Vivement le prochain ) Je me demandais si tu souhaiterais présenter dans un article le style d’un couturier qui t’as particulièrement marqué ? Cela peut être intéressant.

    Penses-tu qu’il sera possible d’augmenter l’espace entre chaque ligne en revanche ? Mes yeux saignent d’effort pendant la lecture…

    Bien à toi.

  3. Très intéressant ce petit traité raconté avec une petite pointe d’humour bien sentie :)
    Moi aussi je me suis souvent dit que les films dont la scène se passe à une autre époque ne ressembleraient plus à rien si les critères de beauté de l’époque étaient respectés. Il faut bien qu’on rêve un peu !

  4. Hanna dit :

    Génial ! Super intéressant ! Bravo !

    ( voilà moi je suis l’anti-proust des commentaires de blog )

  5. […] Petit Traité Politiquement Incorrect de Beauté […]

  6. Jade P. dit :

    Que j’ai rit ! J’aurais même aimé que ce traité soit plus long ! J’ai étudié l’histoire de la santé il y a trois ans du coup ça m’a rappelé des souvenirs ! Très sympathique ce genre d’articles n’hésite pas à en faire d’autres !
    xxx
    Jade

  7. Anne-Flore dit :

    Super article ! Je savoure la version trash avec plaisir, c’est bien plus rigolo ! C’est fascinant/flippant/étrange de voir qu’on n’est finalement pas très loin de ces pratiques tordues quand on sait que certaines se font des liftings à la sangsue ou au venin de serpent.
    (Ton mémoire est-il en libre consultation quelque part ?)

  8. Olivia dit :

    Dit donc j’aime bien ce style un peu sauvage ! Plaisir à lire !
    Merci! ^^

  9. Amandine H. dit :

    Louise, je ne commente jamais vos articles, mais je tenais à vous remercier pour ce bel article. Les portraits de femmes sont ce qui me fascinaient le plus lors de mes études en histoire de l’art, ce rapport au corps et au paraître à travers les époques…
    Merci pour cette publication !

  10. Aaaaah j’ai adoré cet article, tu m’as appris beaucoup de choses en si peu de temps, ce fut un plaisir de te lire aujourd’hui <3 Je cours lire ton deuxième article sur Zalando Privé.

    j'adore tes articles comme ça, où tu parles d'un sujet que tu connais bien, tu as l'air de connaître tellement de choses et d'être si cultivé, c'est vraiment inspirant !

    Je ne savais pas que l'épouse Arnolfini n'était pas enceinte, mon professeur d'histoire de l'art avait laissé penser une grossesse(sans s'avancer cependant). C'est une anecdote qui me plaît, je l'ajouterai dans mes notes de cours!

  11. Rosalie dit :

    « Le véritable corset de la femme aujourd’hui, cela reste son corps  » : Et BIM ! Quelle phrase de fin percutante ! (ce n’est pas ironique, je vais m’en souvenir de cette belle phrase)
    Tu as tellement raison ! C’est bien triste…
    D’ailleurs je crois que le lien saignées / visage pâle s’explique par le fait que moins tu as de sang qui circule, plus tu es pâle, si c’est ça la question.
    Je me demande si les autres pays étaient pareils (sans doute), ou bien d’où vient cette réputation de saleté des Français…
    Bises jolie Louise !

  12. Violette dit :

    Oh là là mais j’en veux encore, j’adore !
    Est-ce qu’il est possible de lire ton mémoire ? Est-il publié quelque part ?
    Merci.
    Violette

  13. Anne Sophie dit :

    Je suis très contente de voir que tu reprends l’écriture de tes articles historiques, je les adore, parce que j’apprends beaucoup de choses évidemment, mais aussi pour ton ton croustillant. Merci!

