William Blake, le « génie visionnaire du romantisme anglais ».

11 juin 2009

Art


William Blake, Elohim creating Adam (1795-1805, Tate)

A l’occasion de la rétrospective consacrée à William Blake au Petit Palais, qui s’achève le 28 juin, j’aimerais survoler l’œuvre fascinante de cet artiste souvent incompris, entre fou et génie.
Dès la fin du 18ème siècle, se répand en Europe un mouvement de réaction contre le néoclassicisme et le rationalisme des Lumières, on élève l’intuition, les passions, ainsi que l’imagination, contre la raison. Ce mouvement, appelé romantique, s’accompagne d’un culte de la sensibilité, et d’une profonde nostalgie pour le passé, en réaction contre la montée progressive de l’industrialisation. En Angleterre, on redécouvre le gothique, ainsi que les poèmes de Shakespeare ou de Milton, qui permettent aux artistes de s’échapper d’une modernité qui les dépasse. En Angleterre, ses principaux représentants sont Johann Heinrich Füssli, ainsi que le peintre et poète William Blake.

On the occasion of William Blake’s art retrospective exhibit at the Petit Palais which culminates on June 28th, I’d like to do a quick recap on the fascinating work of this oft-misunderstood, on-the-edge-of-madness-and-genius of an artist.
By the end of the 18th century, a reactionary movement against neoclassicism and the rationalism of the Enlightenment period was spreading in Europe which led to the nurturing of passion, intuition as well as imagination as opposed to using reason. This movement, so-called Romantic, was accompanied by a cult based on heightened sensibility and a profound nostalgia for the past, as a reaction against the progressive rise in industrialization. In England, the Gothic was rediscovered as well as Shakespeare’s or Milton’s poems which allowed artists to escape a kind of modernization that was beyond them. In England, the principal figures were
Henry Fuseli, and the painter-cum-poet William Blake.

William Blake, Pity (v. 1795, Tate).

Blake apparaît comme le premier grand peintre visionnaire, il crée son propre univers, en marge de la production artistique de l’époque. On peut ainsi difficilement le rapprocher de manière stylistique d’un Delacroix ou d’un Géricault, qui étaient pourtant ses contemporains.
Si Blake se rapproche du romantisme par sa subjectivité, il se pose en marginal, comme en témoigne sa carrière, entre succès et incompréhension. Il fut considéré comme fou par beaucoup, en effet Blake prétendait avoir eu plusieurs visions d’anges ou de Dieu, ce qui est plutôt inhabituel… D’autres lui reprochaient trop d’excentricité dans ses œuvres.
L’art de Blake est profondément religieux, le mystique et le spirituel constituent à la fois son inspiration et le moteur de sa création artistique et poétique. Il était persuadé que son talent et ses sujets lui étaient directement inspirés par le divin, grâce à des visions. Il aurait ainsi vu des archanges, son frère mort, Moïse, ou même Voltaire ! Il apparaît comme une sorte de prophète, par son radicalisme religieux, issu de son éducation.

Blake was the first notable visionary painter. He created his own universe, away from the artistic trend of the period. It is therefore difficult to associate his manner of style with those of Eugène Delacroix or Thédore Géricault, who happened to be his contemporaries. Blake approached romanticism through his subjectivity and as seen from his career, he was unorthodox, placing himself on the verge of success and unpredictability. He was considered crazy by many, indeed, Blake claimed to have visions of angels and God, which was rather unusual… Others criticized him for the excessive display of eccentricity in his works.
William Blake’s art was deeply religious; he drew inspiration from mysticism and spirituality, both of which were the force behind his artistic and poetic creativity. He was convinced that his talent and his subjects were the handiwork of divine intervention, owing to his visions–of archangels, his dead brother, Moses, or even Voltaire! He appeared like a prophet with a brand of religious radicalism, brought about by his background education.

