Portrait d’Alma Mahler.

23 janvier 2013

Pandora

Et bien non, ce ne sera pas une courtisane aujourd’hui, car, après avoir lu une biographie sur cette inspirante muse, j’ai décidé de lui consacrer le portrait du jour. Certes, Alma n’est pas une courtisane, mais son appétit légendaire pour les artistes en ferait cependant une rivale de taille pour les reines du demi-monde. Personnalité marquante aux multiples facettes, Alma est tour à tour femme fatale, muse des quatre arts, épouse effacée, maîtresse d’un grand salon artistique, mangeuse d’homme, artiste étouffée…Comme bien des héroïnes de l’époque, son image souffre des préjugés ambiants, naviguant sans cesse entre les deux pôles de la dichotomie misogyne qui crucifie la femme fin-de-siècle, une identité se résumant à deux rôles : muse éthérée ou putain machiavélique. Mais, loin de s’offusquer des désastres de l’opinion publique, inévitable conséquence de sa renommée, Alma a utilisé les « on-dits » au service de la création de son mythe. De l’audacieuse groupie 1900 batifolant dans la nébuleuse artistique viennoise, à l’égotique veuve noire des derniers jours, elle n’a cessé de bâtir sa propre légende, construite autour des grands hommes qui ont traversé son existence.

Fille du peintre paysagiste Emil Jakob Schindler, Alma grandit dans un environnement bohème dont l’effervescence donnera plus tard naissance à la fameuse Sécession viennoise, et évolue au milieu des artistes révolutionnaires de son temps. Hélas, son père adoré meurt subitement, alors qu’elle n’est qu’une jeune enfant. Le choc est rude, mais dans son cœur Alma fait de son père un véritable demi-dieu, l’orgueil gonflé par les nombreux hommages que lui rendent la ville. Pas besoin d’être psychologue pour le comprendre, toute sa vie Alma va chercher son père dans ses hommes (un diagnostic que confirmera Freud himself !). Quand à sa mère, peu farouche, elle s’oublie de temps à autres dans les bras des collègues de son mari, dont le peintre Carl Moll, qui deviendra le beau-père d’Alma à la mort d’Emil.

Alma a beau haïr ce beau père imposé, et ne pas manquer une occasion pour le lui faire remarquer, il n’empêche que Carl Moll lui ouvre les portes de l’avant-garde prometteuse, lui offrant la chance de s’épanouir dans une Vienne alors en pleine ébullition artistique. La jeunesse d’Alma n’est que plaisirs et réjouissances : promenades avec Klimt et Khnopff sur le Ring, débats enflammés et expositions, bals et champagne (un prémisse du vice qui suivra celle que l’on surnommera plus tard « Madame D.O.M. Bénédictine »)…Belle et enjouée, Alma est toujours au centre, sa compagnie s’arrache, elle est celle dont on cherche l’approbation, celle dont on attend avec hâte les opinions, celle à qui l’on montre ses toiles en premier. Elle est terriblement séduisante, mais ne le sait que trop bien. Vaniteuse et insolente, Alma fait tourner les têtes, passe d’un flirt à un autre, n’obéissant qu’aux mouvements de son cœur, avec la même passion exaltée qui la caractérisera tout au long de sa vie.

Son premier amour est illustre, Gustav Klimt, excusez du peu. La jeune Alma se consume follement pour le peintre charnel, une passion qui restera toutefois inachevée, plus rêvée que consommée. Rien de plus qu’un baiser furtif -mais fougueux- échangé au cours d’un chassé croisé de deux mois en Italie, au terme duquel Carl Moll adjoindra Alma à rompre définitivement avec ce Klimt qui la pourchasse, ce qu’elle fera au milieu de la foule et des pigeons de la place San Marco à Venise. Une scène tragique de film romantique. Après cette douloureuse rupture imposée, Alma noie sa peine dans la mélancolie de la Sérénissime, mais elle sait toutefois que le choix est raisonné : Klimt a presque vingt ans de plus qu’elle, et vit en concubinage avec sa belle-sœur par alliance, la créatrice Emilie Flöge (les affaires de familles, décidément !). De plus, pour cet artiste sensuel, les femmes se dégustent à volonté, Alma n’etant qu’une amorce de passion parmi d’autres…

Après cette « relation », suivent quelques flirts : le co-fondateur de la Sécession Olbrich, le peintre symboliste Khnopff, le très laid compositeur Zemlinksy, un ténor qui la suit partout, un baiser décevant avec un metteur en scène (sa langue dans sa bouche la dégoute), mais surtout beaucoup d’hésitations et de volte-face. Espiègle et vaniteuse, Alma séduit principalement pour se sentir adorée, piochant impunément parmi les hommes, prenant, rejetant, puis reprenant. Il faut dire qu’elle est terriblement sensuelle, du genre à trembler pendant des mois après son baiser klimtien, à confesser dans son journal qu’elle rêve de se faire violer…«Ma sensualité est sans borne » écrit-elle, « il faut que je me marie ». Ah, les joies du mariage, si elle savait ce qui l’attend…

Gustav Mahler.

C’est en 1901 qu’Alma rencontre Gustav Mahler, le compositeur qu’elle admire tant (et n’hésite pas à suivre discrètement dans les rues de Vienne..), lors d’un diner où est également convié Klimt, son ancien amour, ainsi que Burckhard, un de ses prétendant de l’époque. Passé, présent et futur en somme. Tout se passe comme dans ses rêves les plus fous, lui qui ne montrait jusque là pas grand intérêt pour les femmes la demande presque aussitôt en mariage, il est même très pressé de l’épouser. Cependant, si le conte de fée est tangible, Alma ne reconnait pas la passion qu’elle attendait. Il faut dire que son amour tient plus de l’admiration, « dès le début il me fut étranger » confie t-elle, et avoue être même dérangée par son odeur, ce qui n’encouragera pas la timidité de leur rapports sexuels. On murmure qu’il est quasi-impuissant, un drame pour cette nature bouillante.