  14. Anna dit :

    J’adore ton article !! Sur la beauté.. Je confirme, tu n’y a pas été de main morte pour ce qui est du trash ! Néanmoins, ça l’était aussi avant…
    Je n’ai pas encore lu celui sur Zalando privé, je souhaité d’abord resté centrée sur celui de ton blog pour ne pas me mélanger les pinceaux.
    Je réitère donc ma demande qui a surement dû passé à la trappe depuis… (C’est pas grave, dans le fond, je pourrais toujours te redemander) si ça serait possible de lire ton fameux mémoire. Car nous avons toutes deux cette même passion des courtisanes, des bordels et des maisons closes. Et je rêverai de le lire. Vraiment. Mais après, tu n’es toi-même pas sûr de le faire éditer alors.. Peut-être cela te gêne-t-il tout simplement que je le lise. Ou que quiconque parmi tes abonnés le lise ?
    En tout cas c’est toujours un plaisir de te lire !

    Tendresse & bain au lait d’anesse ! <3

    Anna.

  15. Manon Naïs dit :

    Article dont je connaissais (presque) tout le fond, mais dont j’ai adoré la forme, c’est très plaisamment écrit et ça m’a fait rire, alors merci!

  16. Genial ton article, ça me rappelle plein de choses de mes années d’études et Messieurs Vigarello et Perrot étaient mes auteurs fétiches. J’adore la façon dont tu retranscris l’époque tout en donnant ton opinion. L’histoire de l’art et de la sociologie en est toute dépoussiérée.

  17. Alliennor dit :

    Bonjour, si votre mémoire traite de l’histoire de la beauté, ou d’un sujet proche, cela m’intéresserait de pouvoir le lire. Est-il consultable quelque part ? Merci d’avance, cordialement

  18. Bonaventure dit :

    Super article, vraiment intéressant, et drôle !
    Deux petites choses cependant :
    – « pour les incultes, cf Desperate Housewife », c’est un peu condescendant… Si une personne ne connaît pas ce tableau mais qu’elle est en train de lire l’article, c’est plutôt une personne qui se cultive qu’une inculte.
    – possible que nos arrière-petits-enfants hurlent d’indignation quand on leur racontera ce qu’on se mettait sur la gueule et sur le corps, paraben, aluminium, sodium, sulfate, propylène, perturbateurs endocriniens en tout genre et tout un tas d’acronymes peu amènes… Bref, juste pour dire qu’on n’est pas forcément au sommet de l’évolution !
    Ça n’enlève pas les qualités de l’article.
    Très bonne continuation !

    • Margot dit :

      Tout à fait d’accord avec toi, belle remarque également sur les « incultes »… Dommage que ceux qui pensent détenir la culture se trouvent obligés d’être condescendant avec ceux qui en ont moins.

      • Matoushi dit :

        Je suis d’accord avec vous, j’ai tout de suite compris de quel tableau il s’agissait avec cette description et pourtant je ne pense pas être inculte. L’humour sans condescendance c’est encore mieux ! ;)

  19. Miss Macabre dit :

    J’adore la dynamique de ton article! On apprend comment la beauté a évoulué tout au long des siècles avec des touches d’humour, ironie, etc. Siplement, J’adore!

    xoxo

  20. Alexandrine dit :

    Intéréssant, même si je connais déjà tout, c’est toujours bien de lire ce type d’article !
    Diane de Poitiers est une exception : les décoctions à base d’or sont rarement à base de véritable poudre d’or (heureusement pour les autres mais malheureusement pour Diane ^^).
    J’ai un livre (pas très neuf d’ailleurs) qui s’intitule « 1000 ans de secrets de beauté », qui a un format roman, sans illustrations ou presque, et qui donne toutes les recettes, même les plus alambiquées, sur les fameux secrets de beauté des femmes du temps jadis. Le connais-tu ? Si non, je veux bien te passer la référence.
    Belle journée,
    Alexandrine

  21. Nathalie dit :

    Chouette article ! Bon je connaissais la plupart des canons exposés, sauf le Moyen Age qui m’a surprise. Hop, en route pour la version glamour.