William Blake, Christ in the Sepulchre, guarded by Angels (v. 1805)

S’ils sont inspirés par des thèmes bibliques, ces tableaux se démarquent par le rejet de l’iconographie chrétienne traditionnelle. Il peint sa propre réalité, et cherche à retranscrire ses visions mystiques, comme dans « The Ancient of Days ». Il s’inspire de l’iconographie médiévale du Dieu architecte, mais représente en réalité une divinité issue de sa mythologie personnelle, Urizen, incarnation de la Loi et de la Raison. Il tend à un univers atemporel, et unique, basé sur ses visions, ce qui crée une profonde rupture dans la peinture religieuse. Ces visions sont l’essence même de sa créativité, elles lui permettent de s’émanciper de la représentation rationnelle. Il se voyait ainsi en « génie visionnaire », comme en témoigne son aphorisme « Talent thinks, genius sees ».

If they were inspired by biblical themes, these paintings stood out with the absence of traditional Christian icons. He painted his own reality and aimed to reinterpret his mystical visions, like in « The Ancient of Days« . He drew inspiration from the medieval icon of God the creator, but in reality, he represented divinity that originated from his personal mythological character, Urizen, incarnation of Law and Reason. He leaned upon a timeless and unique universe that was based on his visions, which created a profound break in religious art. These visions were even the essence of his creativity and allowed him to free himself from a rational form of representing art. He viewed himself as a « visionary genius », as you could tell from the aphorism he conjured: « Talent thinks, genius sees. »

William Blake, The Ancient of Days (1794).

Comme Füssli, Blake est fortement inspiré par Michel-Ange et ses corps exaltés, à la musculature puissante. Blake resserre le cadrage sur la figure, pour la mettre en valeur, tandis qu’il montre une certaine emphase sur le corps. Cependant, la figure humaine est atypique, presque irréelle. Qu’elle soit grotesque et animale, comme ce « Nabuchodonosor » aux yeux exorbités, ou angélique, telle une douce apparition. Le corps est le support de la subjectivité, il est déformé, étiré, avec des muscles saillants, ce qui n’est pas sans rappeler les artistes maniéristes du 16ème siècle. De manière similaire, Blake propose sa « maniera », c’est-à-dire sa propre manière de représenter le corps.
On remarque un profond intérêt pour la géométrie, et sa « fearful symmetry », ce qui pourrait traduire une volonté d’illustrer l’ordre du monde. On remarque ainsi une prédominance de lignes verticales et horizontales, un rythme linéaire et des arabesques presque musicales, qui confèrent grâce et poésie à ses œuvres.

Like Fuseli, Blake was strongly inspired by Michelangelo and his glorious body that revealed muscular strength. Blake tightened the composition on the figure while he showed a particular emphasis on the body. However, the human figure is unusual, almost unreal. Either it was grotesque and beastly like « Nebuchadnezzar » with bulging eyes, or angelic like a mild apparition. The body was the subjective frame, deformed, stretched out, with prominent musculature, which was reminiscent of the mannerists artists of the 16th century. In a similar vein, Blake proposed his « maniera », meaning his own manner or style of representing the body. It can be noted that he was deeply immersed in geometry and in his « fearful symmetry », which meant a willingness to draw the order of the world. It can also be noted that there was a predominance of vertical and horizontal lines, a linear rhythm and nearly musical arabesques, which lent grace and poetry to his works.

William Blake, God writing upon the Tables of the Covenant (v. 1800)

Il est difficile de ne pas rapprocher Blake de son contemporain Füssli. Ils s’inspiraient mutuellement, mais étaient aussi rivaux. Il y a chez ces deux artistes une volonté commune de dépeindre une vision, spirituelle chez Blake, psychologique chez Füssli. De plus, si les figures de Füssli dégagent un érotisme morbide, celles de Blake sont empreintes de puissance et de pureté. Füssli et Blake sont tous deux intéressés par la recherche du sublime, théorise en 1755 par Edmund Burke dans « De l’origine de nos idées philosophiques du sublime et du beau ». Le sublime se définit comme l’excitation subjective et l’impression de grandeur ressentie par l’être humain devant le spectacle d’une nature qui se déchaîne, qui met son âme à nu. Si pour Füssli le sublime se ressent dans l’effroi et la terreur qu’inspirent certains de ses tableaux, il est pour Blake l’évidence et la manifestation du pouvoir de Dieu. Sa vision du sublime n’est pas sombre comme celle de Füssli, mais grandiose, grâce à des couleurs vives et un corps triomphant.