Après un mariage bâclé, une morne vie commune s’installe. Envolées les insouciantes fêtes viennoises, désormais tout doit être centré autour du sacro-saint travail du maître, l’emploi du temps réglé à la minute près, les tâches domestique accomplies dans le silence, pour ne pas perturber sa concentration. Il ne s’intéresse guère à elle, ni à ses aspirations, souhaitant simplement -mais fermement- une épouse dévouée et effacée. Tout le contraire d’Alma. S’en suivent deux enfants, qu’elle peine à vénérer, comme le veut la vision maternelle de l’époque. Alma s’ennuie, alors Alma commence à boire, beaucoup même…Frustration et délaissement sont les maîtres maux de ce mariage. Il faudra une liaison de celle-ci avec l’architecte Walter Gropius pour que les sentiments de Gustav se réveillent, stimulés par la peur de la perte, mais hélas, il meurt quelques mois après cette idylle trop tardive.

Oskar Kokoschka, La fiancée du vent (Alma en est le modèle).

 Veuve éplorée après ce drame, Alma ne le restera cependant pas bien longtemps, car elle fait en 1912 la connaissance foudroyante du peintre un brin timbré Oskar Kokoschka, dont les excentricités laissent perplexe le milieu artistique viennois. Si elle trouve enfin la passion violente qu’elle attendait, elle constate cependant la légère tendance d’Oskar à dépasser les bornes. Jaloux de Malher, il conjure sa colère en embrassant successivement tous ses portraits, vole les papiers d’Alma pour publier une annonce de mariage sans son accord, et refuse de se vêtir d’autre chose que du pyjama qu’il lui a subtilisé. Un peu effrayée par ces bizarreries, Alma prend ses distances, sans doute aidée par le fait que la mère d’Oskar l’attende devant chez elle avec un flingue, pour l’empêcher de revoir son fils.

Dévasté par le départ d’Alma, Oskar va imaginer un étrange exutoire à sa douleur, ultime extravagance suscitée par cet amour débordant. Pour retrouver celle qu’il appelle son « idole », il fait fabriquer une poupée grandeur nature à son effigie, commandée avec force détails réalistes, « parties honteuses » comprises. Une poupée gonflable de luxe, qu’il veut la plus ressemblante possible, un ersatz illusionniste qui semblerait animé par un souffle vital. Hélas, le pantin grossier qu’il reçoit ressemble plus à un gros nounours qu’à Alma, mais ça ne l’empêche pas d’en faire la compagne de ses sorties mondaines, allant jusqu’à se faire représenter avec elle (quid de l’intimité ? mystère..). Conscient de la bizarrerie -ou du ridicule- de ce fac-similé, il finira par le détruire dans une soirée bien arrosée, sans toutefois parvenir à éteindre sa passion pour Alma.

La poupée Alma.

Tandis qu’Oskar glisse lentement sur la pente de la démence érotique, Alma se marie avec son ancien amant Walter Gropius, mais le vieux démon de l’infidélité ne tarde pas à la reprendre : « Je suis trop multiple pour pouvoir poser mon âme sur un seul cœur » dit-elle. On parle d’un flirt avec l’écrivain Franz Werfel, d’une conquête ratée de Thomas Mann et de Kandinsky. Alors que la Grande Guerre fait rage et qu’au front Gropius risque chaque jour sa vie, Alma s’enfonce dans un égocentrisme forcené (sans doute nourri par sa fréquentation d’hommes illustres), dernière lutte de cet esprit fantasque face à la chute d’un monde. Il ne lui pardonnera pas, le mariage s’étiole, mais qu’importe puisqu’elle est déjà amoureuse de Werfel.

Le ballet des amours complexes ressurgit : elle trompe Gropius avec Werfel, a un enfant avec ce dernier dont tous deux se disputent la paternité, un ménage à trois qu’elle proposera même d’instaurer, se heurtant au refus outré de Gropius. Trop libre pour l’époque ! Elle divorce puis se marie avec Werfel. Profitant de son expérience de compagne d’artiste (et de ses dix ans de plus), elle « coachera » celui-ci durant de longues années, pour l’emmener à l’accomplissement de son art. Cette fois les rôles sont inversés, c’est elle qui commande, un rôle rêvé pour cette dominatrice-née. Si Werfer sera son dernier époux, cela n’empêchera l’éternelle sensuelle de s’éprendre d’un prêtre…Une sentimentalité tumultueuse dont héritera sa fille, mariée cinq fois !

Alors Alma, artiste frustrée ou mangeuse d’homme ? Si l’histoire et l’opinion retiendront principalement d’elle un personnage de féroce séductrice, que son image des dernières années n’ira pas démentir (son gendre la décrira comme une ogresse terrorisante, monstre d’égoïsme absorbant des quantités pantagruéliques de nourriture et d’alcool), Alma était aussi une femme dotée d’une grande sensibilité artistique, étouffée par une société misogyne. Favorisée par une éducation de qualité, elle s’attelle très jeune à la composition musicale, rêvant à dix-neuf ans d’être un jour la première femme à composer un opéra. Pourtant, la possibilité d’un talent créatif féminin lui paraît paradoxalement comme inconcevable, probablement influencée par les théories misogynes de l’époque (on pense notamment à ce cher Schopenhauer), et déplore de n’avoir pu être née homme.

Aveuglée par l’admiration, elle oublie ses aspirations dans les idéaux paternalistes de Mahler, qui la veut soumise et attentive à ses seuls désirs, « Tu n’as désormais qu’une seule profession – me rendre heureux » lui dit-il. Mahler se fiche un peu de l’intelligence d’Alma, d’ailleurs il confie n’être tombé amoureux d’elle que pour sa seule beauté, et lui déclare que ses opinions éveillent un intérêt chez les hommes seulement parce qu’elle est agréable à l’œil. Charmant. Quand à ses autres époux, elle sera trop occupée à construire leur gloire (et par extension la sienne) pour se consacrer à son propre art. Très imprégnée par son époque, Alma pense à tort que l’accomplissement d’une femme passe par l’homme. Cherchant son père dans ses amants, elle se soumettra de bonne volonté, restant perpétuelle auxiliaire, muse de l’ombre alors qu’elle se rêvait artiste.