    • Bulle dit :

      Dans les tableau de Cranach, les nues ont un petit ventre.
      Au moyen-âge, le top du top c’est d’être blonde, fine, des seins menus et du ventre.

  22. Amélie dit :

    Super cet article ! J’adore ce ton trash, cinglant, ma petite culture littéraire me pousse à dire qu’on dirait un peu du Zola, ce côté cru :). En tout cas, ça m’a bien plu, ton récit n’en est que plus vivant, vivement le prochain !

  23. luw dit :

    Première fois que je commente ici, même si je suivais assidûment ces posts au début des blogs mode, avant de me lasser, pour finir par revenir après l’évolution vers la nouvelle version de MissPandora (un blog personnel, soit bien plus qu’un blog « mode »). Commentant aussi extrêmement rarement sur internet, j’ai été cette fois obligée de m’y mettre afin d’insister sur combien j’ai apprécié cet article : original, pertinent et enrichissant, tout en étant vraiment drôle, merci beaucoup !

  24. Mona-Lena dit :

    Cette plume-là te sied très bien! Un plaisir de te lire!

  25. Anne dit :

    Ah génial cet article Louise !!!! Je reste tellement sur ma faim, j’en veux plus :) c’est un sujet passionnant j’espère que tu referas d’autres articles dans ce genre

  26. Enimia dit :

    Très intéressant cet article et quelle belle synthèse sur l’hygiène et la beauté à travers les siècles! Je connais ton blog depuis longtemps car tes univers m’inspirent et même si je n’avais jamais commenté jusque là, je tenais vraiment à te féliciter pour cet article-ci!
    Pour pinailler, le Moyen-âge c’est 1000 ans de mode (qui change tous les 30 à 50 ans pour le dernier tiers), d’hygiène et de canons différents. Ce dont tu parles est surtout valable pour les périodes du XIIIe au XVe donc vraiment le dernier tiers de cette époque.
    Néanmoins, puisque tu soulèves la question de l’hygiène et de leur appréhension de l’eau, cela date de bien avant Louis XIV même si la mémoire populaire a retenu ses bains de lait. C’est à la Renaissance que les gens ont commencé à « se cradifier » quand on a découvert que l’eau était vecteur de miasmes. Les progrès de la science. Note aussi que les corsets (en armature de fer façon cage) sont nés également à cette époque.
    Avant cela, il y a des bains partout (un peu comme ceux que l’on voit dans Kaamelott), personnels ou publics, donc oui le Moyen-Âge était la dernière époque propre avant le retour à l’hygiénisme XIXème. Et je ne parlerais pas du fait que de récentes études ont démontré la rareté voire l’absence de caries avant 1492. En somme Jacquouille la Fripouille serait une belle image post découverte des Amériques, il irait très bien dans un film d’époque XVII-XVIIIe avec la perruque!

    Désolée pour l’étalage de confiture mais j’aime bien tordre le cou à cette image de Moyen-âge sale et bête face à la grandeur de la Renaissance ;)
    Continue tes belles mises en scène et tes chouettes articles!

  27. Enimia dit :

    Mon dieu, je suis bavarde mais je voulais dire un truc sur le fameux tableau des époux Arnolfini. Si on l’a croit enceinte depuis le début, c’est non seulement dû aux canons XVème mais aussi car l’habit qu’elle porte, cette très longue robe verte est une houppelande c’est-à-dire une robe d’extérieur doublée de fourrure donc un manteau d’hiver en fait. Faut imaginer qu’en dessous, elle a, a minima, encore 2 autres robes voire plus. Qui ne ferait pas grassouillette sous 3 couches de vêtements épais!
    En plus, c’est à cause de ce tableau que je rêve de trouver un miroir convexe. Bon, promis, je me tais et je te regarde, encore bravo pour ton article! ;)

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