It is hard not to compare Blake with his contemporary, Fuseli. They inspired each other yet they were also rivals. Between these two artists, there was a mutual willingness to portray a vision, with Blake on the spiritual side and Fuseli on the psychological side. Moreover, if Fuseli’s figures depicted morbid erotism, those of Blake’s were representations of power and purity. Fuseli and Blake were both interested by the quest for the sublime, as theorized by Edmund Barke in 1755 in A Philosophical Enquiry into the Origins of our Ideas of the Sublime and the Beautiful. The sublime is defined as the subjective excitement and fits of grandeur felt by mankind before an event of nature which unfolds and bares its soul. If for Fuseli the sublime is felt in dread and terror that inspired some of his paintings, for Blake, it was evidence of God’s power. His vision of the sublime was not dark like Fuseli’s was, but grandiose, with the use of bright colors and the presence of a triumphant-looking body to create such effect.

William Blake, Nebuchadnezzar (v.1795-1805).

Blake se démarque des artistes de son temps par sa technique unique, entre archaïsme et innovation. Il déclarait « I must Create a System, or be enslav’d by another Man’s » (je dois créer un nouveau système, ou bien être l’esclave de celui d’un autre », ce qui montre un vision bien radicale de son art. Il n’utilise pas d’huile, mais de l’aquarelle ou de la tempera, technique utilisée par les peintres de la Première Renaissance italienne. Il y a une exaltation de la couleur, tantôt sombre ou vive.
On connaît surtout Blake pour sa technique unique d’eaux-fortes aquarellées, qui lui permettait des reproductions en couleurs de ses recueils de poèmes. Ce qui est frappant des ces eaux-fortes et les format minuscule, influencé par les enluminures médiévales, à une époque de revalorisation du Moyen-âge. Blake prétendait que cette technique lui venait directement de son frère Robert, mort en 1787, qui lui était par la suite apparu dans une vision,a fin de lui enseigner cette technique. Voila encore un exemple du mysticisme radical de Blake, il est aisé de comprendre pourquoi il fut parfois considéré comme fou par ses contemporains.

Blake stood out from among the artists of his time with his unique technique, both archaic and innovative. He declared « I must Create a System, or be enslav’d by another Man’s », which revealed a quite radical vision of his art. He did not use oil, but watercolor or tempera, a medium used by painters of the First Italian Renaissance. There was an ode to color, sometimes dark or vivid.
Blake is especially known for his unique
gouache technique (water paint splashes or bodycolor) which allowed him to do colored reproductions of his anthology of poems. Which was striking, from the gouache and the miniature format influenced by illuminated medieval manuscripts (miniature illustrations in medieval books) to a period of re-examinination of the Middle Age. Blake claimed that this technique came directly from his brother Robert, who died in 1787 and appeared to him in a vision to teach him said method. This is yet another example of Blake’s radical mysticism; it was easy for him to understand why he was sometimes considered a madman by his contemporaries.

William Blake, Tyger (v.1794).