 

La veuve théâtrale des dernières années.


37 commentaires



  1. Hélène dit :

    Quel post intéressant! Merci de partager tes recherches avec nous, c’est très instructif.

  2. Clem dit :

    Waouh merci pour ce bel article ! C’est super intéressant, ces faces cachées de l’histoire de l’art !

  3. lauriane dit :

    Très bel article! très bien écrit! continue on se régale! ^^

  4. Elynor dit :

    Wahoo mais quelle vie, j’en ai le tournis!

  5. Marie dit :

    Bonjour Louise. Je vais être très originale en commençant par te dire que j’aime beaucoup ton blog, que je trouve très enrichissant (contrairement à certains hem hem). Cela fait un petit moment que je te suis et je n’ai jamais posté de commentaire (je ne suis pas très friande de ce genre de choses, point de vue personnel évidemment, je ne juge personne!) mais je m’ennuie tellement au travail que pour une fois je me dis pourquoi pas? Et puis ce n’est pas tout à fait désintéressé… J’aurais une question, à laquelle j’espère ça ne t’ennuiera pas de répondre. Vois tu, pendant toute mon adolescence j’ai été passionnée par la musique (rock/folk) des années 1960 et 1970 (aimant en particulier Hendrix, Cream, Stones, Dylan, CSN, Neil Young, Bowie, Ten Years After, Van Morrison, Velvet Undergroung etjemarrêtelàsinonjysuisjusquàdemain, et puis bon je suppose que tu connais!) sans prendre trop le temps de découvrir les groupes plus récents, tant cette période fut prolifique. Puis, j’ai un peu délaissé le rock/folk pour le blues, le jazz et la musique classique. Ma question est donc celle-ci: pourrais-tu me conseiller des groupes actuels (depuis fin 1990 début 2000 à aujourd’hui) qui auraient su garder l’esprit et la recherche mélodique des groupes cités plus haut. Je me sens un peu perdue dans mes recherches sur internet, et tu as l’air de bien t’y connaître, alors je tente :)
    Je profite aussi du fait que tu parles de Klimt dans ton article pour te dire que je trouve troublant la ressemblance entre toi et
    sa version de Judith de Judith et Holopherne, mais peut être l’avais tu déjà remarqué. Merci pour ton joli blog et bonne chance pour ce que tu entreprendras par la suite! Marie

  6. Shoubbi dit :

    Salut! Et merci pour cette article. Je n’avais jamais entendu parler de cette femme, qui a pourtant traversé son temps avec fougue et panache. Assez etrange ce parcours de « femme de » vu d’un prisme actuel ou la realisation de soi passe par une realisation personnel. Cette vie semble une bonne illustration à la maxime qui veut que derriere chaque grand homme il y est une femme. Quand on voit son « tableau de chasse » et les passions qu’elle a dechainées, on peut effectivement raisonnablement penser qu’au dela de la beauté, elle devait avor un charme, une aura artistique seduisant les artistes de son temps:

  7. Diane dit :

    Je ne connaissais pas Alma Malher et je me suis régalée. J’adore ta façon de raconter, tout en finesse avec des détails croustillants. Merci pour cette belle découverte!

  8. Laura M. dit :

    Je ne connaissais pas du tout cette femme. Quelle vie amoureuse elle a eu ! Je suis toujours surprise de voir qu’au début du 20ème & jusqu’au milieu du 20ème siècle, certaines femmes osaient mener leur vie comme bon leur semblait, peu importe ce que les gens en pensaient. Parfois, j’ai l’impression qu’elles avaient plus de libertés (même si ce n’était pas toujours le cas) que les femmes d’aujourd’hui. Quand je vois tout ce que les femmes nées à la fin du XIXème siècle ont fait, je suis épatée. Elles ont révolutionné une partie de la société, aidé à l’évolution des moeurs. Qu’elles soient courtisanes, artistes, créatrices de mode, épouses de.

    Petit aparté : j’ai enfin trouvé le livre de Jean Chalon sur Liane de Pougy, je devrai le recevoir dans les prochains jours. D’ici peu j’entame celui de Laure Adler sur Les Maisons Closes. Encore merci pour ces suggestions de lecture !!!!
    Je pense également acheter celui sur La Casati, des éditions Assouline. J’ai lu cet été celui écrit par Camille de Peretti & depuis, j’ai vraiment envie de découvrir cette femme. Alors là aussi, je te remercie car c’est en te lisant que j’ai découvert La Marquise & sa vie passionnante.

  9. Isaure dit :

    Je confirme avec Marie, j’ai remarqué ça également hier en consultant un ouvrage sur l’art sous la sécession viennoise; la ressemblance est assez frappante !

  10. Marie dit :

    Bonjour, moi aussi je ne laisse jamais de commentaire alors que je passe quasiment tous les jours voir les nouveaux post. Mais cette fois ci je fais une exception et j’en profite pour te remercier de nous faire découvrir tant de choses fantastiques et de nous faire partager ton univers. Et surtout merci pour tes bibliographie dont je suis très friande c’est vraiment un plaisir de pouvoir à mon tour rêver devant ces splendide ouvrage (Bon après je pense que ma banquière elle, elle est beaucoup moins ravie que j’agrandisse ma bibliothèque mais c’est une autres histoire). Donc un grand merci du fond du cœur pour ta passion et ton partage de celle-ci.
    Pour en revenir « à nos mouton » je voulais laisser un commentaire car il me semble qu’au mois de novembre/décembre Arte à diffuser assez tard un long reportage sur Alma. Je ne suis pas sure c’est a vérifier mais si je ne me trompe pas ça pourrai peut être t’intéresser.

  11. Lou dit :

    Mais si on l’a lu ton article ! Et on l’a apprécié en plus ! Très intéressant et bien construit comme toujours. Bisous

  12. Jolène dit :

    Merci ! Très bien écrit, on en apprend énormément en s’imaginant vivre à ses côtés. J’aime beaucoup te lire, c’est fluide et tu trouves toujours des petits détails qui font la différence.
    A très bientôt,

  13. Olivia dit :

    Bonsoir Louise

    je suis depuis longtemps ton blog, pourtant je ne laisse jamais de commentaire, va savoir pourquoi….

    Je suis violoniste de métier – en plus de mon travail dans la mode – et ton article m’a particulièrement touchée!
    Je connaissais l’histoire de Alma Mahler, mais tu as su faire un superbe portrait, faisant le lien entre le personnage, le caractère, l’époque, le contexte viennois du début du siècle dernier, bravo!

    Mon arrière grand-mère était peintre à une époque où les femmes dans ce milieu n’étaient pas monnaie courante, elle a connu Gropius, Olbrich et tout ce mouvement… j’aimerais t’en dire plus à l’occasion si cela t’intéresse…

    J’aime beaucoup cette nouvelle série d’articles que tu publies, elles prouvent que ta passion est fondée sur un vrai savoir, une grande connaissance.

    Encore bravo!

  14. Bee dit :

    Comme toujours un superbe article ! Merci ;)

  15. Cecilialuciaf dit :

    Bonjour Louise,

    j’ai beaucoup apprécié ton article et je me demandais si tu avais des conseils de lecture pour approfondir le sujet et puis de manière plus générale sur Vienne en 1900

    Toujours un plaisir de te lire <3
    bonne continuation

  16. Dauphine dit :

    Bonjour Louise,
    Comme d’autres, j’assiste avec émerveillement au renouveau de ton blog et j’apprécie tout particulièrement l’alternance entre articles de fond, shootings et photos de street-style. Je ne connaissais pas Alma Mahler, mais dernièrement, je me suis découverte une passion pour l’objectum sexualité et l’anecdote sur la poupée d’Oskar Kokoschka m’a interpellée. Tu dis avoir lu une biographie sur Alma M, pourrais-tu, s’il-te-plait, me préciser de laquelle il s’agit ? Merci beaucoup !

  17. Koukla dit :

    Bonjour Louise.
    J’admire toujours autant ton travail au fil des années.
    Je viens de lire le commentaire de Marie, un peu plus haut, qui évoque la ressemblance frappante entre toi et la Judith de Klimt.
    A ce sujet, je ne sais pas si tu connais le travail de ce photographe mais j’ai réellement cru que c’était toi le modèle sur la première photo:
    http://ifitshipitshere.blogspot.fr/2009/02/essence-of-klimt-compared-to-real-thing.html
    A bientôt.

  18. jeanne berre dit :

    Merci pour ce très beau portrait. Pour en revenir à Klimt, sa compagne Emilie Flöge avait crée un salon de mode très en vue à Vienne. Une toute petite partie de ces créations sont visibles dans le livre intitulé « Klimt et la mode » des éditions Assouline. C’est une très belle source d’inspirations.

  19. Roxane dit :

    magnifique! :) trop peu de gens connaissent son histoire :) On me l’avaient assignee pour un cours d’histoire de la femme et j’ai eu le plaisir de lire sur sa vie amoureuse pour le peu… tumultueuse? haha. Comme toujours, un article riche et interessant. !

  20. KizzyDoll dit :

    Superb…sorry I am late in reading…crazy busy times…loved this article. I learned of the story long ago, but it is so grand to see it still shared. Makes for more interesting reads on my blog reading ventures….something deeper, not just an outfit post of the same old trends. Well done…loved <3

    • Louise dit :

      Hélène : De rien, j’adore écrire ce genre d’article !

      Clem : merci, c’est ce que je préfère dans l’histoire, c’est les petits anecdotes secrètes et oubliées.. :)

      Lauriane : Oh merci <3 Il y en aura toutes les deux semaines à l’avenir !

      Elynor : Et oui..on savait vivre à l’époque !!

      Marie : Merci Marie, c’est gentil de laisser un mot ;) Tu sais, je suis un peu comme toi, super fan de groupes 60′s et 70′s, et du coup je ne connais presque rien actuellement..Ce qui est dommage ! Mais, j’ai quand même découvert des groupes sympa, sue tu devrais apprécier, dans le genre rock psyché 70′s : Black angels, Tampe Impala, Warlocks, Raveonettes, Wall of Death, BRMC, Brian Jonestown Massacre…Toute ce mouvement est vraiment super, tu me diras ce que tu en as pensé ! Héhé c’est drôle pour Judith, car on me l’a très souvent dit ! C’est vrai, je dois reconnaître qu’il y a vraiment quelque chose. Moi qui était désolée de ne pas avoir de doppelganger, j’en ai un illustre :D

      Shoubbi : Oui, mais c’est le problème d’avoir eu des amants aussi célèbres, Alma s’est faite avaler par eux, et donc oubliée..Je pense aussi que ce n’est pas que la beauté, car Alma a fasciné à toutes les époques, si elle a eu un destin aussi brillant c’est aussi car elle était très douée, sensible et spirituelle !

      Diane : « Croustillant » c’est exactement ce que je cherche ! J’adore revoir l’histoire avec un ton « croustillant », dépoussiérer un peu, et me concentrer sur les petites anecdotes amusantes, c’est tout ce que j’aime, même si ça peut faire gueuler les puristes :D

      Laura M : Je ne suis pas d’accord, elles avaient beaucoup moins de libertés, et rares étaient celles qui pouvait faire ce que bon leur semblait, car une femme qui sort des limites imposées par la société sera aussitôt déclassée. Pour être libre il fallait être très riche, bien née, et assez installée dans la société pour prendre le risque d’être audacieuse sans être reniée. Et Alma n’a pas été libre, elle dépendant avant tout des hommes, comme toutes les femmes. c’est eux qui lui ont apporté son nom, sa situation, ses relations..Les femmes ont fait beaucoup à l’orée du XXème, c’est sûr, mais leur liberté était quand même extrêmement limitée.
      Oh si tu as lu le livre de Peretti tu dois absolument lire l’autre, car il s’agit d’une biographie très intéressante, qui n’est pas entaché par les délires égocentriques de Peretti, qui rapporte sans cesse à elle chaque anecdote concernant la Casati, et ne nous apprends absolument rien de neuf (je lui avait un jour demandé ses sources, elle était incapable de me répondre, alors elle m’a tourné le dos, pff…la pauvre..)