Blake était un peintre, mais aussi un talentueux poète, par cette association, il incarne la fameuse maxime d’Horace « ut pictura poesis » (la peinture et la poésie sont des arts frères). Ainsi il s’inspire de ses propres poèmes pour ses productions artistiques. Cette fusion entre la forme et l’esprit trouve son accomplissement dans ses recueils de poèmes illustrés, dont « Songs of Innocence » et « Songs of Experience », d’où est extrait le célèbre poème « Tyger ». On y retrouve le dualisme cher à Blake, entre scènes idylliques et effrayantes, bon et mauvais, raison et passion, qui exprime les deux faces de l’existence : le corps et l’esprit, l’humain et le divin.
Par sa fascination pour le spirituel ainsi que pour la poésie, il paraît presque logique qu’il fût commissionné pour illustrer la Divine Comedie de Dante Aligheri, sur laquelle il travailla jusqu’à la fin de sa vie. La vision fantastique de l’enfer de Dante ne pouvait que stimuler l’imaginaire foisonnant de Blake, bien qu’il diffère parfois par un catholicisme plus sévère du poète italien. Sa représentation de la Divine Comedie tend à certain dynamisme, grâce à des couleurs profondes et à des oppositions symboliques de tons. Les figures sont caractéristiques de l’œuvre de Blake, entre grâce et force, avec à des figures sinueuses, presque flottantes, aux muscles saillants et au modelé ferme.

Blake was not only a painter but also a brilliant poet and through this combination, he depicted Horace’s famous maxim, « ut pictura poesis » (As is painting, so is poetry). He then took inspiration from his own poems for his artistic creations. This fusion between form and spirit was achieved in his anthology of illustrated poems, like the « Songs of Innocence » and the « Songs of Experience« , part of which included the celebrated poem, The Tyger. Here you can sense the dualistic quality that was essential to Blake that displayed idyllic and frightning scenes, that embodied the good and the bad, reason and passion, expressing the two sides of existence: the body and the spirit, the human and the divine.
Through his fascination for the spiritual as well as poetry, it was almost logical that he was commissioned to illustrate the Dante Alighieri’s Divine Comedy, which he worked on until his death. The fantastic vision of Dante’s inferno only stimulated Blake’s fertile imagination although he sometimes dissented from the more rigid Catholic leanings of the Italian poet. His representation of the Divine Comedy lent a certain dynamism, effected by the use of deep colors and symbolic contrasts of tones. The figures were typical of Blake’s works–a mix of grace and strength, of sinewy, floating-like figures vis-à-vis a solid body with bulging muscles.

William Blake, The lover’s whirlwind, in the Divine Comedy (v.1824-27).

Ainsi William Blake est un artiste complet, qui apparaît comme une extension de la figure de génie de la Seconde Renaissance italienne, entre peintre et poète. S’il se rapproche du romantisme par se volonté de créativité et sa subjectivité, il le dépasse en se faisant véritable visionnaire. Il crée un univers unique et mystique, véritablement habité, entre grâce et étrangeté. Sa radicalité en fait un artiste controversé, encore aujourd’hui, fou et excentrique pour certain, génie avant-gardiste pour d’autres.

William Blake is indeed a complete artist, like the Second Italian Renaissance’ extension of genius, both painter and poet. If he depicted romanticism through his creative and subjective notions, he exceeded such expectation by becoming a real visionary. He created a unique and mystical universe that truly existed between the graceful and the bizarre. His radicalism made him a controversial artist, even today–mad and eccentric to some, avant-garde genius to others.

15 commentaires



  1. noreply@blogger.com (Davina) dit :

    I love your commentaries for the paintings. I was teaching an art unit to high school kids on "romanticism," if I had found your blog earlier, that would've helped! :) I especially love William Blake's style of painting and Fuseli's nightmarish scenes. Are you a art historian?

  2. noreply@blogger.com (Noémie) dit :

    wow.
    merci tellement pour cet article.

  3. noreply@blogger.com (Lily) dit :

    So much information and knowledge in just one post. Reading this makes me even more excited to take art history next year.
    Are you an artist yourself?
    Love your blog
    xx

  4. noreply@blogger.com (Petite Marquise) dit :

    Excellent article. Très intéressant d'autant plus que je connais très peu ses tableaux et que je dois confesser n'avoir pas encore pris le temps de visiter l'expo. Il me reste deux petites semaines pour me rattraper.
    Tu m'en apprends beaucoup sur le personnage et sur son oeuvre.
    C'est vrai qu'il semble complètement en marge des productions de l'époque!!!
    Bises

  5. noreply@blogger.com (Emily G.) dit :

    Très bel article pour un grand de ce monde, très pointu, comme toujours (tes looks sont célèbres sur la blogosphère mais j'avoue que tes posts sur l'art valent leur pesant de cacahuètes- oui, je compte en cachuètes ^^). Sinon, rendons à César ce qui lui appartient, j'ai découvert William Blake, lorsque j'étais ado, grâce au film Rain Man!

  6. noreply@blogger.com (Maud) dit :

    fascinant! j'ai étudié blake à l'automne, et il m'a énormément intéressée. ce personnage tragique, dit fou de son vivant et demeuré relativement obscur pendant de nombreuses années, mérite bien de l'attention. merci d'avoir fait parvenir son oeuvre poétique et artistique à un plus grand public!

  7. noreply@blogger.com (LILIX) dit :

    J'adore tes articles car tu t'intéresse à un des oeuvres plus «classiques» mais dans une perspective moderne.

  8. noreply@blogger.com (bathroom) dit :

    Ce genre d'articles me donne envie d'étudier l'art.

  9. noreply@blogger.com (Melanpyge) dit :

    Je suis allé voir l'exposition aujourd'hui alors que je connaissais W. Blake que de renom. Vous avez raison quand vous insistez sur les corps mais dommage qu'ils n'appartiennent à personne. Ils sont une sorte d'expression picturale de l'idée. Il se situe dans une stricte tradition occidentale, d'inspiration platonicienne et dans le mépris du corps transité par la religion chrétienne. Si je devrai faire une critique en bref, je dirais que je préfère une peinture Pompier (académique) dans laquelle il y a plus de chair et moins d'esprit au plus d'esprit à moins de chair de Blake.

  10. noreply@blogger.com (Pandora) dit :

    Melanpyge: J'aime aussi beaucoup le corps chez les pompiers, parce qu'il ya plus de présence charnelle, et de venustas, mais je pense que Blake est un génie, c'est pour cela que je l'adore, pour son coté précurseur, d'un facon plus théorique que picturale.
    Sinon, merci pour cette vision sur le corps chez Blake, c'est très juste, et je n'ai pas parlé de cet aspect là.

  11. noreply@blogger.com (Marleena Hills) dit :

    Tyger! Tyger! burning bright,
    In the forests of the night…

    Ah ces vers résonnent en moi comme au premier cours de littérature britannique :)

  12. noreply@blogger.com (MyMoonDay) dit :

    love it!!
    amazing pic!

    xoxo

  13. noreply@blogger.com (Florent) dit :

    J'ai dévoré cet article! Je connaissais ses écrits, mais pas sa peinture!
    Excellente introduction à son oeuvre!

    Florent – http://lhabitfaitledandy.com/

  14. noreply@blogger.com (Federica - Inside a bullet with butterfly wings) dit :

    i think you're really a fantastic person… i love blake and your comparisons, your words, your "touch of modern sensitivity" have enchanted me!

  15. Cécile dit :

    Coucou miss Pandora ^^.

    Je trouve ton blog superbe et tes photos le sont également ^^, tu as un style que j’aime beaucoup et tes lunettes te vont à ravir! Je voulais savoir un petite chose: où t’habilles tu? Enonce moi juste dans quels magasins as tu l’habitude d’aller!

    Et je vois que l’art est une chose que tu as l’air d’apprécier (si tu fais des études dans ce domaine je n’en serais pas étonnée ^^), j’ai 16 ans je suis en 1ère et l’une de mes options se trouve être « histoire de l’art » que j’ai commencé cette année. Je trouve cette matière très passionnante! Et là je commente William Black parce que c’est un artiste qui a un style particulier qui est fascinant!

    Voilà un ptit message pour ton blog que j’aime beaucoup! Je remercie Madmoizelle.com car sans ce site je ne serais jamais tombée sur ton « Street Style ». ^^
    Bye bye bonne continuation!

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