      Isaure : Oh je suis trop flattée !!!

      Marie : Merci beaucoup !! J’adore partager es découvertes littéraires, car je suis folle de livres !! Surtout de biographies, miam ! C’est en effet un sacré gouffre financier, mais avec Amazon on trouve plein de supers ouvrages pour presque rien, en cherchant bien. Ma bibliothèque est déjà presque pleine, c’est dramatique haha !
      Suis ravie que ma passion trouve un écho aussi enthousiaste <3
      (ce reportage m’intèresse beaucoup !!!)

      Lou : Ah je sais pas, j’avais l’impression que non..Il y a eu très peu de réactions..ca peut paraître bête mais sur ces choses qui me tiennent tant à coeur, j’ai besoin d’être encouragée..Merci pour ton petit mot ;)

      Jolène : Merci, c’est gentil !!! Oh quel beau métier, quelle chance, c’est merveilleux ! Je suis très flattée que ce portrait ai plu à une
      connaisseuse, c’est un très beau compliment..J’aimerais beaucoup en savoir plus sur ton arrière grand-mère oui, ça m’intrigue beaucoup !!!
      Merci pour ce que tu me dit sur ces articles, ils me tiennent tant à coeur, et me font découvrir des personnalités incroyables..

      Bee : merci Bee, c’est gentil de me laisser un mot à chaque fois <3

      Cecilialucia : Merci ! MMmm, il y a le catalogue de l’expo Vienne 1900 qui est pas mal, tu peux trouver un ouvrage sur la Sécession aussi, il y en a plein, et peut être une biographie sur Klimt, Kokoshka ou Schiele :) Tu me diras !

      Dauphine : Merci beaucoup ! C’est exactement ce que je veux mettre en avant ici, et arriver à mélanger à part égales : articles et culture, mode, photographies et mises en scène . Je suis donc très heureuse que ce soit remarqué !! Ah le poupée, quelle anecdote fascinante ! Je te conseille la biographie de Catherine Sauvat, j’ai oublié de le preciser dans l’article pardon :s

      Koukia : Oh merci <3 On me l’a souvent dit oui, c’est pour moi un immense compliment ! C’est bizarre cette histoire avec Klimt, car j’ai également la même corps que les femmes nues qu’il peint, ce mélange entre hanches très larges et reste du corps fin..Décidément, je suis née à la mauvaise époque :D

      Jeanne berre : Oui, j’adore Emilie !! Et ses créations sont fabuleuses…J’ai bien évidemment acheté ce livre Assouline, mais je trouve dommage que ce soit à Klimt que l’histoire donne la paternité des créations d’Emilie.. merci ;)

      Roxane : Oh la chance ! Ce cours a l’air passionnant, c’était où ? Quelle belle idée..

      KizzyDoll : Oh, no worries darling !! Take your time ;) You should also write about the personnalities that fascinate you, I’ll be please to read that !! kisses ;)

  21. Laureline dit :

    Ce que j’adore sur ton blog c’est qu’il me fait sans cesse découvrir des personnages historiques ayant une histoire de vie formidable. Le résumé que tu as fait de la vie de Alma est magnifiquement bien écrit (maitrise du français exceptionnelle), tu as réussi à nous raconter sa vie entière sans pour autant faire un article fleuve et tu nous (me) donnes envie d’en découvrir d’avantage. Je souhaite de tout coeur que tu arrives à te faire publier, et je serais la première à courir à la librairie.

    En espérant que tu continues encore longtemps à partager ta passion pour l’histoire et la mode (et l’histoire de la mode).

  22. Alexandrine dit :

    J’étais pourtant persuadée d’avoir laissé un commentaire sur cet article… Bon, visiblement non. ^^
    Donc, je l’écris maintenant, c’est-à-dire, en retard.
    C’est amusant comme coïncidence : j’ai fini la bio de Alma il y a deux semaines, celle de Françoise Giroud, que j’ai trouvé vraiment très bien. Donc, je ne dirais pas grand chose sur ton article, si ce n’est que bien que condensé, tu saisis très bien l’essence de ce qu’était visiblement Alma (une énigme, un peu…).

    En parlant de biographie…En as-tu lu une sur Greta Barbo? Je te vois très bien dans une séance photo style Garbo, très mystérieuse, froide, vénéneuse… Et la grande Sarah ? Une séance photo hommage, ça serait tellement beau! (bon, ok, j’arrête…^^)
    Etant une grande fan des 70s, je te conseille aussi la bio sur Janis Joplin, écrite par Jeanne-martine Vacher. C’est bien plus qu’une bio en fait : elle a refait le parcours géographique de Janis, en essayant de rencontrer les personnes qui l’on connu, et c’est vraiment un portrait d’une génération et d’une musique, en plus d’être un bel hommage à la chanteuse.

    Belle soirée,
    Alexandrine

  23. Louise dit :

    Magnifique article, comme tous les autres d’ailleurs! :) J’aime beaucoup les portraits, on apprend de chouettes choses grâce à ces « oubliés de l’histoire » (ou, du moins, ceux qui ne seront pas connus au moyen des cours d’histoire, ceux-ci étant trop académique). Ton blog est magnifique, à chaque fois que je le lis, je me sens transportée dans le passé, c’est super :D Continues comme çà (longtemps si possible), des blogs aussi merveilleux sont rares, ce serait dommage de l ‘arrêter maintenant. Un gros bisous de la part d’une fan belge :D
    P.S. : quelques conseils pour une fille qui souhaite faire un blog mais qui hésite à se lancer ? :p

  24. Dauphine dit :

    Mille mercis pour la référence, je me réjouis de découvrir ça !

  25. MarieD dit :

    Merci beaucoup pour cet article. C’est toujours très passionnant de découvrir ces personnalités ô combien inspirantes. Et, par la même occasion, merci pour nous avoir recommandé le livre sur les Cocottes, un délice! Grâce à tout cela j’ai maintenant un grand intérêt pour cette époque. Je sais que tes études portent essentiellement sur les femmes, mais t’es-tu également intéressée aux hommes, ne serait-ce que dans leurs rapports avec les femmes (la thèse sur les femmes proustiennes est très éclairante par exemple, autant sur l’auteur que sur les femmes de l’époque)? Ce serait bien de connaître ta vision des choses à ce sujet.
    Mais vraiment et surtout ce serait vraiment top si le problème des commentaires était résolu, cela me décourage toujours à écrire de longs messages qui, systématiquement, passe à la trappe:/.

  26. Clara dit :

    Même si je ne rate jamais un de tes articles, je n’ai encore jamais laissé de commentaire ici…et comme le peu de retours semblait te peiner, allez je me lance!
    Tes biographies publiées ici sont toujours très bien écrites, concises, mais avec suffisamment d’informations et de descriptions pour cerner un personnage : un régal!
    Souvent, comme certains l’ont dit, c’est l’article que je vais me garder dans un coin pour le lire tranquillement un soir, ou une après-midi avec un thé.
    C’est très agréable d’apprendre sur tant de figures historiques, sans avoir à lire un livre entier, pour ceux qui comme moi ont peu de temps ou du mal à se procurer les livres en question (au Japon c’est un calvaire, ou alors un trou sans fond de dépenses!)
    Pour en venir à Alma, j’ai adoré lire sur ses liens avec tous ces artistes (Klimt, Malher!) qui nous en disent un peu sur ceux là même, comme si elle essayait de compenser la frustration de ne pouvoir être une artiste elle-même en mangeant tous ces hommes les uns après les autres, toujours en quête, jamais satisfaite!
    Cela m’a fait penser (même si ces deux femmes sont totalement différentes) à un vieux livre trouvé chez un bouquinier « lettres entre Clara et Robert Schumann » (je ne me souviens plus du titre exact) qui montrait à la fois la psychologie de ces deux figures, et du lien qui les unissait, tout en suivant l’évolution de ces deux musiciens, bref, passionnant! En règle générale j’aime lire sur le background et la psychologies des grands musiciens et des artistes en général, donc s’il te plaît continue de partager tout ça avec nous!

    • Louise dit :

      Lauréline : Merci beaucoup ! C’est vrai que c’est difficile de faire court, surtout quand il y a tant de choses à raconter..une exercice difficile !! A ce propos, j’ai ce problème avec Misia Sert, je voulais faire un post sur elle, mais sa vie est tellement riche que c’est impossible de faire un seul article !!!
      Merci beaucoup, j’espère aussi de tout coeur réaliser ce projet..Evidemment, je continuerais toujours à faire partager ces découvertes, ça m’enchante tellement <3

      Alexandrine : Superbe ton dernier post, cet hôtel particulier et à se damner…j’aimerais tant le visiter…
      Ah c’est une autre bio alors, pense-tu que je devrais la lire aussi ? Je ne sais pas si j’aurais envie de me replonger dans Alma, elle a une vie fascinante, mais au fil de sa vie, son personnage assez égocentrique a fini par m’agacer :D Tu n’as pas trouvé ?
      J’ai lu des tas de livres sur Sarah, c’est une immense icône..Rien encore sur Garbo, mais elle me fascine pas mal !! Je pense faire la parisienne des années 30 dans son esprit..
      Quand à moi je te recommande vivement La vie de Misia, c’était fabuleux…
      Merci pour les conseils de lecture <3

      Louise : Oui, des icônes qui méritent à être plus connues ! Ravie de contribuer à une « réhabilitation » ;)
      Merci beaucoup, c’est tellement gentil…Ca me fait un plaisir immense de savoir que j’arrive à transmettre cet univers très particulier dans lequel je baigne, je me sens moins seule de voir que beaucoup aiment les me^me choses !
      Je ne sais pas trop si je suis bien placée pour donner des conseils car j’ai toujours suivi mon instinct et mon coeur sans jamais calculer, et je crois que ce serait justement mon conseil : toujours rester sincère, authentique et soi-même. C’est malheureusement trop rare sur la blogosphère. Bon courage !!

      MarieD : Ce livre est divin n’est-ce pas ? Ce soir je vais me rendre (si j’y arrive, j’ai la cheville foulée !) à un salon littéraire où l’auteur sera présente, j’ai hâte de la rencontrer !!
      Je m’intéresse forcément aux hommes, car mes recherches portent sur l’image des femmes, et cette image est nécessairement créé par les hommes. Pour étudier la femme, je dois d’abord étudier le point de vue de l’homme, ses angoisses, ses opinions..D’ailleurs, la plupart des thèmes que j’aborde sont vus du point de vue masculin.
      Désolée, j’ai demandé à la personne qui s’occupe de ça ;)

      Clara : Merci beaucoup, et bienvenue !! C’est gentil de laisser un mot, ça me faut toujours plaisir :)
      Oh suis ravie que mon article se déguste comme une tasse de thé, c’est un merveilleux compliment..C’est aussi très agréable à écrire, peut-être est-ce pour ça que le plaisir est communicatif ;)
      Oui, inconsciamment elle devait reporter sa frustration de ne pouvoir créer et gérant la carrière de ses maris, en particulier el dernier, qu’elle a managé avec une main de fer !
      Intéressant ce livre, merci pour la référence !!

  27. Tania dit :

    Quel bel article, merci à toi de partager ces portraits si passionnants et toujours aussi bien écrit. Lorsque je me rend sur ton blog et désormais encore plus avec ce type d’article, je sais que je vais apprendre quelque chose et que je vais prendre du plaisir à lire tes articles. Pour ça juste un grand merci, merci à toi encore et toujours de partager tout cela avec nous. Hâte de lire le prochain, ça va être dur d’attendre les 2 semaines ! Bises.

    • Louise dit :

      Tania : Merci, c’est extraordinaire si je peux partager mes passions et apprendre quelques trucs, c’est pour moi un immense honneur !!
      Un grand merci à vous de me suivre avec tant d’attention et de lire mes articles, c’est ce qui me donne l’envie de les écrire ! Moi aussi je suis impatiente de le publier héhé ;)

      Clélia : Oh mince, bon courage pour les révisions ! C’est infernal, on es tous passés par là…Ah bonne chance pour l’histoire de l’art, c’est pas facile de devoir réviser des trucs inintéressants quand on sait déjà ce qui nous intéresse, mais le plus important c’est de continuer à rester le plus curieux possible à l’extérieur, sans se laisser aliéner par les révisions imposées..
      Ah mais je suis allée à Bâle, et à ce musée !! Il y a avait tellement de chefs-d’oeuvres, que j’avoue ne pas trop avoir remarqué cette toile, j’étais très focalisée sur les Böcklin ! J’avais été invitée par Ebel à la foire horlogère, c’était impressionnant…
      J’ai des amis à Lausanne, alors peut-être un jour, si Thomas y joue ce serait l’occasion rêvée !
      Ben tu sais pour Spanish Moss c’est cool, mais je trouve que la qualité vaut pas le prix..Il vaut mieux acheter du vintage, ça vaut plus le coup !
      Moi je trouve ça normal de répondre, pas dans le sens où je dois quelque chose à mes lecteurs, mais dans le sens où c’est vraiment sympa de pouvoir communiquer ici, et c’est dommage que peu le fassent. Après, pour les très gros blogs, c’est sur que c’est une somme de temps quasi-impossible, mais à mon plus humble niveau c’est chouette que ce soit possible ! Je pense que beaucoup ont trop pris la confiance et se sentent supérieurs à leurs lecteurs, et je trouve ça dommage. Encore une fois, comme je le dit toujours, un blog ne se fait pas seul !!
      Baisers ;)
      (Merci pour le lien de l’artiste, je connaissais que quelques oeuvres, c’est sublime !!!!)

  28. Clelia dit :

    Louise,

    J’ai pas le temps de lire tes articles pour le moment(en plein dans les révisions d’exa :S) mais je suis toujours super curieuse et contente de ce que tu postes(je zieute vite fait). C’est toujours intéressant et étant aussi passionnée d’histoire de l’art (j’espère pouvoir entrer à l’uni en hist. de l’art d’ici la rentrée prochaine), et en plus de ça ayant une préférence pour la fin du 19e /début 20e, ton blog est juste GE-NIAL! MERCI!<3

    "La fiancée du vent" est une de mes peintures préférées! Quel plaisir de la voir sur ton blog! Si tu as l'occasion d'aller à Bâle en Suisse, je te conseille d'aller voir l'oeuvre au Kunstmuseum, elle est tellement chargée d'émotions…Une pure merveille! De plus, il y a la fondation Kokoschka à Vevey (en Suisse, je précise, je sais pas si les villes Suisse sont vraiment connues ailleurs :D ), et le Musée Jenisch où on trouve souvent des expos de l'artiste. (http://www.museejenisch.ch/tempo4/dossier_presse_kokoschka.pdf)

    Si tu as aussi l'occasion de passer par les bords du Lac Léman, n'hésite pas à faire un petit tour par là, il y a aussi un musée de la photo dans cette ville. De plus, à Lausanne, il y a le musée de l'Elysée(de photo) qui est vraiment bien! Bref, j'ai l'impression de travailler à l'office du tourisme! :D

    Sinon, j'aime beaucoup ton style, tes vêtements, ta déco… Et grâce à toi, j'ai découvert les vêtements Spanish Moss dont je suis fan mais qui ne sont pas encore achetables vu mon budget…

    Je trouve aussi très sympa et humain que tu répondes à tes lectrices. Même si tu dis que c'est normal de le faire étant donné qu'un blog est un partage, beaucoup ne le font pas, ça fait aussi ta différence :) . Ainsi, ça m'a motivé pour t'écrire un commentaire, chose que je ne fais jamais parce que je veux pas perdre mon temps pour des gens qui finalement n'en ont rien à faire et ne pensent qu'à eux-mêmes. Bref re-MERCI!

    Je t'encourage à continuer en tout cas!

    Encore un petit lien sur un artiste Suisse si tu connais pas!
    (petit le lien…)
    https://www.google.ch/search?hl=fr&gs_rn=1&gs_ri=serp&tok=avB7e79WT34iKFxLVAIo6g&pq=bieler&cp=7&gs_id=s&xhr=t&q=ernest+bieler&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_cp.r_qf.&bvm=bv.41524429,d.Yms&biw=1440&bih=734&um=1&ie=UTF-8&tbm=isch&source=og&sa=N&tab=wi&ei=BzMEUeaKDYbgtQbfxYC4Dg

  29. Alexandrine dit :

    Je pensais bien que l’hôtel Judic te plairait !^^
    Eh bien, je n’ai lu que cette biographie-ci d’Alma, donc je ne peux pas comparer par rapport à d’autres, mais le fait qu’elle soit écrite par une femme (et bien écrite en plus) apporte une sensibilité certaine par rapport à une biographie d’une femme écrite par un homme. Au niveau information, tu n’apprendras peut-être pas grand chose d’autre par rapport à celle que tu as lu, mais c’est un autre point de vue. Bien qu’à mon avis, si j’avais vécu à la même époque et que je l’avais rencontré, je pense que j’aurais détesté Alma pour justement, comme tu le dis, cet égocentriste et cet égoisme forcené…Même si son personnage est aussi fascinant !^^

    Je n’ai lu que deux biographie de Sarah : celle de Arthur Gold et Robert Fizdale (ils ont également écrit « Misia », comme coïncidence…^^), et celle de Louis Verneuil, peut-être plus intéréssante au niveau anecdote car c’était l’un de ses amis, mais moins objective bien sûr.
    Pour Garbo, j’ai celle de Antoni Gronowicz, qui l’a bien connu, et c’est une biographie très sensible, assez juste je pense.

    Mais l’anecdote que je préfère sur Greta vient de la bouche d’Ava Gardner : elle ne l’a rencontré qu’une seule fois, et par hasard. Un jour, on appelle Ava en lui demandant s’il est possible qu’elle héberge Greta Garbo pour un jour ou deux, car l’hôtel où elle doit résider est pris d’assaut par les papparazzis. Ava accepte bien sûr, elle est impatiente et aussi très stressée à l’idée de rencontrer la plus grande star d’Hollywood… Elle fait donc de son mieux pour que sa maison soit prête à recevoir Greta (fleurs, chambre, champagne, nourriture, etc.). Et la star arrive. Elle descend de sa voiture entièrement emmitouflée dans un manteau noir avec fourrure, lunettes noires, et grand chapeau noir, et s’engouffre immédiatement dans la maison sans un regard pour quiconque, monte directement à l’étage et s’enferme dans sa chambre. On ne voyait quasiment rien d’elle, et sur le coup, Ava a pensé que cette grande star était vraiment mal élevée… Elle se « replie », déçue, vers la piscine avec un ami venu pour l’occasion, et discute de l’évènement… Et la star redescend enfin de sa chambre, simplement vêtue d’un short… Elle resta deux jours chez Ava, et celle-ci n’a cessé, en racontant plus tard cette anecdote, de répéter que l’immense star était l’une des femmes les plus gentilles et gracieuses de tout hollywood. Mais qu’elle se pliait au personnage qu’elle avait choisi d’être pour être justement une star. Et Ava ajoutait toujours : « et de plus, elle avait les plus beaux seins du monde »…J’ai tuoujours trouvé que cette anecdote résumait très bien Greta Garbo : une femme qui avait choisi d’être une star et donc, jouait un personnage en public, en étant quelqu’un de très différent en privé…

    Belle journée,
    Alexandrine

    • Louise dit :

      Alexandrine : Fascinante anecdote !! Merci beaucoup, je t’ai lue avec délectation !!
      J’aime beaucoup ce paradoxe, et suis soufflée par la façon dont Garbo savait se créer une aura de mystère époustouflante..
      Je vais lire celle d’Arthur Gold et Robert Fizdale alors, car j’ai adoré leur Misia <3
      Merci beaucoup !!

  30. Marie dit :

    Merci Louise, c’est adorable d’avoir répondu si vite. Les groupes que tu m’as conseillé sont super (gros coup de coeur pour Tame Impala!), je suis ravie! C’est vraiment sympa de pouvoir communiquer avec toi par le biais de ce blog, et de façon aussi simple. Ton doppelganger à la classe! J’attends toujours le mien… Bonne semaine miss, la bise.

  31. petite furie dit :

    Salut louise.

    Je me permets de te tutoyer, tu n’es pas encore assez vieille pour que je te vouvoie.

    Je laisse un commentaire tardif sur cet article, la ponctualité c’est pas mon truc. Mais je voulais vraiment laisser ce commentaire alors le voici.

    Je voudrais tout d’abord faire une remarque sur  » Pas besoin d’être psychologue pour le comprendre, toute sa vie Alma va chercher son père dans ses hommes (un diagnostic que confirmera Freud himself !) ». Je n’ai jamais rejeté les principes énoncés par le déterminisme, qu’il soit génétique, social ou que sais-je encore. Mais lorsqu’il se dénature en un fatalisme déplaisant, je ne peux que critiquer. Et j’émets tout autant de réserves sur le bien-fondé de la psychanalyse, qui simplifie et détruit grossièrement la diversité des symboles et la complexité des liens de causalité et du choix humain.
    J’ai perdu mon père lorsque j’étais petite, je n’en ai qu’un vague souvenir. Je ne crois pas avoir recherché sa figure ou son personnage dans tous les garçons avec lesquels je suis sorti.

    A aucun moment non plus n’est fait mention de l’intérêt qu’alma porte aux thèses antisémites. Je comprends cette ellipse lorsque je pense à Brigitte Bardot. Certains ne veulent garder que le meilleur et oublient les conneries.
    Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de penser que dresser le « portrait d’alma mahler » sans faire de petite allusion à ces pensées va de pair avec une carence d’honnêteté intellectuelle. Cette fille est peu connue du groupe de profanes dont je fais partie (enfin j’espère, sinon je passe pour une conne). Omettre de tels détails biaise le récit de la vie de « la fiancée du vent ».

    Je souhaitais aussi te parler de l’évolution de ton blog. Je me suis réjouie lorsqu’il y a quelques mois tu nous as fait partager ton souhait d’y apporter du changement. Le temps s’est écoulé, et je ne vois pas beaucoup de ce fameux changement – ce n’est pas une critique, mais un constat.
    J’ai quelques idées qui ne sont que des idées. Je ne veux pas imposer comme beaucoup s’acharnent à le faire (et de toute manière, je pense que je n’y arriverais pas ; P). Voici voici :
    * nous laisser, à nous tes lecteurs, te proposer des articles. Tu pourrais soit laisser le champ libre, soit nous orienter vers des thèmes/muses/topics de ton choix. Ces articles seraient soumis à ton approbation. Il existe toujours un risque pour que ta boîte mail soit abondée de tentatives d’articles plus ou moins ratés, mais je trouverais ça vraiment cool. Tu passerais (éventuellement ?) moins de temps pour ton blog, toi qui dis en manquer.
    * présenter des articles plus diversifiés – de la cosmétique à la politique(j’adore la politique). On est bien d’accord je propose tu disposes. Cette suggestion converge avec la première.
    * tu as (je crois) des partenariats avec des marques. Pourquoi ne pas organiser des concours (de dessin, d’écriture…) avec à la clé des lots sympathiques ?

    Toutes ces altérations que j’imagine ne tendent pas nécessairement à la délégation, mais à l’ouverture de ton blog à tes lecteurs.

    Je conçois très bien que ce n’est pas ce dont tu aies envie. Je l’ai déjà dit et je le retranscris, je propose tu disposes.

    J’aime beaucoup ton blog et ton écriture, que je suis depuis des années. J’espère que tu le feras vivre encore longtemps.

    Bien à toi.

  32. Dorothée dit :

    Bravo pour cet article bien rédigé!
    Ce vieux Mahler manquait définitivement de fun :)

  33. Vincent. dit :

    Superbe.

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